N’Djaména – Argui : l’alcool qui noie les soucis et ses consommateurs

Souvent situées derrière des demeures des quartiers périphériques de N’Djaména, noircies par la fumée permanente, des installations rudimentaires de distillation d’alcool de céréales servent de lieu de retraite pour plusieurs personnes. 

Par dizaines, des jeunes désœuvrés, des employés journaliers de diverses usines, des travailleurs d’entreprises publiques insuffisamment et irrégulièrement rémunérés se fixent rendez-vous sous des paillotes, dans des cabanes destinées à la consommation de l’alcool indigène appelé «Argui».  

Toutes les affaires se discutent dans ces lieux de rencontre un peu particuliers : sports, politique, … Assez fréquemment, la bagarre clôture les discussions de ceux qui ne savent trouver un compromis après leur discussion. Les lieux de Argui sont généralement tenus par des femmes souvent âgées. Elles gagnent leur pain quotidien au prix des propos souvent désobligeants à supporter de la part de leurs clients et des risques d’actes de vandalisme caractérisant les consommateurs du Argui. 

« La distillation et la vente du Argui est ma seule source de revenus », confirme Maman Angeline, veuve que nous avons trouvé derrière sa maison en pleine opération de distillation. 

N’allez pas poser des questions sur la teneur en alcool de ce breuvage, personne ne saura vous répondre. Les autorités publiques devront prendre des mesures pour contrôler l’hygiène et sa nuisance sur la santé des consommateurs et des fabricants. « Lorsque je prends du Le Argui, je me sens soulagé et même déchargé de tous les problèmes qui me semblent êtres difficiles à résoudre à cause de mes maigres moyens », confie un fidèle de la boisson. Et là plutôt que de se contenter de noyer ses soucis, cet alcool finit par noyer son consommateur. 



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