Archives pour la catégorie INTERVIEW

Centrafrique : « Le Tchad apportera sa contribution dans le domaine financier et d’encadrement »

Le Tchad apportera -comme dans le passé- sa contribution, soit dans le domaine financier, soit dans le domaine d’encadrement, à tous les niveaux le Tchad apportera sa contribution, c’est un pays voisin direct , a affirmé Mahamat Ali Abdallah Nassour.

Entretien exclusif du Général Mahamat Ali Abdallah NASSOUR

Dans un interview accordé à AfrikaTVnet, le Général Mahamat Ali Abdallah Nassour, secrétaire général adjoint du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et Président du conseil Economique, Social et Culturel revient longuement sur la crise centrafricaine.

Il accuse des personnes « malveillantes » d’être à l’origine de l’amalgame entre « paisibles populations tchadiennes » -non armés- et combattants de l’ex-Séléka.

« Le Tchad apportera -comme dans le passé- sa contribution, soit dans le domaine financier, soit dans le domaine d’encadrement, à tous les niveaux le Tchad apportera sa contribution, c’est un pays voisin direct », a affirmé Mahamat Ali Abdallah Nassour.

Le Général revient également sur l’instabilité gouvernementale et le développement du pays. Il évoque notamment ses différentes fonctions au sein de l’Etat ainsi que les prochaines échéances électorales.

Source: alwihdainfo.com

Mahamat Ali Abdallah: en Centrafrique, «le Tchad n’a aucun intérêt à soutenir» un camp

De RFI

Mahamat Ali Abdallah: en Centrafrique, «le Tchad n’a aucun intérêt à soutenir» un camp  dans ACTUALITES d690d02a64bd88359ddb9b71df9f88fa_l-300x243Ce jeudi, il reste beaucoup d’interrogations autour du sort de Michel Djotodia. L’homme fort de la Centrafrique sera-t-il encore à son poste au terme du sommet extraordinaire que les chefs d’Etat de la sous-région doivent tenir à Ndjamena au Tchad ? Le général Mahamat Ali Abdallah n’est pas convaincu que la solution passe par un changement d’homme ou un changement d’équipe. Ce proche du président tchadien Idriss Déby est le secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, Mouvement patriotique du salut (MPS) et il est l’invité de Christophe Boisbouvier.

RFI : Des civils tchadiens traqués et lynchés dans les rues de Bangui. Comment réagissez-vous ?

Général Mahamat Ali Abdallah : C’est vraiment déplorable. Nous n’avons jamais pensé que la population centrafricaine puisse réserver un tel traitement, avoir une telle réaction qui est irréfléchie et disproportionnée pour une population qui est intégrée depuis très longtemps et qui ne fait que du bien pour la Centrafrique. Mais je comprends, c’est peut-être une population qui est à la fois manipulée et instrumentalisée par quelques intellectuels qui vivent très loin des réalités, quelques politico-militaires et quelques hommes politiques en mal de pouvoir.

Beaucoup de Centrafricains accusent les Tchadiens d’être derrière l’arrivée au pouvoir des Seleka. De fait, en décembre 2012, vous les avez bloqués. Mais en mars 2013, vous les avez laissés passer. Avec le recul, est-ce que vous ne regrettez pas ?

Ce sont vraiment des accusations à la fois grotesques et gratuites. Le Tchad n’a aucun intérêt à soutenir tel ou tel camp. Le Tchad souhaite la stabilité et la paix pour la Centrafrique et pour toute la zone. Celle-là étant, on accuse prétendument la présence de quelques aventuriers tchadiens dans le rang des Seleka. Pour ceux-là, les autres Tchadiens, les populations, les civils ou les innocents, les enfants, les femmes, doivent payer. Ca, je comprends très mal. Le Tchad institutionnel, en tant que nation, en tant qu’Etat n’a aucun intérêt à se mêler de tel ou tel côté. (suite…)

Foot/Asselmo Massama, capitaine du Tchad: «Je suis actuellement dans l’effectif de l’OM»

Agé de 23 ans, le défenseur central tchadien Asselmo Massama Kiliouto qui a posé ses valises l’an dernier à l’Union Sportive de Bitam (USB), serait désormais sociétaire du club d’Ombilianziami (OM). A ce titre, le capitaine de la sélection nationale du Tchad qui se prépare à disputer la Coupe de la CEMAC s’est confié à la rédaction de Gaboneco.com

Foot/Asselmo Massama, capitaine du Tchad: «Je suis actuellement dans l'effectif de l'OM» dans INTERVIEW 1386145391-0412om1-300x161Gaboneco (Ge): Vous êtes arrivé au Gabon il y a un an sous les couleurs de l’USB. Comment expliquez-vous votre absence dans l’effectif de cette équipe qui a joué le weekend dernier la Super Coupe du Gabon face à Mounana?

