Archive pour 10 décembre, 2010

2010-2011, deux années électorales intenses en Afrique

urnesafrique.jpgL’Afrique n’a jamais autant voté en si peu de temps. 2010 et 2011 sont des années électorales chargées… entre élections jouées d’avance, élections « classiques » départageant des candidats et des idées (les plus rares) et élections dont l’enjeu rime avec avenir du pays.

Toutes les élections ne se valent pas. Il y a celles où il s’agit de reconduire de manière presque automatique un candidat sortant, mais pas vraiment. Les élections peuvent être « démocratiques », mais ne proposer aucune alternative à un chef de l’État si bien installé qu’il en devient incontournable. Bien souvent, l’opposition trop divisée ne fait pas le poids. Par exemple, la réélection à la tête du Burkina Faso de Blaise Compaoré n’est pas vraiment une surprise. Et le score de 80,2 % au premier tour du scrutin, le 21 novembre, ne signifie pas forcément qu’il y a eu bourrage des urnes.

Pas de grand suspense non plus en Tanzanie. Le vote du 31 octobre 2010 pour l’élection présidentielle a reconduit pour un second et dernier quinquennat le président sortant, Jakaya Kikwate. Il a remporté 61 % des suffrages exprimés. Le pays connaît une relative stabilité dans un environnement régional peu propice et trois scrutins présidentiels pluralistes ont pu s’y tenir sans accroc majeur depuis 1995. Et cela, après plus de 30 ans de règne de Julius Nyerere. En revanche, l’opposition a fait état d’irrégularités lors du scrutin tandis que des observateurs tanzaniens et étrangers, dont ceux de l’Union européenne, ont exprimé des réserves quant à la transparence du processus. L’opposition et des scrutateurs ont pointé la lenteur de l’annonce des résultats, une porte ouverte aux « tripatouillages » du vote.

Il y a aussi des élections où l’enjeu du scrutin est de départager des candidats, d’opter pour une politique, ou un programme. Elles devraient représenter la majorité des cas. Elles n’en représentent qu’une minuscule minorité. En 2010, on peut tout de même citer l’exemple de l’île Maurice, qui fonctionne sous un régime parlementaire. Le Parti travailliste au pouvoir depuis 2005, allié au Mouvement socialiste militant (MSM), a remporté les élections législatives du 5 mai 2010. Et le scrutin n’était pas joué d’avance. Le Mouvement militant mauricien (MMM), mené par Paul Berenger, a reconnu sa défaite. En remportant ces élections, le Premier ministre, Navinchandra Ramgoolam, chef du gouvernement entre 1995 et 2000 puis à nouveau depuis 2005, a obtenu un nouveau mandat de cinq ans.

(suite…)

Elections au Tchad: alliance entre un parti d’opposition et celui au pouvoir

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Le Mouvement patriotique du salut (MPS, parti au pouvoir) et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP, opposition) ont signé un accord cadre d’alliance pour les futures élections législatives, présidentielle et locales de 2011 au Tchad, a appris jeudi l’AFP.

« Le Mouvement patriotique du salut et le Rassemblement pour la démocratie et le progrès décident d’arrêter une stratégie pour les prochaines législatives et locales, avec la constitution de listes communes à déterminer à l’occasion de chaque consultation », indique l’accord cadre signé du secrétaire général du MPS et du secrétaire exécutif du RDP et dont l’AFP a obtenu une copie.

Par ailleurs, « le MPS et le RDP conviennent de préparer un programme politique (économie, social, culturel, etc.) pour leur candidat à l?élection présidentielle de 2011 et de faire campagne ensemble pour soutenir ce programme », expose le document.

« Les deux partis mettront en place une structure de réflexion qui doit oeuvrer à l’élaboration des plans opérationnels du programme politique », selon le texte qui explique que cette structure « doit également réfléchir sur toute conjoncture nouvelle nationale ou internationale et faire des suggestions si nécessaire ».

« Les deux partis conviennent de gérer en commun les affaires du pays à tous les niveaux » précise l’accord qui ajoute qu’ »afin d’assurer une mise en oeuvre efficace et harmonieuse des dispositions dudit accord, il est mis en place une structure de coordination et de suivi ».

Le RDP dispose d’un groupe parlementaire au sein de la législature actuelle. Il est également représenté au sein de la Commission électorale nationale indépendante avec un membre, en tant que parti politique représenté à l’Assemblée et a un membre au Comité de suivi de l’accord du 13 Août (2007, pour la démocratisation du régime).

Par ailleurs, dans un communiqué reçu par l’AFP à Libreville, les membres de la Coordination des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC) « ont pris acte de la décision souveraine du président Lol Mahamat Choua de retirer sa formation politique de la (…) CPDC, principale coalition de l’opposition démocratique ».

Le RDP est dirigé par l’ancien président tchadien Lol Mahamat Choua. Après un assaut rebelle sur N’Djamena les 2 et 3 février 2008, il avait été arrêté avec deux autres opposants, selon des témoignages concordants. Lui et Ngarléjo Yorongar avaient recouvré la libertés quelques semaines plus tard dans des conditions controversées. Mahamat Saleh Ibni Oumar est porté disparu.

Idriss Deby qui dirige le MPS est à la tête de l’Etat depuis 1990.

Les élections législatives doivent avoir lieu le 6 février, le premier tour de la présidentielle le 3 avril et les locales le 26 juin.

Source: AFP

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