Archives pour la catégorie DOSSIERS

Le Tchad déterminé à ne plus voir d’enfant dans son armée

Le Tchad déterminé à ne plus voir d’enfant dans son armée dans ACTUALITES enfants_soldats_au_darfour_mode_une-234x300Longtemps accusé d’utiliser des enfants dans son armée, le Tchad, avec l’appui du Système des Nations Unies et des ONG, travaille activement pour atteindre l’objectif ambitieux de « zéro enfant associé aux forces et groupes armés ». L’objectif est aujourd’hui atteint, mais il doit être pérennisé, de l’avis des acteurs et observateurs.

« D’importantes étapes ont été franchies par le pays, à savoir entre autres, la nomination par décret présidentiel d’un point focal sur les questions d’enfants associés aux forces et groupes armés au sein du ministère de la Défense, la signature et la dissémination d’une directive présidentielle portant sur le respect des conditions de l’âge au recrutement au sein de l’Armée nationale tchadienne, et surtout les missions de formation, de sensibilisation et de vérification dans les zones de défense et de sécurité du Tchad », déclare le général de brigade Tamlengar Kimtolde Mathias, chef d’Etat-major particulier du ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense et des Anciens combattants.

Du 15 août au 12 octobre 2013, le gouvernement tchadien, avec l’appui du Système des Nations-Unies, a organisé une mission de dissémination des notions de droits et de la protection de l’enfant dans les huit zones de défense et de sécurité de l’armée tchadienne. Cette mission a permis de visiter, former, sensibiliser et vérifier pendant les revus de troupes près de 4.000 hommes de rang. (suite…)

Le Tchad résolu à améliorer sa gouvernance

Près de six mois après son adhésion au Mécanisme Africain d’Evaluation par les pairs (MAEP), le Tchad s’active à mettre en place les organes nécessaires à promouvoir la bonne gouvernance dans tous les secteurs de la vie nationale.

Le Tchad résolu à améliorer sa gouvernance  dans ACTUALITES cite-des-affaires-tchad_dr-300x214« L’objectif principal du MAEP est de stimuler l’adoption des lois, politiques, normes et pratiques appropriées, pouvant mener à une stabilité politique, une forte croissance politique, un développement durable, une intégration économique accélérée au niveau sous-régional et continental », a déclaré à Xinhua Mme Mariam Ali Moussa, point focal du MAEP au Tchad.

« L’autre enjeu est que le Mécanisme permet au citoyen tchadien d’accéder aux informations sur toutes les actions du gouvernement », a-t-elle ajouté.

Fin janvier 2013, à Addis-Abeba (Ethiopie), le président tchadien, Idriss Déby Itno, a signé le protocole d’adhésion de son pays au MAEP.

« Cette signature est une matérialisation de notre engagement devant le peuple tchadien, l’Afrique et le monde entier, en vue d’améliorer la bonne gouvernance dans notre pays. C’était un choix libre, à l’instar des pairs africains qui ont pris le même engagement de soumettre le Tchad à cet exercice pour son développement socioéconomique et pour le bénéfice de nos populations », a-t-il déclaré en installant les membres de la Commission nationale de gouvernance, la semaine dernière. (suite…)

Tchad : pas d’état de grâce pour le gouvernement de Dadnadji

Tchad : pas d'état de grâce pour le gouvernement de Dadnadji  dans ACTUALITES djimrangar-dadnadji-tol-images-23-01-2013-02-47-50-300x228Sur le bureau du nouveau Premier ministre tchadien, Joseph Djimrangar Dadnadji, les dossiers s’accumulent. En haut de la pile, celui, brûlant, de la sécurité intérieure.

Il avait été annoncé plusieurs fois comme candidat à la primature ; c’est finalement le 21 janvier dernier, au moment où l’on s’y attendait le moins, que Joseph Djimrangar Dadnadji a été nommé Premier ministre. Il remplace Emmanuel Nadingar, qui occupait la fonction depuis mars 2010. Un proche d’Idriss Déby Itno explique : « Après avoir gagné les élections et récompensé les militants, il fallait passer à l’action. Le président a donc décidé de confier la mission à une autre personne, d’où le choix de Djimrangar. » À 59 ans, cet administrateur, juriste et membre du bureau politique national du Mouvement patriotique du salut (MPS, au pouvoir) a été plusieurs fois ministre et membre du cabinet du chef de l’État - qu’il dirigeait jusqu’à sa nomination à la primature. C’est dire si l’homme connaît le système et y a ses réseaux.