Asselmo Massama Kiliouto (AMK): Merci de m’avoir permis de m’exprimer.

En effet mon absence constatée dimanche dans le groupe de l’USB qui a perdu (1-0) en Super Coupe contre le CF Mounana s’explique par le fait que depuis plusieurs semaines je m’entraine avec l’OM.

(Ge): Voulez-vous dire que vous n’êtes plus sociétaire de l’USB ? Si oui, pourquoi?

(AMK): Pour être clair oui, je ne joue plus pour l’USB car j’ai préféré chercher un autre club où je pourrai mieux m’exprimer. D’où ma présence dans l’effectif de l’OM qui se prépare en vue du démarrage du National Foot. Un accord de principe avec le président du club est en bonne voie. (suite…)

Moussa Faki Mahamat : «On a donné à la Fomac une liste de mercenaires tchadiens» présents en Centrafrique

C’est une première dans son histoire. A partir du 1er janvier 2014, le Tchad va siéger au Conseil de sécurité de l’ONU pendant deux ans. A l’origine de cette élection aux Nations unies par 184 voix sur 191 votants, il y a la bataille des Ifoghas, au nord du Mali, où l’armée tchadienne a joué au début de cette année 2013 un rôle décisif, au prix de 38 morts. Mais la priorité du Tchad aujourd’hui c’est la Centrafrique comme l’explique le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, au micro de Christophe Boisbouvier / RFI.

Moussa Faki Mahamat : «On a donné à la Fomac une liste de mercenaires tchadiens» présents en Centrafrique  dans ACTUALITES moussa-faki-mahamat_0-300x224RFI : Le Tchad élu au Conseil de sécurité c’est une première. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Moussa Faki Mahamat : Le Tchad qui était pendant des décennies plutôt un sujet sur la table du Conseil de sécurité, en devient un acteur. C’est une victoire importante pour mon pays. Le Tchad, qui était qualifié il y a quelques années d’Etat néant, est aujourd’hui non seulement présent, mais il est agissant. Cette élection au Conseil de sécurité, nous la devons à l’action d’un homme, le président Idriss Deby, qui s’est battu pour faire renaître le Tchad de ses cendres. Et aujourd’hui, je crois que cet événement fait la fierté de l’ensemble de mes compatriotes.

A une époque le Tchad a été un Etat néant. Aujourd’hui c’est votre voisin du Sud, la République centrafricaine. Au vu du chaos actuel, est-ce que vous regrettez de ne pas avoir soutenu le régime de François Bozizé en mars dernier ?

Nous n’avons pas vocation à soutenir des régimes. Avec l’avènement de la Seleka, la situation a empiré. Et je me félicite qu’il y ait une mobilisation importante de la communauté internationale, de l’Union africaine, de la France qui a fait un plaidoyer important sur la question. Aujourd’hui, la question est devant le Conseil de sécurité qui a adopté une résolution le 10 octobre dernier, notamment pour soutenir la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Il faut renforcer la présence de la Misca. Il faut lui donner les moyens logistiques, les moyens financiers, pour qu’elle mette de l’ordre dans le pays. Il lui faut pour ça un mandat des Nations unies, un mandat robuste. (suite…)

Discours du président Idriss Deby Itno à l’occasion de la 68ème session de l’assemblée générale des Nations Unies

Discours du président Idriss Deby Itno à l'occasion de la 68ème session de l'assemblée générale des Nations Unies dans ACTUALITES 1379415_483082041810087_1351293870_n-300x292«Notre conviction profonde est qu’il faut combattre le terrorisme avec la dernière énergie pour freiner son expansion et l’éradiquer définitivement… Le Tchad est décidé à apporter sa contribution à l’établissement de la sécurité, de la paix et de la stabilité partout».
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Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
Monsieur le Président ;
Monsieur le Secrétaire Général ;
Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi tout d’abord, de féliciter le nouveau Président de l’Assemblée Générale, Monsieur John Ashe, son Prédécesseur Monsieur Vuk Jeremic et le Secrétaire Général Ban Ki Moon pour le travail accompli depuis la précédente Session.
Monsieur le Président ;
Le thème de notre débat général à savoir : «Programme de développement pour l’après 2015 : plantons le décor », est assurément au cœur de nos préoccupations.
L’échéance de 2015 que nous nous sommes fixés arrive bientôt à son terme. Le constat général est que de nombreux pays continuent d’accuser un réel déficit quant au financement des Objectifs du Millénaire pour le Développement, l’Aide Publique au développement et l’allégement de la dette.
Il est regrettable de constater que tous les engagements pris pour booster les économies et parvenir au développement n’ont pas abouti aux résultats escomptés, et ce, malgré la grande mobilisation internationale. (suite…)

