Archive pour décembre, 2010

Tchad : le président de la Ceni, Ngarmajiel Gami destitué

cenitchad.pngLe président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) tchadienne Ngarmajiel Gami a été destitué par le comité de suivi de l’accord du 13 août 2007 (pour la démocratisation du régime), selon une correspondance du comité dont l’AFP a eu copie jeudi.

« Réuni en séance plénière extraordinaire les 29 et 30 décembre 2010, le comité de suivi et d’appui de l’accord politique du 13 Août 2007 a décidé de mettre fin à vos fonctions de président de la Ceni », indique sans plus de précisions la correspondance adressée au président de la Céni par le comité qui rassemble dix membres, cinq de la majorité et cinq de l’opposition.

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Tchad: 150 millions de Dollars pour la construction du pôle économique de Djarmaya

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Ce sont des entrepreneurs chinois qui ont remporté le marché de la construction du futur site industriel

«Le train de l’industrialisation du pays vient d’être lancé en petite vitesse. J’espère que d’ici quelques années c’est un TGV qui en sortira», a confié le Président de la République lors de la cérémonie de pose de la première pierre. Et c’est Djarmaya qui est choisi pour la construction du géant site industrielle soit 25km² donné à la société chinoise Soluxe Internationale. Situé à 45km de la capitale, Djarmaya pourrait devenir ainsi le premier site principal de l’industrie tchadienne. Certes la marge de l’industrialisation du pays reste encore importante selon Huayou Group mais celle-ci promet de continuer sa politique « gagnant-gagnant » en attirant d’autres investisseurs.

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Amr Moussa: « Le Tchad et l’Erythrée disposent de toutes les conditions pour adhérer à la Ligue arabe »

amrmoussa.jpgLe secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a annoncé, lundi soir, que le Tchad et l’Erythrée disposent de toutes les conditions pour devenir membres de l’organisation panarabe.

Le Tchad et l’Erythrée « devront adhérer à l’organisation dans le cadre de la proposition relative à la création d’une ligue des pays du voisinage arabe », a précisé M. Moussa lors d’une conférence de presse.

Tout en rappelant que l’Arabe reste la langue officielle du Tchad, il a fait savoir qu’il effectuera prochainement une visite à N’djamena en vue de concrétiser les décisions prises par le sommet arabe de Syrte relatives à l’adhésion de ces deux pays à la Ligue arabe.

Tchad : la comédie, prélude à la paix

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L’Association tchadienne pour la non violence s’en sert pour sensibiliser éleveurs et agriculteurs

Les conflits entre éleveurs et agriculteurs minent la société tchadienne depuis la guerre civile de 1979. L’Association tchadienne pour la non violence (ATNV) utilise le théâtre pour tenter de les juguler.

Il était une fois au Pays de Toumaï, deux communautés, à savoir éleveurs et agriculteurs, qui vivaient en parfaite harmonie. Les premiers quittaient le Nord du pays à la recherche de verts pâturages dans le Sud. Ils se rendaient alors auprès du chef de canton pour lui demander la permission d’occuper une partie d’un terrain pour nourrir leurs bêtes. Leurs relations avec les cultivateurs étaient alors au beau fixe. « Tout bascule avec la guerre civile de 1979 [1] ». Les réminiscences de ce conflit perdurent dans la société tchadienne. « Les éleveurs, à majorité musulmans, et les agriculteurs, pour la plupart chrétiens, se regardent en chiens de faïence depuis ». L’Association tchadienne pour la non violence (ATNV), basée à Moundou, dans le Sud du pays, et dont Djasnabeye Mbaindo est le chargé de communication, s’est fixée pour mission de permettre aux communautés de retrouver l’harmonie d’antan.

