Archive pour 11 novembre, 2010

Le général de Gaulle et l’Afrique

ndjamenaidrisslitdegaulleetlafrique5980.jpg Il y a 40 ans, le 9 novembre, le général de Gaulle décèdait dans sa résidence de Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). Sa disparition est l’objet de commémorations en France, mais elle donne également lieu à des cérémonies d’hommage d’anciens combattants en Afrique. La figure du général est en effet restée très populaire en dépit des ambigüités qui entourèrent les négociations des indépendances africaines.

«C’est la petite-fille du général de Gaulle !». La présentation fait mouche sur les anciens combattants africains de la Seconde Guerre mondiale, et même chez les combattants qui s’engagèrent un peu plus tard. Anne de Laroullière fait partie de la délégation de la fondation qui porte le nom de son grand-père, et qui vient de faire une tournée au Tchad, Cameroun et Congo. À chaque poignée de mains entre l’héritière et les vieux soldats, l’émotion est présente. Un regard s’allume, une larme perle. Même effet pour le nom de Leclerc, lorsque le fils Charles du prestigieux maréchal salue les anciens de la France Libre. Les deux chefs militaires n’ont rien perdu de leur aura. Dans les coeurs, c’est évident, mais aussi dans les pierres.  Il suffit de comptabiliser dans les villes africaines francophones, les établissements, les artères, les places, les stèles qui portent les noms des deux hommes, cinquante ans après les indépendances pour se faire une idée de cette popularité. Les nouveaux États de l’Afrique francophone des années 1960 n’ont pas débaptisé les rues comme leurs homologues anglophones et lusophones.

Un grand homme

«Le général marquait ne serait-ce que par sa stature» disent ceux qui l’ont cotoyé, en faisant allusion à sa taille (1m92 ou 93, selon les témoignages) inhabituelle, à l’époque. Sûr que l’homme au képi dépassait d’une bonne tête la foule dans laquelle il n’hésitait pas à se plonger. Mais la stature, c’est aussi celle du chef dont  l’image apparaît dans les propos de ceux qui se souviennent du «Grand Charles». Un jeu de mots qui n’aurait pas déplu au général dont l’humour était plutôt caustique. «On savait qu’il ne fallait pas broncher quand il avait parlé même si on n’était pas d’accord» se souvient l’une des jeunes recrues de la France Libre qui servit comme garde de sécurité.  «On se tenait à carreau devant lui. Il avait une voix qui forçait au garde-à-vous».

(suite…)

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