Conférence de presse du Président Idriss Déby Itno

Conférence de presse du Président Idriss Déby Itno dans ACTUALITES im_10_08_2013_4Le Président de la République  Idriss Déby Itno a animé samedi en début de soirée une conférence de presse .A la veille de l’anniversaire de l’accession du Tchad à l’indépendance, le Chef de l’Etat a abordé avec les journalistes de la presse nationale, les questions d’actualités relatives à la vie nationale.
Dans sa déclaration liminaire, le Chef de l’Etat a souligné qu’il est une tradition pour lui de s’entretenir avec la presse nationale sur les questions politiques, socio-économiques et culturelles du pays pour un éclairage axé sur une politique de communication réelle, loin de la désinformation et d’un amateurisme professionnelle.
Le Président de la République a demandé aux journalistes d’être objectifs, de véhiculer la bonne information et d’aimer leur pays. Dans sa conférence de presse qui a duré plus d’une heure, le Chef de l’Etat a évoqué avec les journalistes, la question de l’arrestation des journalistes et des députés née de la conspiration du 1er mai, le dialogue politique, le procès du dictateur Hissein Habré, la cherté de vie, les résultats catastrophiques du baccalauréat 2013,les conflits agriculteurs/éleveurs ou encore la question de la candidature du Tchad comme membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU.

Interview exclusive du président Idriss Déby Itno à la chaine Al-Jazeera

Le Président de la République Idriss Déby Itno a accordé vendredi une interview exclusive à la chaine de télévision Al-jazzera.

 Interview exclusive du président Idriss Déby Itno à la chaine Al-Jazeera  dans ACTUALITES idi-et-el-jazzera-300x238S’agissant des relations entre le Tchad et la Libye, le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a relevé que depuis 40 ans, les deux pays ont eu des relations difficiles, à cause de la politique de Kadhafi. Le Tchad a été constamment déstabilisé. « Un million de mines ont été enfouies dans le Nord du Tchad », a rappelé le Chef de l’Etat. Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a émis le vœu de voir les nouvelles autorités libyennes entretenir de bons rapports de coopération avec le gouvernement tchadien pour mettre fin à ce désordre chronique et de ne pas accepter que leur territoire serve de base pour la déstabilisation du Tchad. En effet, selon le Chef de l’Etat, des officiels libyens forment en ce moment des mercenaires à Benghazi. Ces derniers font partie des reliquats et autres résidus défaits depuis 2008.

Au sujet des relations entre le Tchad et le Soudan, celles-ci sont parfaites, a relevé le Chef de l’Etat. « Il n’ya aucun problème majeur entre les deux pays », a fait savoir le Chef de l’Etat. Revenant sur le dernier sommet de la CEEAC consacré à la RCA, le Président de la République a fait savoir que la feuille de route adoptée à N’Djaména devra ramener la paix en République centrafricaine plongée dans le désordre depuis 1994. (suite…)

Tchad – Moussa Faki Mahamat : « Nous sommes obligés de jouer un rôle dans la région »

Tchad - Moussa Faki Mahamat : Mali, Conseil de sécurité de l’ONU…, Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, en fonction depuis avril 2008, revient sur l’évolution de sa « diplomatie de paix » lors d’un entretien accordé au magazine Jeune Afrique.

Jeune Afrique : En quoi la ­montée en puissance du Tchad sur la scène régionale est-elle légitime ?

Moussa Faki Mahamat : Il est de notre devoir de nous assumer. Le Tchad a été victime de la guerre et déstabilisé pendant des années, au point d’être qualifié d’« État néant » par votre hebdomadaire [« Tchad : État néant », titrait Jeune Afrique à la une de son no 905, daté du 10 mai 1978, NDLR]. Nous sommes donc mieux placés que quiconque pour mesurer l’urgence qu’il y a à mutualiser nos moyens pour faire face à ces défis. Nous n’avons pas d’ambition de leadership spécifique. Notre position géographique nous oblige à jouer un rôle dans la sous-région et nous le faisons en fonction de nos moyens, sans aucune prétention. (suite…)

Interview de ministre des Affaires étrangères, M. Moussa Faki Mahamat à RFI

Interview de ministre des Affaires étrangères, M. Moussa Faki Mahamat à RFI  dans ACTUALITES 004042012145341000000o-300x194En séjour à Paris, le ministre des Affaires étrangères, M. Moussa Faki Mahamat a été reçu hier par son homologue français Laurent Fabius. Le patron de la diplomatie tchadienne a également accordé une interview à RFI. TCHAD24 vous fait lire ici l’intégralité de l’interview.

RFI : Paris assure que ses forces se retireront du Mali à la fin du mois d’avril. Ce retrait s’effectuera-t-il en même temps que les forces tchadiennes du pays ?

