Archive pour 14 décembre, 2010

Tchad : l’insécurité dans l’est empêche le retour de milliers de déplacés

a situation humanitaire au Tchad demeure précaire avec une insécurité étendue surtout dans l’est du pays. Le CICR continue d’assister en particulier les déplacés, les blessés par armes et les détenus. Résumé des activités de janvier à septembre 2010.

cicrtchad.jpg Le Tchad reste un pays structurellement fragile, qui a aussi été directement affecté par la crise du Darfour : il accueille toujours plus de 300 000 réfugiés soudanais et centrafricains et des milliers de personnes sont toujours déplacées dans l’est. Le conflit armé au Tchad a considérablement diminué. Néanmoins, la situation sécuritaire demeure volatile, surtout dans l’est du pays où les actes de banditisme sont fréquents et les armes légères prolifèrent. L’insécurité empêche le retour des milliers de déplacés dans leurs villages d’origine. Cette situation entraîne des tensions intercommunautaires, en particulier pour le contrôle de l’eau et la terre ainsi qu’entre déplacés et populations hôtes. Le risque d’affrontements est toujours présent.

À la suite de l’enlèvement d’un de ses collaborateurs en novembre 2009 à Kawa, le CICR avait temporairement suspendu son travail dans l’est du pays. Depuis la libération de son délégué en mars 2010, le CICR a repris ses activités.

« Le CICR continue d’assister, mais plus ponctuellement, les déplacés et ceux qui tentent de rentrer chez eux, les blessés par armes et les détenus, de même que les plus vulnérables parmi les populations locales », explique Judith Greenwood, cheffe de la délégation du CICR au Tchad.

Le CICR conduit ses activités dans l’est tchadien en étant présent dans la ville d’Abéché, et dans le sud, centre et nord du pays depuis la capitale, N’Djaména, en étroite collaboration avec la Croix-Rouge du Tchad.

Visites aux personnes privées de liberté

Le CICR a visité plus de 2 600 détenus, dont environ 430 ont été suivis individuellement, grâce à 52 visites dans 17 lieux de détention à travers le pays.

L’objectif des visites aux personnes privées de liberté est de vérifier qu’elles sont détenues dans des conditions décentes et dans le respect de leur intégrité physique et psychique et de leurs garanties judiciaires. Le CICR s’entretient de manière régulière avec les autorités détentrices et leur fait part de ses observations et recommandations dans le cadre d’un dialogue confidentiel.

(suite…)

Procès Habré : Djasnabaille répond à Abdoulaye Wade

Djaména revendique le privilège de juger Hissène Habré, si Dakar ne peut pas le faire. Le tchad est tout à fait disposé à recevoir et à juger l’ancien président Hissène Habré.

hissnehabr.jpg C’est ce qu’a fait savoir le ministre des droits de l’Homme, Abderahman Djasnabaille, qui réagissait au propos du président sénégalais Abdoulaye Wade, disant vouloir se débarrasser de M. Habré. M. Wade a fait part de son intention de demander à l’Union africaine de reprendre le dossier du procès de l’ancien dictateur tchadien, que le Sénégal avait accepté d’organiser à Dakar, dans un entretien diffusé vendredi.

« Nous ne pouvons que revendiquer le jugement d’Hissène Habré au Tchad, a dit le ministre Djasnabaille, de façon à ce que les victimes puissent suivre de près. C’est là où les choses se sont passées, un jugement in situ serait une bonne chose pour l’opinion tchadienne, pour que cela soit pédagogique, pour qu’il n’y ait plus d’Hissène Habré au Tchad. »

Source: Sénégal Actu

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