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Boko Haram : Mini-sommet des cinq pays du Lac Tchad

Le nouveau président nigérian, Muhammadu Buhari accueille ce jeudi à Abuja, les dirigeants des différents pays confrontés à la menace de Boko Haram, pour améliorer les moyens de lutte de la coalition militaire régionale contre la secte terroriste. 

idriss deby et Muhammadu BuhariFace à la menace grandissante que fait peser la mouvance islamiste sur la région du lac Tchad, les différents pays de la coalition militaire régionale ont décidé de se réunir dans la capitale nigériane afin de boucler les derniers préparatifs à l’instauration d’une nouvelle alliance régionale plus soudée. Cette rencontre rassemble autour de la table des discussions, les chefs d’Etat du Niger, du Nigeria, du Tchad, du Cameroun et du Benin, les cinq pays formant la coalition régionale anti-Boko Haram. 

Le mini-sommet a été précédé par des discussions préalables, entamées dès mardi, entre les dirigeants militaires des cinq pays de la région du lac Tchad. Deux jours ont été nécessaires aux ministres de la Défense et aux chefs militaires des armées des cinq pays pour se mettre d’accord sur les modalités d’instauration d’une nouvelle coalition militaire régionale.

D’après des sources informées à Abuja, cette nouvelle force aura le soutien de l’Union Africaine (UA). Elle sera aussi plus homogène que l’actuelle coalition militaire qui souffre d’une dispersion au niveau du commandement et des décisions stratégiques. Pour mener à bien la mission de lutte contre la secte islamiste Boko Haram, les membres de cette force régionale prévoient de débourser quelque 30 millions de dollars durant les 12 prochains mois, pour la construction du nouveau siège de la force qui sera basé à Ndjamena au Tchad. 

Le commandement de la force sera dirigé par un haut gradé militaire nigérian. Pour se faire, Buhari a ordonné le transfert du quartier général (QG) de son armée à Maiduguri, ville du nord-est du pays, le fief de la mouvance islamiste Boko Haram.

Abuja © 2015 Agence Afrique

Les douze règles du journalisme « indépendant » qui couvre le conflit israélo-arabe

Les douze règles du journalisme Règle n° 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

Règle n° 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

Règle n° 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

Règle n° 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle n° 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens ; c’est un enlèvement, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

Règle n° 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont pas besoin d’en apporter la preuve de culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique « terroriste ».

Règle n° 7 : Quand vous dites « Hezbollah », il faut toujours ajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ».

Règle n° 8 : Quand vous dites « Israël », il ne faut surtout pas ajouter : « soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe », car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

Règle n° 9 : Ne jamais parler de « territoires occupés », dites seulement «territoires», ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur.

Règle n° 10 : Ne pas dire « armée israélienne », appelez-la affectueusement par son petit nom, Tsahal.

Règle n° 11 : Les Israéliens parlent mieux le français et l’anglais que les Arabes. Ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent mieux nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 10). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

Règle n° 12 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles, ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un « dangereux antisémite ».

Visite de Hollande au Tchad : installation du dispositif Barkhane

François Hollande a achevé samedi sa mini-tournée africaine par N’Djaména. Dans la capitale tchadienne, il s’est entretenu avec son homologue Idriss Déby et a inspecté l’installation de la future force Barkhane de lutte contre le terrorisme au Sahel.

Visite de Hollande au Tchad : installation du dispositif Barkhane dans ACTUALITES 4013419_deby-hollande-300x191Au terme de sa tournée de trois jours en Afrique, François Hollande était samedi 19 juillet en visite à N’Djaména, au Tchad. Le président français a inspecté les préparatifs de la nouvelle force militaire française, nommée Barkhane, dédiée à la lutte contre le terrorisme au Sahel. Cette nouvelle opération, dont l’état-major sera installé dans la capitale tchadienne, sera opérationnelle le 1er août. Elle mobilisera 3 000 militaires et succèdera à l’opération Serval lancée le 11 janvier 2013 au Mali contre les groupes islamistes armés qui menaçaient l’intégrité du pays.

Barkhane fusionnera également les dispositifs Epervier et Sabre déployés au Tchad et au Burkina Faso. En partenariat avec les cinq pays de la zone (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), il s’agit d’élargir à tout le Sahel l’action contre les mouvements djihadistes, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et Boko Haram, et tenter de mettre fin à l’important trafic d’armes en provenance de Libye. (suite…)

Tchad : avec le MiG-29, l’armée entre dans le club des forces aériennes supersoniques

Alors qu’en ce mois de juin 2014 l’armée tchadienne a fait l’acquisition de MIG-29, avions capables de franchir le mmur du son, Blog défense vous propose une revue de détail de ses forces aériennes.

Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l’histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l’université Johns-Hopkins, aux États-Unis.

Tchad : avec le MiG-29, l'armée entre dans le club des forces aériennes supersoniques dans ACTUALITES 024062014124600000000mig29-300x171Durant la période mouvementée des années 1980 (avec en toile de fond, des rivalités politiques nationales, les revendications libyennes sur la bande d’Aouzou, l’intervention française…), le Tchad ne dispose que d’une aviation anecdotique. Fin 1987, après les batailles de Ouadi Doum et de Maaten al-Sarra, il n’aligne, comme appareils susceptibles d’accomplir des missions de combat,  que 2 Pilatus PC-7, quelques SF260, 7 (ou 11) L39 Albatross. Parmi eux, les L39 et SF260 ont été pris aux Libyens et ne sont pas opérationnels tandis que les PC-7, s’ils peuvent être armés, n’effectuent alors que des missions de reconnaissance. L’aviation de transport est un peu mieux achalandée, notamment avec 4 C-130A Hercules, 3 ou 4 C-47.

Hind et Frogfoot ukrainiens, Fennec singapouriens

Une trentaine d’années plus tard, la situation a bien changé. Idriss Déby, vétéran des incessants affrontements des années 1980, chef d’État confronté à une insurrection qui se développe durant les années 1990, a souvent constaté l’intérêt de l’aviation dans un pays comme le Tchad ; vaste  avec des frontières aussi interminables que poreuses, aux milieux géographiques variés : désert, reliefs arides, zones de végétation… (suite…)

Centrafrique: 14.000 musulmans piégés dans « Boda la belle »

Centrafrique: 14.000 musulmans piégés dans Boda (Centrafrique) – Dans une grange surchauffée de soleil, de profonds regards noirs sur des visages émaciés semblent ne plus tenir compte du temps qui passe. Ces Peuls centrafricains de Boda, encerclés par les miliciens anti-balaka, affamés, malades, ne savent pas quand, ni comment, ils pourront échapper au piège infernal.

« Je souffre beaucoup. Pas de maison, pas de manger. Les anti-balaka tuent les gens, beaucoup. J’ai perdu beaucoup de choses, même les bœufs, j’en avais 800″. Saïfou dans son mauvais français raconte la désespérance des déplacés venus de Danga, un village à 25 km de Boda (100 km à l’ouest de Bangui), dans le sud-ouest forestier de la Centrafrique, pour fuir les violences des milices anti-balaka.

Quelques jours à peine après leur arrivée dans Boda, cette grande famille de 90 Peuls s’est retrouvée piégée dans les combats entre musulmans et chrétiens qui ont embrasé la ville minière.

Le 29 janvier, au lendemain de la fuite des ex-rebelles Séléka menacés par les anti-balaka, « Boda la belle » a basculé dans l’horreur.

En une semaine, il y eut plus de cent tués, des combats fratricides entre anciens amis des deux confessions, seulement arrêtés par l’arrivée d’un détachement de la force française Sangaris, le 5 février. (suite…)

Le conseiller chargé des missions à la Mediature de la République, Ahmat Mahamat Yacoub Dobio, évoque le retrait du contingent tchadien de la MISCA

Comme il l’avais déjà souligné lors d’un débat télévisé sur France 24, en janvier, le Tchad est victime d’une campagne médiatique orchestrée et dirigée par des Médias occidentaux et plus précisément ceux de la France. Le Conseiller chargé des missions à la Mediature de la République, Mr Ahmat Mahamat Yacoub Dobio évoque dans cette réflexion qu’il vient de publier, la machination orchestrée contre le contingent tchadien en RCA. 

Le conseiller chargé des missions à la Mediature de la République, Ahmat Mahamat Yacoub Dobio, évoque le retrait du contingent tchadien de la MISCA dans ACTUALITES 562739_10152057511963350_1143642919_n-300x175Le contingent tchadien, il faut le comprendre, est présent en RCA à la demande de la Communauté internationale pour une mission de pacification. Mais si on tente de perturber sa mission, tantôt en le dénigrant, tantôt en essayant de le salir, il vaut mieux le retirer pour éviter de l’empêtrer dans la crise.

