Quand la France détruit sa propre image

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A la lumière de l’actualité de ces derniers jours, il devient maintenant nécessaire  de se demander si la France est toujours la patrie des droits de l’homme comme elle aime le proclamer tout haut. On ne coupe pas les  têtes des gens en France, il n’y a pas  d’arrestations arbitraires (pourvu que ça dure !). La France est  toujours un pays qui a tant  des liens avec de nombreux Etats. Elle est passée de la puissance coloniale à l’allié responsable, ou pays ami, en tout cas elle a toujours son mot à dire sur ce qui se passe ailleurs, surtout quand il s’agit de ses anciennes colonies. La France aime bien se comporter en donneur de leçons, en défenseur des droits de l’homme. Mais quand c’est à son tour de recevoir en pleine face ces mêmes leçons, le coq gaulois chante tout son vocabulaire de la langue de Molière pour recadrer celui ou celle qui a osé lui reprocher quoi que ce soit. C’est ce que nous avons vécu l’été dernier avec le cas des Rom, du débat sur l’identité nationale, de la stigmatisation des étrangers avec le discours de Grenoble du président de la République. Ceci c’est ce qui s’est passé en France, c’est ce que les médias ont montré et tout le monde a fait son commentaire on a dit  tout et n’importe quoi, eh bien, la liberté d’expression oblige. Revenons plutôt sur les rapports entre la  France et certains pays dont les simples noms des dirigeants font frémir la population.

La France et sa diplomatie parallèle.

Les relations entre la France et certains dirigeants africains ne sont pas acceptables pour un pays qui se veut garant des droits de l’homme. Les bases de l’armée française dans les pays africains en dit long. En 2006  l’attaque contre les rebelles par l’armée française au Tchad pour protéger l’ami Idriss Debi est plus qu’une ingérence dans les affaires intérieures de ce pays. Omar Bongo s’était même payé la tête de Jean-Marie Bockel car celui-ci voulait signer l’acte de décès de la françafrique, ce qui n’était pas du goût de Bongo et Nicolas Sarkozy n’avait plus qu’à virer le secrétaire d’Etat chargé de la coopération. Le financement des partis politiques français par l’argent détourné par les dictateurs africain est à dénoncer. 

Le rôle que doit jouer normalement la France

Par rapport au titre du pays de droits de l’homme qu’elle se donne la France devrait normalement défendre justement les droits de l’homme et non des intérêts économiques dans ses anciennes colonies et même ailleurs. Elle doit plutôt encourager et soutenir les jeunes  de ces pays dans leur lutte contre les dictateurs et leur accompagner dans leur désir de la démocratie. Cela est vraiment convenable pour un pays qui veut hisser très haut l’étendard des droits de l’homme. La France aurait dû réagir contre les tirs à balles réelles sur la population tunisienne. Elle a plutôt préféré se taire pour ne pas vexer l’ami Ben Ali et elle n’a pas pu lâcher le mot « dictature » pour qualifier le régime de l’ancien président tunisien. 

Le caractère néocolonialisme de la France

Dans l’affaire de l’arche de Zoe, au Tchad on avait  bien vu le mépris qu’a la France à l’égard de ses anciennes colonies.  » J’irais les chercher moi- même quoi qu’ils aient fait » avait déclaré Nicolas Sarkozy pour défendre les pseudos humanitaires français qui avaient volé les enfants Tchadiens. Sur la crise ivoirienne Nicolas Sarkozy avait donné un ultimatum à Laurent Gbagbo. Certes, Laurent Gbagbo  a beaucoup de chose à se reprocher mais ce n’est pas à un président étranger de dire qu’il doit partir. La France veut que Gbagbo quitte car il ne cède pas les richesses et elle préfère voir au pouvoir Alassane Ouattara qui a plus de flexibilité. La France n’intervient pas pour les droits de l’homme mais elle intervient pour ses intérêts économiques qui sont très gigantesques. 

La responsabilité de la France dans la misère de la population africaine

Michel Rocard avait dit que la   « la France ne peut pas accueil toute la misère du monde ». C’est bien de le dire mais il faut savoir si la France n’est pas en partie responsable de cette misère. L’Afrique a beaucoup de potentialités qu’elle doit elle- même exploiter si elle veut se développer. L’aide publique au développement est tout simplement un poison  sur tous les plans pour la population africaine. Cette aide la population n’en bénéficie pas et même si elle en bénéficier elle devrait l’aliéner. Cette aide sert justement pour couvrir tous les actes mafieux entre les autorités françaises et leurs amis dictateurs. Aux yeux de l’opinion française cela est considéré comme une grande œuvre de la part de leur gouvernement pour aider les miséreux africains qui viennent sur son territoire pour quémander. Cependant ce que l’opinion française doit savoir c’est que  les « miséreux africains  » qui quémandent  au près de sa porte sont victimes de la tyrannie de leurs dirigeants et aussi de la complaisance de la France qui officiellement  prône les droits de l’homme et officieusement les classe en seconde zone de ses priorités. Et les militants des droits de l’homme et les jeunes engagés contre les tyrans deviennent orphelins abandonnés par la patrie des droits de l’homme. Je ne déresponsabilise pas les tyrans africains mais je responsabilise la France quand elle soutient ces tyrans. 

Source: lepost.fr

 


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