« Mettons-nous au travail, a-t-il lancé à sa prise de fonctions. Je serai l’ami des travailleurs et l’ennemi des paresseux. » Il a réitéré ces propos lors de la présentation de son programme politique devant le Parlement. Une feuille de route qui prévoit de restaurer l’autorité de l’État pour développer le monde rural - une promesse présidentielle - et maintenir le dialogue avec l’opposition, les syndicats et les bailleurs de fonds. (suite…)

Tchad : la Cen-Sad est morte, vive le Cen-Sad

Tchad : la Cen-Sad est morte, vive le Cen-Sad  dans ACTUALITES ouverture-0006-300x206À N’Djamena mi-février, la Communauté des États sahélo-sahariens a tourné la page Kaddafi. Avec un traité refondateur et un nouveau leadership, que le président tchadien semble tout disposé à assumer.

Quinze ans après sa création à Tripoli et alors qu’elle était entrée en hibernation depuis 2011 – anesthésiée par la crise libyenne, puis paralysée par la mort de Mouammar Kaddafi –, la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad) se « remet à flot », selon les termes d’Idriss Déby Itno, son président en exercice. S’il est en effet un peu tôt pour savoir quand aura lieu le prochain sommet (prévu au Maroc et qui marquera l’entrée en vigueur du nouveau traité), comment les États membres vont jouer le jeu avec des règles désormais révisées ou quelle sera leur capacité à résoudre les problèmes régionaux, le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement qui s’est tenu à N’Djamena le 16 février a voulu officialiser la renaissance de l’organisation. Dans un contexte sous-régional perturbé, avec un traité révisé et de nouvelles instances, l’organisation ne devrait en tout cas pas chômer. (suite…)

Le Procès d’Hissein Habré sera une bombe à fragmentations dans l’affaire de la bande d’Aouzou

C’est au cours d’une émission de télévision « OPINIONS » sur Walf TV que le politologue sénégalais, par ailleurs présenté par la presse sénégalaise comme un  conseiller officieux du Président Macky Sall  a fait cas, de l’affaire de l’argent de la bande d’Aouzou impliquant l’ancien président sénégalais Abdou Diouf et actuel Secrétaire Général de la Francophonie et l’homme d’affaires milliardaire El Hadj Djily Mbaye, aujourd’hui décédé.

Le Procès d’Hissein Habré sera une bombe à fragmentations dans l’affaire de la bande d’Aouzou  dans ACTUALITES krad

Mouammar Kadhafi

hissene_habre270508275 dans DOSSIERS

Hissein Habré

Explications et éclairage autour de cette ténébreuse affaire.

D’abord, à plusieurs reprises sur les médias sénégalais, M. Babacar Justin Ndiaye en a fait état mais en évitant de la développer et surtout de l’expliciter. Les journalistes qui lui faisaient face aujourd’hui comme hier, très peu au courant de la tumultueuse histoire politique du Tchad, n’ont pas su qu’ils tenaient là une bombe médiatique  et par conséquent, essayer d’en savoir plus.

Flash back. Nous sommes au Tchad sous le régime de Tombalbaye qui est le premier Président du Tchad de 1960 à 1975, l’année où il est déposé par un coup d’état militaire qui verra le général Malloum accéder au pouvoir. A cette époque, sous le règne de Tombalbaye, le marabout Djily Mbaye est au Tchad, il est le marabout attitré de Tombalbaye, mais aussi son conseiller spécial et politique . Habitant la cité présidentielle, Djily MBaye était de tous les voyages importants de Tombalbaye ; il est son homme de confiance, son confident, celui qui s’occupe des affaires privées comme on dit. Il avait aussi un rôle de chargé de mission auprès des autres chefs d’Etat d’Afrique Centrale mais aussi du Moyen Orient. Les Tchadiens, hommes politiques et autres le connaissaient très bien au Tchad. (suite…)

Tchad : le président Déby Itno promet de grands chantiers pour le nouvel an

Dans son message du nouvel an adressé à la Nation, dans la nuit de samedi à dimanche, le président tchadien Idriss Déby Itno a appelé ses compatriotes à la paix sociale et promis de grands chantiers.