Moussa Faki : Non. Les forces tchadiennes sont intervenues dans le cadre de la MISMA. Il est bien vrai que l’Etat-major de la MISMA n’était pas prêt quand l’opération SERVAL avait commencé, les forces tchadiennes, en coordination avec les forces françaises, ont mené les combats pour libérer les principales villes au nord du Mali et elles sont actuellement sur les théâtres dans les Ifoghas. L’armée française va se retirer. Il y aura, je l’espère, le déploiement total des autres forces africaines prévu dans le cadre de la MISMA. L’armée tchadienne avisera et maintiendra un dispositif au Mali. Nous allons discuter de son format. Tout ce que nous souhaitons est que l’armée malienne qui est actuellement en formation puisse se ressaisir et être opérationnelle pour pouvoir participer à la stabilisation, parce que les différentes forces seront amenées à partir un jour. Il faut qu’elle ait la capacité de pouvoir maintenir l’indépendance et l’intégrité du territoire malien.

RFI : Vous pensez que cela sera possible dans combien de temps ?

Moussa Faki : L’Union européenne a envoyé une mission militaire qui a évalué la situation et qui a commencé la formation. Nous savons qu’il y a de bons officiers dans ce qu’il reste de l’armée malienne. Il suffit de les organiser, de les doter des moyens conséquents et je suis certain que, progressivement, cette force montera en puissance et sera à même, à terme, d’assurer l’indépendance de ce pays. Ce que je peux vous dire c’est que l’opération conjointe armée tchadienne-armée française a fait un travail important dans les Ifoghas. Elle est entrain de faire du ratissage sur le terrain. (suite…)

Maurice Freund où la passion du tourisme en Afrique

Fondateur de Point-Afrique, Maurice Freund a dû interrompre la quasi-intégralité des dessertes aériennes.

Maurice Freund où la passion du tourisme en Afrique dans CULTURE pointafrique-tchad-ennedi-mauricefreund-500px-300x225

Maurice Freund, lors d'une de ses descentes dans le désert tchadien

Excellent connaisseur du Sahel, Maurice Freund a fondé Point-Afrique en 1995, une compagnie aérienne soucieuse de développement économique local. Dès l’ouverture de sa première ligne vers Gao, au Mali, Point-Afrique a impliqué les populations locales avec un réseau de guides et d’hébergeants pour lesquels l’arrêt du tourisme d’origine européenne est une catastrophe économique.

Avez-vous stoppé les vols vers le Mali et les pays limitrophes (Niger, Mauritanie) à cause de l’insécurité?

Maurice Freund. Les routes aériennes ouvertes par Point-Afrique sur Tamanrasset, Djanet et Timimoun (Algérie), Atar (Mauritanie), Agadez (Niger) et Gao (Mali) ont été arrêtées le 22 septembre 2010, après la prise d’otage à Arlit, au Niger. Les vols sur Mopti (Mali) l’ont été début février 2011. Nous échangeons avec le ministère des Affaires étrangères. Mais notre connaissance de ces régions nous autorise à être seul juge de nos décisions. Nous avons développé, avec les autorités militaires et civiles des pays concernés, des systèmes de protection en équipant les guides de balises de détresse. Malgré ces précautions, l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger ne présentent plus suffisamment de garanties aujourd’hui.

Avez-vous eu besoin de vous entourer de précautions particulières pour vous rendre dans ces pays?

Je continue de m’y rendre à titre personnel en évitant les zones dangereuses. Je compte des amis sûrs dans presque toutes les fractions rebelles. Je leur fais totalement confiance. Si le danger est trop manifeste, ils m’invitent à ne pas venir. Nos rencontres se déroulent donc en France ou dans les capitales. Mais il n’est pas question pour moi de me désintéresser de leur devenir.

Vous avez encore des vols vers le Tchad. Jugez-vous que la situation y est très différente?

La seule zone assez sûre est le nord du Tchad, et nous avons ouvert une ligne aérienne sur Faya-Largeau en février 2012. Nous assurons un vol hebdomadaire, et un peu plus de 1 000 touristes français y sont actuellement. Bien évidemment, nous restons très vigilants et tous nos circuits ont été étudiés avec les autorités locales. Les services de sécurité connaissent parfaitement nos itinéraires. Sans toutes ces précautions, nous ne pourrions pas nous permettre de continuer. Mais au Tchad, le contexte est différent, les Toubous ne sont pas prêts à se laisser entraîner dans la nébuleuse d’Aqmi. À ce jour, les terroristes djihadistes n’ont aucune chance de s’y installer. Si le moindre doute venait à apparaître, nous stopperions immédiatement nos activités.

(suite…)

Interview du Président Idriss Deby à Paris Match. « Si la France le demande, nous aiderons le Mali »

Face à la menace des terroristes salafistes au Nord-Mali, le président Idriss Déby tire la sonnette d’alarme. Paris Match l’a rencontré.