Des populations instrumentalisées

Les 25 départements où interviennent l’ATNV

« Les traditions africaines et, notamment tchadienne, sont avant tout basées sur l’oralité. Par conséquent, les pièces que nous faisons permettent de montrer et de faire réfléchir les gens à ce qu’ils font au quotidien. Nos contes permettent ainsi de transmettre des messages aux jeunes tout en restant ancré dans la tradition. » Au cœur du dispositif de l’association : une troupe de 15 musiciens, baptisée La Colombe, et de 15 comédiens. Elle est formée par des jeunes lycéens et universitaires qui fréquentent le centre Martin Luther King, le siège social ATNV, où se tiennent plusieurs activités culturelles. Les artistes en herbe sont ensuite formés à la démarche de l’association. Ils sillonnent 25 départements du Tchad, d’Abéché à l’extrême Sud du pays. Le Nord étant peu accessible, notamment à cause du conflit au Darfour, dans le Soudan voisin. L’ensemble se produit dans les zones rurales aussi bien en français, en arabe que dans les langues traditionnelles du pays. Modus operandi des artistes pour la paix : « Le groupe musical s’installe, raconte Djasnabeye Mbaindo, et commence à jouer sur le thème de la non-violence. Ce qui attire les gens ». La pièce de théâtre est alors jouée. Elle s’inspire du quotidien des villageois et suscite le débat après sa présentation. Les thèmes évoqués sont pour la plupart relatifs à la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs. Notamment le fait que les forces de sécurité enveniment la situation. D’une part, parce que « les grands officiers de l’armée sont également issus du Nord du fait des conflits qu’a connus cette partie du pays », explique Djasnabeye Mbaindo. D’autre part, parce que « les chefs de brigades, auxquels font appel les populations en cas de conflit, les escroquent ».

 

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Pour un Tchad nouveau ! Message de Noël des évêques du Tchad

ROME, Vendredi 24 décembre 2010 – Construire un avenir meilleur en faisant un « sérieux examen de conscience » et en tirant les leçons des cinquante années passées : c’est ce que souhaite la Conférence épiscopale du Tchad (CET) qui, en cette année 2010, centre son message de Noël sur « les ingrédients » qui peuvent faire de son pays « un Tchad nouveau », comme l’indique l’intitulé de ce message qui s’inscrit dans la perspective de la célébration du cinquantenaire de l’accession du Tchad à la souveraineté internationale.

messagedenoldesvquesdutchad.jpgCe message renferme une série d’appels aux citoyens et citoyennes du Tchad à relever de « grands défis », pour « la promotion humaine et sociale de tous ».

Les questions de la terre et de la propriété foncière, celles d’une meilleure gouvernance, de l’éducation, de la santé, d’une justice équitable ainsi que la réconciliation des tchadiens, occupent une place de choix dans ce message qui stigmatise également le phénomène de la corruption, « un mal qui gangrène le Tchad », a souligné Mgr Bouchard, lors de sa présentation, le 13 décembre dernier.

« Certains tirent profit de la situation actuelle mais la majorité de la population en subit les conséquences et risque de sombrer dans le découragement le plus total. Est-ce cela que nous voulons ? », s’interrogent les évêques tchadiens.

Ils rappellent que la corruption « est criminelle » devant la loi, et qu’elle doit donc être punie, mais qu’elle est aussi « inconciliable avec la religion », ajoutant que la « piété » ne saurait se réduire « uniquement à la prière et au culte », mais « doit imprégner toute la vie ».

Les évêques tchadiens reconnaissent les apports de l’indépendance du pays, il y a 50 ans, tels que la prise de conscience de la citoyenneté tchadienne, l’émergence de la société civile, l’affirmation de la liberté d’expression, les efforts pour une plus grande démocratie et pour un mieux-être social, mais déplorent que ceux-ci aient très vite été assombris par « des abus de pouvoir » qui, provoquant rebellions puis guerres et fractures ethniques, ont favorisé « le repli sur soi, suscité des haines, et empêché le pays de progresser ».

