Le Tchad déplore les répercussions « négatives » du conflit en Libye
Le conflit en Libye a des répercussions « négatives » pour le Tchad, contraint de rapatrier de nombreux ressortissants résidant dans le pays voisin, a déploré samedi à Washington le ministre tchadien des Finances Ngata Ngoulou.
« Ce qui se passe en Libye, à nos frontières, cela a des répercussions sur le Tchad, des répercussions surtout négatives sur son économie et même au plan social », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse de ministres africains en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.
« Nous sommes confrontés aujourd’hui à un accueil un peu forcé de nos compatriotes qui vivaient dans ce pays », a-t-il ajouté.
Selon le ministre, environ 400.000 Tchadiens « pourraient revenir » de Libye.
« Aujourd’hui nous n’en avons accueilli qu’environ 20.000 mais cela est déjà important quand on sait qu’il faut louer des avions, des gros-porteurs, pour pouvoir rapatrier tout ce monde », a-t-il souligné.
« Cela pèsera sur nos ressources », a insisté Ngata Ngoulou.
De nombreux Africains vivent en Libye, pays pétrolier qui était considéré comme un eldorado avant la crise actuelle.