Paris Match. Au moment où vous voulez développer votre pays en construisant des routes et en envisageant la création d’un chemin de fer international qui désenclaverait le Tchad, l’occupation des deux tiers du Mali par Al-Qaïda ne risque-t-elle pas de compromettre vos projets en déstabilisant le Sahel ?

Interview du Président Idriss Deby à Paris Match.

Le Président Idriss Deby Itno

Idriss Déby. La situation de la ¬région est évidemment préoccupante, car le Tchad est situé sur cette ligne sahélienne à mi-chemin entre le monde africain et le monde arabe. Nous avons des frontières avec la Libye et le ¬Soudan, deux pays auxquels nous ¬souhaitons de trouver la stabilité, avec la République centrafricaine, qui vit une situation extrêmement grave, et avec le Nigeria, qui subit les attaques du groupe Boko Haram, représentant d’un mouvement inquiétant.
(suite…)

Idriss Déby Itno : « En Libye, l’Histoire me donnera raison »

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, persiste et signe : la guerre contre Kaddafi a été pour la région un facteur de déstabilisation, et la façon dont ce dernier a été tué « laissera des traces ». Pour lui, le dictateur libyen devait certes quitter le pouvoir, mais en douceur : « C’était possible », regrette-t-il.

Idriss Déby Itno :

Le président tchadien Idriss Déby Itno en décembre à Paris. © DR/J.A.

Il y a un peu plus de huit mois, alors que la guerre déchirait la Libye et que Mouammar Kaddafi défiait encore son peuple et les bombardements de l’Otan, c’est un Idriss Déby Itno très inquiet des conséquences de cet embrasement à sa frontière nord que nous avions rencontré à N’Djamena. Fin connaisseur, sans doute le meilleur, du colonel libyen et de son système de pouvoir, le président du Tchad se refusait pourtant à envisager l’hypothèse de sa chute, comme si quarante-deux années de voisinage pendant lesquelles Kaddafi fut tour à tour acteur et médiateur, déstabilisateur et stabilisateur, envahisseur et investisseur, ennemi et allié encombrant avaient fini par l’ancrer définitivement dans le paysage tchadien.

C’est au Tchad, à l’occasion du cinquantième anniversaire de son indépendance célébré en janvier 2011, que le colonel a effectué son ultime déplacement à l’étranger, et le 11 août, lors de la fête nationale à N’Djamena, c’est l’un des affidés les plus proches du « Guide », Béchir Salah, qui dirigeait la délégation libyenne, ovationnée par les participants. Trois semaines plus tard, pourtant, le Tchad reconnaissait officiellement le Conseil national de transition libyen, sans pour autant que se dissipe totalement un climat de méfiance nourri de rancœurs réciproques. Pragmatique et réaliste, habitué à jouer les équilibristes entre l’absolue nécessité d’entretenir de bons rapports avec Tripoli et celle de préserver la souveraineté de son pays, Idriss Déby Itno fait tout depuis pour clore définitivement le chapitre Kaddafi.

Les huit mois qui séparent ces deux interviews ont aussi été le théâtre d’une réélection présidentielle sans risques ni enjeux (puisque boycottée par les principaux leaders de l’opposition) pour cet homme de 59 ans, au pouvoir depuis deux décennies.

Amorcé à N’Djamena, cet entretien a été finalisé à Paris, en marge de la discrète visite privée qu’y a effectuée le chef de l’État tchadien, du 12 au 15 décembre.

Jeune Afrique : Dès le début de la guerre en Libye, vous n’avez pas caché vos réticences à l’égard des rebelles du CNT et vis-à-vis de l’opération menée par l’Otan pour renverser Kaddafi. C’est toute la région, disiez-vous alors, qui risque d’être déstabilisée. A posteriori, ces craintes étaient-elles vraiment justifiées ?

Idriss Déby Itno : Je crois que l’Histoire me donnera raison. Ce n’est un secret pour personne que des stocks d’armes considérables en provenance des arsenaux libyens circulent dans la zone sahélo-saharienne et le long du millier de kilomètres de notre frontière commune. Y compris ce que je vous révélais en mars dernier et qui depuis est admis par tout le monde, à savoir des missiles antiaériens Sam 7 et Sam 9. À qui profite ce vaste marché ? Aux terroristes d’Aqmi et de Boko Haram, aux rébellions du Darfour et d’ailleurs. Mes craintes, hélas, n’étaient pas infondées.

Je n’ai jamais cru que Kaddafi était indispensable, encore moins immortel. J’aurais simplement souhaité qu’il sorte du jeu autrement.

Vous connaissiez très bien Kaddafi, ses forces et ses faiblesses. Et pourtant, vous avez eu beaucoup de mal à envisager qu’il puisse tomber. Pourquoi ?

