Cinquantenaire du Tchad: Une célébration parisienne en trois actes

Une journée intellectuelle, une soirée officielle et une soirée de gala

Pas moins de trois journées ont été organisées pour célébrer les 50 années d’indépendance de la République du Tchad en France. Les Tchadiens ont été et se sont mobilisés pour célébrer dans la fraternité et la solidarité ces moments de débats et d’échanges d’idées, de réjouissances et de partage.

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L’ambassadeur Hissein Brahim Taha de la Haute Représentation du Tchad en France et son épouse

La première à consisté en une journée de tables rondes sur les questions qui préoccupent de près ou de loin les populations tchadiennes. Des points d’histoire du pays ont été mis à jour comme l’engagement du pays au côté de la France au cours de la seconde guerre mondiale, ou encore comment l’université de Ndjamena et l’enseignement supérieur ont été sortis des fonds baptismaux. Les questions plus contemporaines ont également animé les débats: la diaspora tchadienne, le Lac Tchad, les sites patrimoniaux et même la littérature tchadiennes, 50 ans après. Les débats étaient à la hauteur de l’importance de l’assistance. Échanges d’idées, commentaires, contradictions, tout y était. C’est à la suite du film de Mahamat Saleh «un homme qui crie» que les participants, à cette première journée des festivités tchadiennes en France, sont allés jeter un coup d’œil sur le moulage du crâne de Toumaï exposé pour l’occasion dans le hall du Musée Dapper à Paris.

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L’artiste MC Solar à la réception officielle

Le deuxième acte, fort couru, était la réception officielle organisée par les deux ambassadeurs du Tchad à Paris. Leurs Excellences Hissein Brahim Taha de la Haute Représentation et Mahamat Saleh Adoum Djerou Délégué auprès de l’Unesco ont mis un point d’honneur à accueillir personnellement l’ensemble des personnes invitées. Des figures bien appréciées de la diaspora tchadienne quelque soit le courant politique, par leur participation ont véritablement marqué cette union du peuple tchadien autour de l’an 50 de la nation. Ça et là l’on a devisé entre conversation formelles et informelles, discours officiel et informel. Les artistes peintres Clément Masdongar et Nathalie Ray ont exposés leurs œuvres. A leurs côtés d’autres artistes ont presté sur l’extrade montée à cet effet. Venu du sud de la France, l’artiste «roi du Dala» Ingamadji Mujos a ravi des sourires et des pas de danses aux invités. Parties de d’Indre-et –Loire les danseuses de l’ADTTIL ont revisité le répertoire des danses traditionnelles tchadiennes, plongeant ainsi les «diasporés» au cœur de la culture tchadienne. L’on a eu droit également à des bonus en plus du programme établi, comme la sortie de la miss Tchad-Europe.

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L’artiste « roi du Dala » Mujos lors de la soirée récréative aux Salons Wilson

La troisième et ultime étape, en guise de cerise sur le gâteau et de sortie des célébrations, était prise d’assaut par tous ceux qui n’ont pas eu le temps et auraient manqué les deux premières journées. La soirée récréative aura été le véritable moment de divertissement. Elle a été également honorée par les ambassadeurs. Sans véritable protocole, ils ont largement remercié tous les personnes qui se sont impliquées dans la l’organisation des trois journées de festivités, ainsi que tous les Tchadiens qui de près ou de loin ont manifesté leur attachement à la nation tchadienne.

La mobilisation autour des réjouissances
L’objectif de mobiliser et d’impliquer l’ensemble des Tchadiens de la diaspora semble avoir été atteint par le comité d’organisation des festivités du cinquantenaire parisien. Loin des clivages politiques et des enjeux de pouvoir, même l’opposition tchadienne en exil a honoré de sa présence ces journées de célébration, car pour l’ambassadeur Hissein Brahim Taha, le débat d’idées, les oppositions politiques n’empêchent nullement que le temps d’une célébration du cinquantenaire, l’on se retrouve au sein de la grande famille tchadienne. Dans les invitations aucune distinction n’aura été faite entre opposition et proches du pouvoir afin que la communion collective soit véritablement effective en pensant prioritairement au Tchad et ses enfants.

Source: journaldutchad.com

 


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