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RCA/Tchad : les quinze rendent hommage à la MINURCAT

Le Conseil de sécurité de l’ONU a félicité lundi la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), dont le mandat arrive à expiration le 31 décembre 2010, pour la contribution qu’elle a apportée à la protection des réfugiés, des déplacés et des acteurs humanitaires dans l’est du Tchad.

Le Conseil de sécurité

Dans une déclaration à la presse lue par la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois décembre, la Représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Susan Rice, le Conseil « note l’importance des mesures prises par le gouvernement tchadien, appuyé par l’équipe de pays des Nations Unies, dans les domaines de la justice, y compris le secteur pénitentiaire, de la violence sexuelle et sexiste, de la protection de l’;enfance, des droits de l’homme, de la réconciliation locale et de la lutte anti-mines, à la suite du retrait de la MINURCAT. »

Le Conseil rappelle que « le gouvernement tchadien est déterminé à assumer l’entière responsabilité de la sécurité et de la protection de la population civile dans l’est du Tchad » et reconnaît le rôle critique que la force tchadienne appelée Détachement intégré de sécurité (DIS) sera appelé à jouer dans un avenir prévisible pour protéger les civils.

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Le Mouvement Patriotique du Salut et ses nouveaux alliés

nagoumetlol.jpgLa nouvelle alliance du Mouvement Patriotique du Salut avec le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès et le Viva-RNDP, les remous suscités par la liste des candidats MPS aux législatives, le début du respect des prix des denrées alimentaires par les commerçants, ont constitué les faits marquants de l’actualité tchadienne cette semaine.

« Les maisons doivent être à un niveau »

Tel est l’extrait choisi par le quotidien LE PROGRES, couvrant la conférence de presse du maire de la vile de N’Djaména, Mme Marie-Thérèse Mbaïlemdana, le 14 décembre dernier. Le journal rappelle que cette déclaration est faite au moment où les riverains des rues bitumées de la capitale s’activent à construire leurs maisons en matériaux durables et à paver les devantures de leurs concessions pour répondre aux exigences des autorités municipales, d’autres décisions viennent d’être prises. Les riverains de l’avenue Ngarta Tombalbaye, de la rue des banques (le long de l’avenue Charles De Gaulle) et de l’avenue Maldom Bada Abbas, doivent construire leurs maisons à, au moins, à un niveau. « C’est une obligation », insiste le maire de la ville de N’Djaména. « Paris n’a pas été construit en un seul jour. Qu’on nous laisse un peu de temps Nous ne sommes pas contre la volonté des autorités de faire de N’Djaména la vitrine de l’Afrique (…) Si l’Etat est pressé de voir N’Djaména changer, d’ici demain, qu’on nous accorde des crédits. C’est aussi simple que ça ! », réagit Saleh Mahamat Abakar, riverain de l’avenue Maldom Bada Abbas, dans les colonnes du journal.

N’DJAMENA BI-HEBDO relève de son côté que pour faciliter la tâche à ses concitoyens démunis, le maire entend ‘‘entreprendre auprès des banques de la place des démarches pour l’octroi des crédits aux propriétaires des domiciles munis d’un titre foncier’’. Une démarche vouée d’avance à l’échec quand on sait que la quasi-majorité des propriétés dans la ville sont acquises sans titre foncier, fait remarquer LE BI-HEBDO.

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Le Tchad enregistre un taux de croissance de 6,5%

C’est le constat établit à l’issue de la réunion du Comité Politique Monétaire de la BEAC

christianngardoummornonde.jpg Lors de cette quatrième réunion, les tendances de l’économie mondiale au dernier trimestre 2010 ainsi que des prévisions économiques, monétaires et financières actualisées de la CEMAC pour 2010 et 2011 ont été présentées. Selon Ngardoum Christian, le Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, le Comité Politique Monétaire (CPM) s’est réjoui de la reprise économique mondiale due au dynamisme des pays émergents et le rebond du commerce mondial. Toutefois, il a été constaté que ladite reprise demeure fragile en raison des risques pesant sur les perspectives de l’activité mondiale en liaison avec l’émergence ou la persistance de certains facteurs d’incertitude aux Etats-Unis et en Europe. Au plan sous-régional, le CPM a noté que l’année 2010 devrait s’achever sur une nette reprise de l’activité économique dans la sous-région grâce à la conjoncture internationale favorable à l’accroissement des investissements publics et privés et à la bonne tenue du secteur non pétrolier.