Je n’ai jamais cru que Kaddafi était indispensable, encore moins immortel. J’aurais simplement souhaité qu’il sorte du jeu autrement. Qu’il parte en exil et que les nouvelles autorités s’installent en douceur, sans dégâts ni victimes inutiles. C’était d’ailleurs la position de l’Union africaine. En réalité, aucun chef d’État du continent n’était contre le départ du pouvoir de Kaddafi, mais la façon brutale avec laquelle on l’a fait chuter ne pouvait être que génératrice de désordres dans un pays sans institutions ni Constitution. Or l’Afrique a besoin d’une nouvelle Libye forte et organisée.

Mouammar Kaddafi a manifestement été tué après sa capture. Cela vous a choqué ?

Son assassinat, comme tout assassinat, n’était pas une solution. Et l’exhibition publique de sa dépouille dans la morgue de Misrata n’était pas conforme au minimum de respect religieux dû aux morts. Tout cela laisse des traces. Mais je veux croire que le grand peuple frère de Libye saura trouver les chemins de l’unité.

Pour nous, Tchadiens, peu importe qui gouverne à Tripoli : nous sommes condamnés à vivre ensemble et nous saurons cohabiter. 

Vos relations avec les ex-rebelles libyens du CNT ont traversé une période très conflictuelle. Ces derniers vous ont accusé de recruter des troupes pour venir en aide à Kaddafi, et, de votre côté, vous leur avez reproché de maltraiter les immigrés tchadiens résidant en Libye. Avez-vous signé la paix avec vos nouveaux voisins ?

Il n’y a jamais eu de guerre. Pour nous, Tchadiens, peu importe qui gouverne à Tripoli : nous sommes condamnés à vivre ensemble et nous saurons cohabiter, je n’ai aucun doute là-dessus. À dessein, certains ont prétendu que j’avais envoyé des éléments de la garde républicaine combattre aux côtés de Kaddafi, ce qui est totalement faux. La France était bien placée pour le savoir, et j’aurais souhaité, quand ces accusations injustes ont été formulées, qu’elle le dise publiquement, ce qui hélas n’a pas été le cas.

L’armée française a-t-elle utilisé sa base de N’Djamena dans le cadre de ses opérations en Libye ? Selon certaines sources, vous vous y seriez opposé…

J’ignore si les Français se sont servis de leur base. Moi, je ne me suis opposé à rien puisque j’ai demandé à la France, via son ambassadeur que j’ai convoqué dans mon bureau, de surveiller ma frontière nord afin de prévenir les infiltrations d’armes. Ce qui a été fait.

Vous en êtes-vous expliqué avec le président du CNT, Mustapha Abdeljalil ?

Je l’ai rencontré à Paris, à New York et à Addis-Abeba. Lui-même m’a dit qu’à sa connaissance aucun soldat tchadien n’est allé combattre en Libye. Par contre, il est exact que Kaddafi a recruté des mercenaires parmi les Tchadiens immigrés. Deux cent cinquante d’entre eux sont rentrés au Tchad après la défaite. Ils sont en prison en attendant leur jugement.

Combien d’émigrés de retour de Libye avez-vous dû accueillir ?

Cent quarante mille à ce jour. Pour nous, c’est un fardeau énorme, d’autant qu’il s’agit à 80 % de jeunes de moins de 30 ans sans qualification. Aucun pays, aucune institution, hormis l’Organisation mondiale pour les migrations, ne nous est venu en aide pour les réinsérer.

Peut-être pense-t-on que ces émigrés n’attendent qu’une chose : pouvoir se rendre de nouveau en Libye ?

Je n’ai pas entendu un seul de ces rapatriés dire qu’il souhaitait repartir là-bas.

La Libye de Kaddafi avait beaucoup investi au Tchad, dans l’immobilier, le secteur bancaire et les achats de terres notamment. Les nouvelles autorités vont-elles maintenir ces engagements ?

La Libye a moins investi au Tchad qu’au Mali, au Niger ou au Sénégal. Ce n’est pas aussi significatif que vous semblez le croire. Il y a certes quelques chantiers non achevés, à N’Djamena notamment, mais il faut laisser aux nouveaux dirigeants le temps de revisiter leur coopé­ration avec l’Afrique, laquelle, j’en suis convaincu, se poursuivra. Quant aux banques à capitaux libyens, il s’agit d’établissements commerciaux, pas de banques d’investissement ou de crédit. Elles rapportent beaucoup d’argent. Il est donc tout à fait dans l’intérêt de la Libye de les maintenir.

Que va devenir la Cen-Sad, cette communauté des États sahélo-sahariens lancée en grande pompe par Kaddafi il y a quatorze ans et qui regroupe vingt-huit États africains ?

Attendons de voir. Le hasard veut que j’assume en ce moment la présidence en exercice de cette organisation, dont le bilan est loin d’être négligeable. Pour l’instant, son secrétariat exécutif ne fonctionne plus et j’ignore ce que sont devenus les hauts fonctionnaires libyens qui le dirigeaient. C’est un problème qu’il nous faudra aborder rapidement avec les autorités de Tripoli.