Tchad : le président Déby Itno promet de grands chantiers pour le nouvel an dans DOSSIERS idi-2

Le Président Idriss Déby Itno lors de son adresse à la nation

Dans son message prononcé depuis Moussoro, la ville garnison du nord, le chef de l’Etat tchadien a rappelé les grands évènements qui ont marqué l’année 2011 dans son pays. Sur le plan politique, il y a eu la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Tchad (le 11 janvier) et des élections législatives (en février) et présidentielles (en mars) qui ont vu le président sortant se faire réélire et rafler la majorité à l’Assemblée nationale.

Sur le plan économique, il y a eu notamment la mise en production de la raffinerie de Djarmaya (à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale) et le démarrage de l’allumage de la cimenterie de Baoré (dans le sud ouest). Ces deux réalisations sont le fruit de la coopération fructueuse entre le Tchad et la Chine.

Dans le monde, et particulièrement en Afrique, 2011 aura été, selon le président Déby Itno, une année difficile à cause du printemps arabe qui a renversé plusieurs régimes, notamment en Libye.

« La crise libyenne a impacté négativement le Tchad sur le plan économique, social et sécuritaire », a-t-il déploré, faisant référence aux milliers de ses compatriotes contraints à rentrer au pays natal.

Pour la nouvelle année, le président tchadien a émis des v?ux de paix, de santé, bonheur et d’unité à ses onze millions de compatriotes. 2012 symbolise l’an II de la Renaissance du Tchad. Aussi tous les Tchadiens doivent se fédérer et se mobiliser pour bâtir un « Tchad fort et prospère ».

2012 débutera au Tchad par la tenue des élections municipales (premières du genre), le 24 janvier, dans 42 circonscriptions.

« Ces élections permettront de parachever un long processus électoral et de faire progresser le processus de décentralisation », a expliqué le président Déby Itno. Il a invité ses compatriotes à accomplir leur devoir civique le jour J. Il a également demandé à tous les candidats déclarés et à leurs partis politiques de « mener une campagne digne et respectable ».

Abordant la question de défense, le chef de l’Etat tchadien a déclaré que le dégraissage de l’armée, qu’il a entreprise depuis octobre 2011 à Moussoro, a pour but de parvenir à un meilleur effectif et de revenir à l’orthodoxie militaire. Aujourd’hui, le dégraissage a permis de réduire l’effectif de l’armée de 50.000 à 36.000 hommes. Ce travail sera poursuivi, a promis le président Déby Itno. Avant d’ajouter qu’en 2012, des recrutements quantitatifs et qualitatifs seront faits « de manière équitable dans les vingt-deux régions du pays ».

« Mes chers compatriotes, préservons à tout prix la paix retrouvée », a martelé le leader tchadien. Il a appelé toute la classe politique et tous les leaders d’opinion à s’abstenir de comportements susceptibles de mettre à mal l’unité et la cohésion entre les communautés. Il s’est réjoui que les conflits agriculteurs/éleveurs soient considérablement résolus.

« Il n’y aura jamais un Tchad à deux vitesses », a affirmé le président Déby Itno. « Je n’ai jamais interféré et je n’interférai jamais dans le cours de la justice », a-t-il ajouté.

Il a convié les magistrats à rendre une justice équitable, condition sine qua non de paix sociale. Il a promis de lutter « sans merci » contre la corruption et d’assainir le climat des affaires.

Garant de la laïcité de l’Etat, le président Déby Itno a juré de combattre le fondamentalisme religieux au Tchad. Les agissements des groupuscules tels Al Qaïda au Maghreb islamique et Boko Haram au Nigeria préoccupent fortement les autorités tchadiennes.

En matière de santé, le président tchadien a promis des investissements importants pour les ressources humaines, les installations nouvelles dans le pays, un accès effectif à la gratuité des soins d’urgence et de maternité. Vendredi dernier, la ministre de la Santé publique, Dr Toupta Boguena, avait été démise de ses fonctions.

« La où passe la route, passe le développement », a rappelé le président Déby Itno. Il a promis de construire de nouvelles routes et d’entamer les travaux du nouvel aéroport international de N’Djaména et ceux de la ligne de chemin de fer devant relier le Tchad au Cameroun et au Soudan. Toutes ces actions, estime le chef de l’Etat tchadien, permettront le désenclavement intérieur et extérieur de son pays.

Même si son pays exporte du pétrole depuis huit ans et en raffine sur son sol, M. Déby Itno a déclaré que « le Tchad est loin d’être un pays pétrolier, il reste et demeurera un pays à vocation agropastorale ». Au pouvoir depuis deux décennies, le président tchadien a placé son actuel mandat, entamé le 8 août dernier, sous le signe du « développement rural ». Du 24 au 26 janvier prochain, un forum national sera organisé à ce sujet.