Selon le CPM, cette bonne orientation de l’économie pour 2011 devrait se confirmer, voire s’accentuer en relation avec une forte hausse de la production pétrolière et la mise en œuvre de projets structurants. Ainsi, la croissance économique s’établirait à 4% en 2010 et 4,8% en 2011 contre 2,1% en 2009. Les pressions inflationnistes s’atténueraient à 1,8% en 2011, contre 2,1% en 2010. Concernant les comptes publics et extérieurs, ceux-ci poursuivraient leur redressement et le taux de couverture extérieure de la monnaie demeurerait confortable autour de 10%. Afin de consolider la reprise de l’activité économique dans la sous-région, le CPM a insisté sur la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de politique monétaire et budgétaire rigoureuse dans le cadre des programmes économiques et financiers des Etats.

 

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Tchad: la quasi totalité des militaires de la Minurcat ont quitté le pays

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La quasi-totalité des 1.900 hommes de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) a quitté le Tchad, a affirmé mercredi à l’AFP le général Oki Dagache, représentant spécial du président tchadien auprès de la force internationale.

« Pratiquement tous les militaires sont partis le 25 novembre. Il ne reste plus qu’une équipe logistique ainsi qu’une petite cellule qui sera chargé de la +liquidation+ », a affirmé le général Oki Dagache de la Coordination nationale d?appui au déploiement de la force internationale à l?est du Tchad (CONAFIT).

« Nous sommes entrés dans la phase terminale du retrait et tout se déroule normalement », a-t-il ajouté, soulignant que le Tchad avait « réceptionné tous les camps de la Minurcat à l’exception de ceux de N’Djamena et Abéché » (est), les deux plus grands de la Mission.

« Ces deux camps devraient nous être remis le 28 décembre », a précisé le général.

« Le départ des militaires de la Minurcat ne pose pas de problème de sécurité pour la population car la Minurcat n’a jamais protégé les populations locales », a-t-il souligné, assurant que la « situation dans l’est s’est beaucoup améliorée ».

La Minurcat avait pris en mars 2009 le relais de la Force européenne Eufor, pour assurer la sécurité des réfugiés (soudanais et centrafricains notamment) et déplacés dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, favoriser leur retour volontaire et faciliter l’aide humanitaire.

 

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Tchad : Mme Marie Thérèse Mbaïlemdana, maire de la ville de N’Djaména évalue les activités réalisées en 2010 – «Il nous faut une capitale propre pour le 11 janvier 2011»

mmemariethrsembalemdana.jpg Comme vous le saviez si bien, nous nous préparons très activement à célébrer le cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Ce tout prochain cinquantenaire est l’occasion de scintiller de mille couleurs. La ville de N’Djaména, capitale du Tchad, fait à cet effet sa toilette. De nombreuses rues bitumées. De nombreuses autres rebaptisées au nom d’illustres et dignes fils du pays. De nombreux ronds-points reconstruits. Des pavés posés le long des voies bitumées. Ainsi s’exprimait ce 14 décembre, Mme Marie Thérèse Mbaïlemdana, mairesse de la ville de N’Djaména face à la presse nationale. L’occasion pour elle d’affirmer que l’année 2010 qui s’achève a été marquée par plusieurs réalisations et de nombreuses initiatives louables ont été prises. De la suppression du nuisible plastique, communément appelé «leyda» à la construction des façades en matériaux durables en passant par le pavage ont changé l’image de N’Djaména.