Autre conséquence inquiétante de la crise libyenne : le chef rebelle soudanais Khalil Ibrahim (le Soudan a annoncé l’avoir tué le 25 décembre, NDLR) est revenu au Darfour avec armes et bagages depuis la Libye après avoir combattu aux côtés de Kaddafi. Et il envisage de relancer la guerre à votre frontière contre le pouvoir de Khartoum. Cela vous inquiète ?

Khalil Ibrahim est effectivement rentré au Darfour avec des camions d’armes et de munitions libyens. Il a suffisamment de matériel pour recréer le désordre dans cette région, mais pas assez pour prétendre prendre le pouvoir à Khartoum. Il doit savoir que la communauté internationale ne lui pardonnera pas de rallumer la guerre après tous les efforts consentis par l’Union africaine, le Qatar et d’autres pour parvenir à la paix. Rouvrir la boîte de Pandore du Darfour serait une catastrophe. Si j’ai un conseil à donner à Khalil Ibrahim, c’est celui-ci : va à Doha signer l’accord de paix, entre dans la logique de la stabilité, ne remets pas en question le processus de retour volontaire des réfugiés, ne prends pas devant l’Histoire la responsabilité de tout gâcher à nouveau.

Selon certaines informations, le chef rebelle tchadien Abdelwahid Aboud Mackaye, qui a été l’un des concepteurs de l’attaque de N’Djamena en février 2008, vous aurait été secrètement livré il y a quelques jours par le président soudanais El-Béchir. Confirmez-vous ?

À l’heure où je vous parle, je ne suis pas au courant de cette histoire.

El-Béchir a assisté à votre investiture le 8 août dernier et, une fois de plus, la Cour pénale internationale, dont le Tchad a pourtant ratifié le statut, a protesté. Pourquoi ce geste de défi ?

Il ne s’agit pas de cela. Je suis certes signataire du statut de Rome, mais je suis aussi membre de l’Union africaine, laquelle a une position divergente sur cette affaire. J’ai choisi de suivre l’avis de l’UA : il n’est pas question qu’El-Béchir, s’il doit être jugé, le soit ailleurs qu’en Afrique. Et puis, comme pour la Libye, je suis pragmatique : s’il veut que la paix revienne au Darfour et s’il veut sécuriser sa frontière est, le Tchad n’a pas d’autre choix que d’avoir les meilleures relations possibles avec le Soudan, quel que soit le régime en place à Khartoum. Nous avons un vaste projet commun d’interconnexion avec le réseau ferroviaire soudanais, qui permettra de relier Abéché à la mer Rouge : c’est cela qui nous importe.           

Oui, la vie est chère au Tchad, je le reconnais. Non, le salaire des fonctionnaires n’est pas au niveau de décence souhaitable(..)

Le transfert de l’ex-président Gbagbo à la CPI vous a-t-il choqué ?

Non. Charles Taylor y est déjà et l’Union africaine a eu sur ces deux cas une position sans ambiguïté : cela procède de la volonté des Ivoiriens, il n’y a donc aucun problème. Cela dit, il serait bon que la CPI ne s’en tienne pas qu’aux Africains dans son combat contre l’impunité. L’Afrique ne l’accepterait pas.

Pourtant, vous semblez souhaiter que votre prédécesseur, Hissène Habré, soit déféré devant la justice belge plutôt que jugé en Afrique. N’est-ce pas contradictoire ?

Soyons clairs. À l’origine, je voulais que Habré soit jugé au Tchad dans le cadre d’un tribunal international. L’Union africaine s’y est opposée et a préféré le Sénégal. Dix ans après, nous faisons du surplace, et les 40 000 victimes n’ont toujours pas obtenu justice. Dakar n’en veut plus, et Bruxelles se déclare compétent : pourquoi pas ? Le Rwanda s’est également proposé pour organiser le procès, et nous sommes prêts à coopérer pour l’y aider. Toutes les solutions sont bonnes pourvu qu’on sorte de cette impasse.

Mais quelle serait la meilleure, selon vous ?

Pour moi, ce serait Kigali, parce que Kigali est en Afrique. Question de principe. Mais si Kigali ne peut pas, je ne verrai aucun inconvénient à ce que Habré soit jugé en Belgique.

Lorsque, début juillet, Abdoulaye Wade vous a écrit pour vous annoncer qu’il allait vous livrer Hissène Habré, décision sur laquelle il est finalement revenu, comment avez-vous réagi ?

J’étais prêt à le recevoir. Toutes les dispositions avaient été prises. On a crié : « Wade va livrer Habré et Déby va le tuer ! » Ridicule. Le Tchad est un État de droit.

