Le Tchad enregistre un taux de croissance de 6,5%

C’est le constat établit à l’issue de la réunion du Comité Politique Monétaire de la BEAC

christianngardoummornonde.jpg Lors de cette quatrième réunion, les tendances de l’économie mondiale au dernier trimestre 2010 ainsi que des prévisions économiques, monétaires et financières actualisées de la CEMAC pour 2010 et 2011 ont été présentées. Selon Ngardoum Christian, le Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, le Comité Politique Monétaire (CPM) s’est réjoui de la reprise économique mondiale due au dynamisme des pays émergents et le rebond du commerce mondial. Toutefois, il a été constaté que ladite reprise demeure fragile en raison des risques pesant sur les perspectives de l’activité mondiale en liaison avec l’émergence ou la persistance de certains facteurs d’incertitude aux Etats-Unis et en Europe. Au plan sous-régional, le CPM a noté que l’année 2010 devrait s’achever sur une nette reprise de l’activité économique dans la sous-région grâce à la conjoncture internationale favorable à l’accroissement des investissements publics et privés et à la bonne tenue du secteur non pétrolier.

Selon le CPM, cette bonne orientation de l’économie pour 2011 devrait se confirmer, voire s’accentuer en relation avec une forte hausse de la production pétrolière et la mise en œuvre de projets structurants. Ainsi, la croissance économique s’établirait à 4% en 2010 et 4,8% en 2011 contre 2,1% en 2009. Les pressions inflationnistes s’atténueraient à 1,8% en 2011, contre 2,1% en 2010. Concernant les comptes publics et extérieurs, ceux-ci poursuivraient leur redressement et le taux de couverture extérieure de la monnaie demeurerait confortable autour de 10%. Afin de consolider la reprise de l’activité économique dans la sous-région, le CPM a insisté sur la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de politique monétaire et budgétaire rigoureuse dans le cadre des programmes économiques et financiers des Etats.

 

Avec un taux de croissance de 6,5%, le Tchad se place au deuxième rang des économies croissantes juste après le Congo. Cette croissance a été favorisée par la politique économique du Chef de l’Etat, des facteurs de promotion de la paix, du développement des industries pétrolières, des activités génératrices de revenus et du renforcement du secteur de l’énergie permettant ainsi d’amorcer la réduction de la pauvreté. Le taux d’inflation est établi à 3% à cause de la cherté de la vie et ses corollaires. Eu égard à toutes ces analyses, le CPM a donc décidé de: maintenir inchangées les conditions d’intervention de la BEAC appliquées aux banques, maintenir inchangés les taux d’intérêt sur placement public; maintenir inchangés les cœfficients de réserves obligatoires et le taux de rémunération de ces réserves. Quant aux questions relatives aux réserves de change, le CPM a pris connaissance du rapport de la salle des marchés. Le CPM a également souligné la nécessité pour la BEAC d’accélérer la réforme d’émission des titres publics à souscription libre dans la CEMAC et de soutenir les Etats dans leur volonté de recourir aux marchés financiers en appui à leur politique budgétaire.

 

Source: journaldutchad.com

 


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