 Mme le maire a par ailleurs profité de cette assemblée pour demander à certains concitoyens qui n’ont pas construit aux normes recommandées par la mairie de se conformer aux directives. En 2011, les arcades et les murs doivent être harmonisés en se référant à l’architecture recommandée et les pavés doivent être posés aux devantures des concessions riveraines à toutes les voies bitumées. C’est obligatoire! La beauté de la ville en dépend. Cela est donc sans appel a-t-elle ainsi donné le ton. Elle annonce aussi aux concitoyens propriétaires des domaines riverains de la Rue des banques, du Boulevard Ngarta Tombalbaye, et de l’Avenue Maldom Bada Abbas qu’ils ont jusqu’à la fin de l’année 2011 pour construire des édifices à au moins un niveau. Nous leur annonçons enfin qu’une journée sans voiture» sera instituée le 30 janvier prochain. Cette journée vise essentiellement à favoriser la prise de conscience collective de la nécessité d’agir contre les nuisances générées par la croissance du trafic motorisé dans la capitale.

 

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Un Homme – Une Vision – Un Engagement / Idriss Deby Itno, 20 ans après…

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L’homme du 1er décembre qui préside aux destinées de son peuple depuis 20 ans est un visionnaire hors du commun. Il a surpris plus d’un observateur par sa méthode, son engagement et sa vision dans la conduite des affaires publiques.

20 ans après, les preuves sont là…Panorama !

Alors qu’il était, sous le régime déchu, conseiller à la présidence de la République chargé de la défense nationale, Idriss Deby Itno a saisi dans toute sa dimension le chaos vers lequel le pays plongea peu à peu. C’est ainsi qu’à la surprise de tous, il prit la tête d’un groupe de patriotes pour se retirer de la capitale, le 1er avril 1989.

Son retour triomphal a la tète des forces patriotique du salut après la ferme résolution du congrès de Bamina de libérer le peuple tchadien sera le détonateur de l’action devant déboucher sur le renversement d’une des dictateurs les plus féroces que le monde ait connu. Jambes au cou, les fossoyeurs de la nation et leurs complices ont prit la poudre d’escampette. Sous les youyous des femmes, les cris de joie des enfants et les ovations d’un peuple ainsi libéré, Idriss Deby Itno entra à N’Djamena, le 1er Décembre 1990.

Il met en place un conseil d’Etat. Et comme par une baguette magique, il posa les jalons du développement de tous les secteurs d’activités socio-économiques, qu’il s’agisse du secteur primaire, secondaire et tertiaire ou de l’administration centrale et territoriale. Idriss Deby Itno prône une politique de réconciliation nationale. Ce qui a permis le retour au bercail de tous les frères qui ont choisi la voie de l’égarement. Comme de mesure d’accompagnement, tous ceux des frères exilés une fois rentrés sont insérés dans leurs activités socioprofessionnelles d’antan.

Sur le plan politique, l’adoption par referendum de la constitution du 31 Mars 1996 permettra au pays de se doter d’une des meilleures lois fondamentales de la sous-région, tant par sa forme que par son contenu.

La mis en place des institutions républicaines viendra jeter les bases de la fondation de l’édification de la jeune démocratie qui se veut participative et consensuelle. Cela se traduira par la libéralisation de la vie politique. Plusieurs partis politiques, des associations de la société civile, ainsi que des journaux et radios privés naitront, symboles tangibles de la démocratie.

Sur la base d’un programme de société convaincant le peuple tchadien a renouvelé sa confiance  trois fois à l’Initiateur de la démocratie.

Acte 1 : 1er mandat (1996-2001)

Les premières élections présidentielles transparentes et ouvertes à tous, ont permis aux tchadiens de renouveler leur confiance, par un vote massif et par une majorité écrasante à celui qui présidera à leurs destinées pour les cinq années à venir. En effet, c’est la consécration de l’ancrage   définitif du Tchad dans la dévolution du pouvoir par la voie démocratique. S’en suivra la mise en place, après des élections législatives aussi crédibles que transparentes, de la première législature. Dans sa ferme volonté d’associer toutes les sensibilités politiques à la gestion de la chose publique, la présidence de l’Assemblée Nationale même fut confiée à un opposant de taille, en l’occurrence le Général Wadal Abdelkader Kamougué, Président de l’Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD).