Confronté à une situation alimentaire et nutritionnelle très alarmante (déficit céréalier de 455.000 tonnes), le Tchad a lancé, la semaine dernière, un appel à l’aide internationale.

Source: chine-informations.com

Tchad : Le monde rural, une des priorités du nouveau gouvernement

Les trois premières années du mandat de la renaissance sont consacrées au développement du monde rural. C’est le Président de la République Idriss Deby Itno lui-même qui l’a proclamé solennellement le 08 août 2011 lors de son investiture.

transportruralafrique.jpgCette déclaration du Chef de l’Etat est relayée par le Premier Ministre qui entend entreprendre sa mise en route. Il l’a clairement mentionné dans son programme politique général présenté le 05 septembre face à la représentation nationale.

C’est donc  à juste titre que le Chef du Gouvernement, chargé de l’exécution des projets du Président de la République fait du développement du monde rural l’une de ses priorités. « Ce secteur, conformément aux engagements du Président de la République, bénéficiera d’un effort d’investissement conséquent afin que d’ici trois ans, les conditions de vie et de production des ruraux connaissent une véritable amélioration », a-t-il mentionné.

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Renvoi de Habré au Tchad : Les secrets d’un dossier

hissenehabre.gifhissenehabre.jpgLa décision surprise du chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, de renvoyer l’ancien dictateur tchadien, Hissène Habré, dans son pays a pris tout le monde de court.Le courrier destiné au président Idriss Déby Itno a été envoyé seulement six jours avant l’arrivée du ‘colis’, prévue le 11 juillet. Exclusif.

‘Cette histoire est Habré-cadabrantesque !’, lâche un proche du président sénégalais qui cache son désarroi derrière un bon mot. Hissène Habré (69 ans), c’est le scotch dont Abdoulaye Wade n’arrive pas à se débarrasser. Pourtant, le 5 juillet, quand il signe cette lettre à Idriss Déby Itno, le président sénégalais y croit. Quelques jours plus tôt, il a eu son homologue tchadien au téléphone. ‘Il l’a testé, confie un conseiller sénégalais. Il lui a demandé ce qu’il pensait d’un transfert d’Habré au Tchad. Déby Itno lui a répondu qu’il n’était pas trop d’accord, car ça pourrait créer un précédent fâcheux pour tous les anciens présidents réfugiés ici et là, mais bon…’

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Tchad : les prix des denrées alimentaires ne cessent de flamber

marchndjamena.jpgLes prix des denrées alimentaires augmentent sans cesse sur les marchés, au grand dam des ménages tchadiens alors que les différentes mesures prises par le gouvernement pour les faire baisser n’y ont rien fait.

« Je dépense 3.000 francs CFA chaque jour pour la ration alimentaire de la famille. Même avec cette somme, nous ne mangeons de la bouffe de qualité, mais c’est très souvent la boule avec du poisson séché au point où les enfants en sont dégoûtés », confie Dénéram Lucie, mère de quatre enfants.

Pour cette secrétaire de direction, comme pour la plupart des chefs de familles, il est très difficile de nourrir chaque jour sa progéniture et les visiteurs qui s’invitent inopportunément tous les jours à votre table.

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Afrique: le top 10 des accros au pouvoir

Kadhafi, Obiang, Dos Santos, Mugabe… L’Afrique compte quelques chefs d’Etat au pouvoir depuis… très longtemps. Palmarès des records de longévité présidentielle.

chefsdetatsafricains.jpg«En Afrique, on ne peut pas désigner quelqu’un du doigt en disant qu’il est un ancien chef.» Cette phrase qu’aimait répéter l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny explique que l’alternance politique ne soit pas la valeur la mieux partagée en Afrique. Quand on a du mal à transmettre à ses enfants le sceptre présidentiel, on s’y accroche d’années en décennies. Le Nigérien Mamadou Tandja aura payé de sa réputation cet appétit insatiable. Mais son expérience ne semble guère servir de leçon.