On veut coute que coute l’impliquer dans la crise et le dévier de sa mission de pacification et il fallait éviter cela en le retirant. Je crois que c’est une décision sage. Que ceux qui coopèrent avec les criminels antibalaka en les prenant pour des patriotes prennent leur responsabilité. On a toujours donné l’impression que la présence des forces tchadiennes dans la Misca entrave la paix et envenime la situation. Maintenant on verra. Une fois le retrait des soldats tchadiens effectué, le Monde entier aura les yeux braqués sur l’opération Sangari et la Misca pour arrêter les violences. (suite…)

A la découverte de N’Djaména, la chouette

A tout seigneur tout honneur. Tantôt décriée, négligée, tantôt adorée et louée, N’Djaména est à l’image des tchadiens. La ville s’avère être unique en bien des aspects. Et ce, même si les n’djamenois n’en sont pas toujours les meilleurs ambassadeurs, sur le principe bien connu de « qui aime bien châtie bien » particulièrement à l’œuvre ici, avec cette ville qu’ils adorent… critiquer.
L’identité n’djamenoise est toutefois bien réelle et s’affirme haut et fort à l’échelle du pays par les habitants de cette mégalopole singulière. Cocasse quand on y pense, alors que N’Djaména compte en son sein une quantité de nouveaux arrivants provenant de toutes les provinces du pays et sources d’une mosaïque d’influences diverses… Mais qu’elle a tôt fait de charmer et d’assimiler sur le plan linguistique notamment avec l’usage de « son » arabe locale.

Le Tchad retire ses forces de la MISCA

Le contingent de soldats tchadiens va se retirer de la force africaine déployée en Centrafrique, la Misca, et prochainement quitter le pays. Une annonce faite en marge du sommet Union européenne-Afrique qui se tenait, mercredi et jeudi, à Bruxelles.

Le Tchad retire ses forces de la MISCA dans ACTUALITES debyrca-300x213C’est par un simple communiqué signé du ministre des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, que le Tchad a annoncé sa décision. Dans ce communiqué, le ministre affirme que « malgré les sacrifices consentis, le Tchad et les Tchadiens font l’objet d’une campagne gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA. Face à ces accusations répétées, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l’Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide du retrait du contingent tchadien de la Misca. »

Le communiqué poursuit : « Les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées en commun accord entre le Tchad et l’Union africaine. En attendant, le Tchad assumera sans faille sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en République centrafricaine. » (suite…)

Ouagadougou: Des étudiants tchadiens en sit-in devant leur ambassade

Des étudiants tchadiens ont manifesté ce lundi 31 mars 2014 devant leur ambassade à Ouagadougou. Suspendus des cours et des examens de l’institut 2IE pour non payement des frais de scolarité par l’Etat tchadien, ils entendent ainsi attirer l’attention sur leur situation.

Ouagadougou: Des étudiants tchadiens en sit-in devant leur ambassade dans ACTUALITES etud-tchad-300x218Ce lundi 31 mars 2014, devant l’ambassade du Tchad au quartier huppé de Ouaga 2000, beaucoup d’étudiants arboraient le T-shirt de leur établissement, l’Institut international de l’ingénierie de l’eau et de l’environnement de Ouagadougou (2IE). Debout par grappes ou sagement assis, ils tenaient à montrer le caractère pacifique de leur manifestation. Certains, par moment, tentaient d’échanger avec les gendarmes armés qui bloquaient l’accès de la représentation diplomatique.

« Nous sommes venus manifester notre mécontentement au niveau de l’ambassade du Tchad, pour que les plus hautes autorités de notre pays puissent nous entendre et trouver une solution à cette crise qui n’a que trop duré. Cela fait trois semaines que nous n’allons pas aux cours et que nous n’avons pas accès à tous les services de l’Institut. Et nous ne savons où aller », explique un des porte-paroles, Hiknoné Djonfabé, étudiant en cycle Bachelor à 2IE. 

Et d’ajouter que le problème touche près de 400 étudiants boursiers de l’Etat tchadien au Burkina Faso, suspendus des cours au niveau de 2IE depuis trois semaines, parce que le Tchad n’a pas payé les frais de scolarité de l’année 2012-2013 et 2013-2014,  et que cette mesure de suspension ne sera levée que si l’Etat règle son ardoise. (suite…)

Centrafrique : L’armée tchadienne riposte à une tentative d’embuscade

6476302-9767013Des miliciens Anti-Balles AK ont tenté en début de soirée une embuscade contre un convoi de sept véhicules de l’armée tchadienne qui passait, au niveau du quartier PK12.

Des miliciens Anti-Balles AK ont tenté en début de soirée une embuscade contre un convoi de sept véhicules de l’armée tchadienne qui passait, au niveau du quartier PK12. Les soldats tchadiens de la MISCA ont immédiatement riposté.