Les tchadiens se rappellent encore de la célèbre exhortation du président Idriss Deby Itno a marqué tout le premier quinquennat : « la kermesse du désordre est terminée »

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Tchad : l’insécurité dans l’est empêche le retour de milliers de déplacés

a situation humanitaire au Tchad demeure précaire avec une insécurité étendue surtout dans l’est du pays. Le CICR continue d’assister en particulier les déplacés, les blessés par armes et les détenus. Résumé des activités de janvier à septembre 2010.

cicrtchad.jpg Le Tchad reste un pays structurellement fragile, qui a aussi été directement affecté par la crise du Darfour : il accueille toujours plus de 300 000 réfugiés soudanais et centrafricains et des milliers de personnes sont toujours déplacées dans l’est. Le conflit armé au Tchad a considérablement diminué. Néanmoins, la situation sécuritaire demeure volatile, surtout dans l’est du pays où les actes de banditisme sont fréquents et les armes légères prolifèrent. L’insécurité empêche le retour des milliers de déplacés dans leurs villages d’origine. Cette situation entraîne des tensions intercommunautaires, en particulier pour le contrôle de l’eau et la terre ainsi qu’entre déplacés et populations hôtes. Le risque d’affrontements est toujours présent.

À la suite de l’enlèvement d’un de ses collaborateurs en novembre 2009 à Kawa, le CICR avait temporairement suspendu son travail dans l’est du pays. Depuis la libération de son délégué en mars 2010, le CICR a repris ses activités.

« Le CICR continue d’assister, mais plus ponctuellement, les déplacés et ceux qui tentent de rentrer chez eux, les blessés par armes et les détenus, de même que les plus vulnérables parmi les populations locales », explique Judith Greenwood, cheffe de la délégation du CICR au Tchad.

Le CICR conduit ses activités dans l’est tchadien en étant présent dans la ville d’Abéché, et dans le sud, centre et nord du pays depuis la capitale, N’Djaména, en étroite collaboration avec la Croix-Rouge du Tchad.

Visites aux personnes privées de liberté

Le CICR a visité plus de 2 600 détenus, dont environ 430 ont été suivis individuellement, grâce à 52 visites dans 17 lieux de détention à travers le pays.

L’objectif des visites aux personnes privées de liberté est de vérifier qu’elles sont détenues dans des conditions décentes et dans le respect de leur intégrité physique et psychique et de leurs garanties judiciaires. Le CICR s’entretient de manière régulière avec les autorités détentrices et leur fait part de ses observations et recommandations dans le cadre d’un dialogue confidentiel.

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Procès Habré : Djasnabaille répond à Abdoulaye Wade

Djaména revendique le privilège de juger Hissène Habré, si Dakar ne peut pas le faire. Le tchad est tout à fait disposé à recevoir et à juger l’ancien président Hissène Habré.

hissnehabr.jpg C’est ce qu’a fait savoir le ministre des droits de l’Homme, Abderahman Djasnabaille, qui réagissait au propos du président sénégalais Abdoulaye Wade, disant vouloir se débarrasser de M. Habré. M. Wade a fait part de son intention de demander à l’Union africaine de reprendre le dossier du procès de l’ancien dictateur tchadien, que le Sénégal avait accepté d’organiser à Dakar, dans un entretien diffusé vendredi.

« Nous ne pouvons que revendiquer le jugement d’Hissène Habré au Tchad, a dit le ministre Djasnabaille, de façon à ce que les victimes puissent suivre de près. C’est là où les choses se sont passées, un jugement in situ serait une bonne chose pour l’opinion tchadienne, pour que cela soit pédagogique, pour qu’il n’y ait plus d’Hissène Habré au Tchad. »

Source: Sénégal Actu

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