1. Mouammar el-Kadhafi, Libyen, 69 ans. 42 ans au pouvoir

Il prétend échapper aux statistiques puisqu’il n’occupe pas officiellement le poste de Président. Fils de paysan bédouin, ce capitaine autoproclamé colonel est pourtant de facto le dirigeant de la Libye depuis le coup d’Etat du 1er septembre 1969, poste auquel il renonce officiellement en 1977, lorsqu’il transforme son pays en Jamahiriya («Etat des masses»). Fantasque, amateur de chameaux et d’amazones, le guide de la Révolution de la «Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste» espérait devenir le premier chef des Etats-Unis d’Afrique. En 2009, au XIIe sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, il revendiquait, cette fois, le titre de «roi des rois d’Afrique». Kadhafi a vu défiler huit présidents américains. Mais, maintenant, son pouvoir semble menacé…

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Tchad: les villageois de Maïkeri, cernés par le pétrole

dobapetrole.jpgMAÏKERI (Tchad) – Des dizaines de puits de pétrole, une carrière, des pistes, des lignes à haute tension cernent le village de Maïkeri, dans le sud du Tchad, hier au beau milieu de cultures, savanes et forêts.

Maïkeri est l’un des 36 villages enclavés de la région pétrolifère du Sud, dénoncent des membres de la société civile. Les installations pétrolières ont envahi de nombreuses terres agricoles et celles qui restent s’épuisent, n’étant plus mises en jachère, expliquent les villageois, réunis sous un grand arbre.

Avant (2003 et l’exploitation de pétrole), on était bien car on s’occupait de nos champs, le rendement était bien. A partir de 2000, (autorités et compagnies pétrolières) ont fait des promesses d’embauche, ça a commencé à ne pas marcher car Esso n’a pas donné de travail, affirme Simon Ndoum Sanebi, représentant le chef du village.

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Bilan de l’action de la MINURCAT selon le GRIP

Mise en place en septembre 2007 par le Conseil de sécurité de l’ONU pour faire face au conflit du Darfour et à ses conséquences au Tchad et en Centrafrique, la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a pris fin après trois années d’existence. Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) a publié un bilan contrasté de cette opération de paix intitulé « Bilan en demi-teinte d’une opération de paix : la MINURCAT en Centrafrique et au Tchad ».minurcat.jpg

Selon le GRIP, cette opération s’est en premier lieu heurtée au refus de l’Etat soudanais d’accueillir sur son sol une nouvelle mission des Nations unies. Après avoir rejeté toutes les propositions d’action qui lui avaient été faites, le gouvernement a finalement trouvé un compromis avec l’ONU : créer une mission hydride de l’ONU et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD), afin que la majorité des troupes soit Africaine. La reprise des activités insurrectionnelles au Tchad, au Soudan et en Centrafrique en 2006 et la menace qu’elles représentaient pour les gouvernements ont également joué en faveur de la création de la mission.

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La baisse du niveau du Lac Tchad accroît les risques de malnutrition et de maladies

Yakowra Malloum inspire le respect alors qu’elle entre dans le centre de Sultan, en plein milieu de Bol. Portant une large écharpe brillamment colorée, avec un motif compliqué de fleurs au henné le long de ses bras, elle ressemble à un bon nombre des autres femmes qui se sont réunies dans les dernières heures d’une chaude après-midi ensoleillée. Mais cette pharmacienne qualifiée, qui a passé les 20 dernières années au ministère de la Santé, est différente.

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Enfant, elle a bravé l’autorité de ses parents en refusant de se marier à 12 ans et en poursuivant ses études. Elle a aujourd’hui l’intention de discuter d’une récente flambée épidémique, responsable de 174 décès et qui a touché plus de 6000 personnes. Elle souhaite aussi apprendre de la bouche des femmes comment elles font face à la situation.

tchad2.jpgMme Malloum est retournée avec l’UNICEF dans sa ville natale de Bol. Elle fait partie d’une équipe qui y sera basée et s’attaquera aux nombreux problèmes de santé, tels que le choléra et la malnutrition, qui font de plus en plus de victimes chez les enfants du district.

« L’eau, c’est la vie »

Le Tchad, un pays enclavé d’Afrique centrale, a environ 11 millions d’habitants – dont plus de la moitié ont moins de 18 ans. C’est l’un des pays les plus pauvres du monde. Bol se trouvait autrefois sur les bords du Lac Tchad, lorsqu’il était l’un des plus grands lacs d’eau douce d’Afrique. Depuis 1960, la taille du lac s’est réduite de 95 pour cent et il pourrait disparaître dans les 20 prochaines années si on n’agit pas, selon les spécialistes.

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