Plusieurs miliciens Anti-Balles AK ont été tués lors d’un violent affrontement. Il y a également plusieurs blessés, affirme un témoin.

(suite…)

Tchad : N’Djaména vie dans une insécurité galopante

Les populations vivent la peur au ventre. L’insécurité gagne du terrain. Des morts sont notés de jour comme de nuit. Et pourtant, les pick-up des forces de police sont bien visibles dans les différents coins de la capitale. Un étranger est forcément marqué par les nombreuses patrouilles et la présence très remarquée de policiers à chaque coin de rue. Le paradoxe, c’est que chaque nuit des morts sont signalés. Ce samedi 29 mars en plein centre ville, deux hommes ont fait un braquage et ont tué deux commerçants un plus en 14h.

poli natEn plein centre ville, à l’intersection de la grande mosquée de N’Djaména, deux hommes armés en moto ont abattu deux commerçants. Les boutiques dont un bureau de change desdits commerçants ont pignon sur rue en face de la grande mosquée, au grand marché de N’Djaména. Juste après leur carnage, les deux malfaiteurs se sont emparés de l’argent avant de prendre la fuite à bord d’une moto au vu et au su de tout le monde. Un attroupement a été très vite noté sur les lieux. La police s’est naturellement aussitôt pointée sur les lieux. Elle n’a pu que constater les dégâts. (suite…)

Procès Hissène Habré : le Tchad se constitue partie civile

Procès Hissène Habré : le Tchad se constitue partie civile dans ACTUALITES 026022014093038000000hisshabrpartcivok-300x214Pour ouvrir un volet économique dans le procès Hissène Habré, le Tchad a demandé mardi à se constituer partie civile. Une démarche condamnée par le collectif d’avocats des familles des victimes.

Il y a au moins un cas où la justice internationale africaine progresse : celui du procès de l’ex-président tchadien exilé au Sénégal Hissène Habré. Rejoignant dans la procédure le millier de personnes qui se considèrent comme « victimes directes et indirectes » du régime de l’ancien dictateur (1982-1990), l’État tchadien s’est constitué partie civile, mardi 25 février, dans une lettre officielle déposée dans la matinée au greffe des Chambres africaines extraordinaires, le tribunal spécial créé à Dakar en vue de juger Habré.

Objectif de cette procédure : N’Djaména entend ouvrir un volet économique dans l’affaire, alors que l’ancien président est inculpé de crimes contre l’humanité et tortures commis au cours de ses huit ans au pouvoir avant d’être renversé en 1990 par l’actuel président Idriss Deby Itno. « Dans l’état actuel des choses, la République du Tchad est la victime parfaite des agissements de Hissène Habré » puisque « dans sa fuite (…), il n’a pas oublié d’emporter (de l’argent), de vider les caisses de l’Etat », a affirmé le ministre tchadien de la Justice, Béchir Madet à l’antenne de la télévision publique sénégalaise RTS. (suite…)

Tchad : Somdiaa met un coup d’arrêt à la production de sucre

Plombée par la concurrence et après plusieurs appels au secours, la Compagnie sucrière du Tchad (CST), propriété de Somdiaa, a annoncé le 25 février la fermeture de sa deuxième usine dans le pays. 2500 personnes sont mises au chômage. 

Tchad : Somdiaa met un coup d'arrêt à la production de sucre dans ACTUALITES cst-473x473-300x300« Nous ne pouvons plus continuer à produire. Depuis trois mois, nous n’avons pas pu vendre un seul sac de sucre. Nos locaux sont pleins à craquer ».  C’est ainsi que Mahamat Allamine Maouloud, directeur de la production de la Compagnie sucrière du Tchad (CST), propriété du groupe panafricain basé en France Somdiaa, a justifié la fermeture de l’usine de Banda, près de Sarh. Cette fermeture, annoncée le 25 février, consacre l’arrêt de la production de sucre au Tchad, après la fermeture d’une première usine à N’Djaména en 2012.

Sucre importé

Ces événements sont la conséquence de la concurrence des sucres nigérians et soudanais, vendus moins cher et qui inondent le marché tchadien. Début janvier, dans une campagne de communication, la CST alertait l’opinion sur le fait que 70% du sucre consommé au Tchad était d’origine étrangère et introduit en toute illégalité. Ajoutant que si les autorités ne réagissaient pas en conséquence, elle risquerait de fermer ses installations. L’appel ne semble pas avoir été entendu… (suite…)

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