Votre pays vient de traverser une période plutôt chahutée de malaise social, avec manifestations et grèves à répétition des fonctionnaires et des étudiants. N’y a-t-il pas là comme un effet des révolutions arabes ?

Ce malaise est planétaire, il me semble. L’Europe a ses indignés, l’Afrique a ses crises de la vie chère. Oui, la vie est chère au Tchad, je le reconnais. Non, le salaire des fonctionnaires n’est pas au niveau de décence souhaitable, et non, nos ressources ne sont pas extensibles. Alors, compte tenu de cela, gouvernement et partenaires sociaux dialoguent. Nous avons promis une augmentation des salaires de 20 % en 2012, la suite dépendra de nos ressources : si elles le permettent, d’autres augmentations auront lieu. Maintenant, il faut que les fonctionnaires, qui sont 70 000 au Tchad sur une population de 12 millions d’habitants, comprennent que je ne peux leur affecter la totalité de nos revenus et abandonner les autres à leur sort.

Craignez-vous que la crise de la dette européenne et les menaces qui pèsent sur l’euro débouchent sur une nouvelle dévaluation du franc CFA ?

Non, le scénario de 1994 ne se reproduira pas à l’identique. Par contre, si l’euro flotte, le franc CFA va flotter. Si la parité de l’euro se dégrade vis-à-vis des autres monnaies, le franc CFA en sera affecté. C’est un phénomène mécanique. Et c’est cela qui peut nous inquiéter. Mais il n’y a aucun motif objectif pour qu’une nouvelle dévaluation ait lieu.

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré en juillet dernier que le dispositif militaire français au Tchad, fort d’un millier d’hommes, ne se justifiait plus et qu’il fallait envisager son rapatriement. Qu’en pensez-vous ?

Le dispositif Épervier est présent au Tchad depuis 1986. Nous avons avec la France, qui est notre partenaire, une relation excellente. Nous allons donc, comme nous l’avons toujours fait quand un problème bilatéral se pose, nous asseoir et discuter afin de le régler. Si la France estime que sa présence militaire ne se justifie plus et qu’il convient de la rapatrier, c’est un jugement et une décision qui relèvent de son entière souveraineté. En attendant, il faut savoir que l’actuel aéroport de N’Djamena, qui est situé en plein centre-ville avec toutes les nuisances que cela implique, va être déplacé à la périphérie d’ici à la fin de 2014. Si la France veut rester au Tchad, elle devra donc suivre le mouvement et réaménager ses infrastructures.

N’Djamena est une base d’entraînement gratuite pour l’armée française. Comptez-vous exiger un loyer, comme Djibouti ?

Il n’y a effectivement aucune raison pour que l’armée française paie un loyer ailleurs et pas au Tchad.

Tchad – Interview de Madame Mariam Altahir Secrétaire générale du MPS de la commune de N’Djaména

 

dsc01254.jpgQuestion: Pourriez- vous nous retracer brièvement votre parcours professionnel ?

 

Mariam Attahir: Tout d’abord, e vous remercie de m’avoir donné l’opportunité de m’exprimer. Mon parcours professionnel se résume comme suit : je suis cadre de la fonction publique, relevant du ministère de l’agriculture. Ingénieur en génie rural, je suis intégrée depuis 1989. J’ai servi au départ, quelques années, en tant que cadre du ministère de l’agriculture avant d’être promu au poste de Directrice adjoint de l’enseignement agricole et de la formation rurale. Après cela, j’ai été appelée à une autre fonction au poste de Conseillère chargée de l’action sociale auprès du Président de la République, de 1999 à 2001. Puis, ministre de l’action sociale et de la famille en 2001. Notre gouvernement a démissionné après les élections présidentielles de 2001 et je n’ai pas été reconduite. Un mois après, j’ai été nommée la première Directrice Générale de l’Office national de sécurité alimentaire (ONASA). A partir de 2002, j’ai servi à la Primature comme conseillère où j’ai occupé successivement le poste de celui chargé du développement rural et de l’environnement, ensuite de chargé de la formation professionnelle et de l’emploi et aussi conseillère chargée de missions. Actuellement, je suis revenue à mon ministère d’origine comme secrétaire d’Etat à l’agriculture et à l’irrigation.

 

Question: Comment arrivez-vous à gérez les multiples bureaux de soutien au MPS ?

 

Mariam Attahir: Effectivement, les bureaux de soutien se multiplient de jour en jour et je pense que c’est une bonne chose pour notre partie. Quand vous voyez ces bureaux à tout bout de chemin et partout à N’Djaména, cela veut dire que nos concitoyens apprécient les réalisations du Chef de l’Etat, le Président Idriss Déby Itno. La population N’Djaménois soutient l’homme dans toutes ses actions et nous ne pourrions qu’être satisfaits de l’émergence de ces bureaux de soutien.

 

(suite…)

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