Archive pour octobre, 2010

Libye-Tchad: Vers la promotion des échanges commerciaux

La Libye et le Tchad ont convenu, mardi à Tripoli, d’augmenter le volume de leurs échanges commerciaux et de créer une Chambre de commerce mixte, ainsi qu’un Conseil commun des hommes d’affaires. Cet accord est mentionné dans le procès-verbal de coopération économique entre Tripoli et N’Djaména signé par le secrétaire du comité populaire général libyen de l’Industrie, de l’Economie et du Commerce, Mohamed Haweij et le ministre tchadien du Commerce et de l’Industrie, Youssouf Abassalah.

L’accord porte aussi sur la participation efficace dans les salons et foires annuels spécialisés, les manifestations commerciales organisées dans les deux pays, l’incitation des hommes d’affaires tchadiens à tirer profit des ports et aéroports libyens pour transporter les marchandises et produits importés et exportés pour le compte du Tchad et à bénéficier des avantages octroyés par la législation libyenne pour encourager les opérateurs économiques tchadiens à créer des projets d’investissement en Libye.

Le document a mis l’accent sur la promotion des régions frontalières entre les deux pays à travers la création de complexes commerciaux comprenant de grandes capacités d’emmagasinement, les services financiers, les assurances, en vue de contribuer à l’augmentation du volume des échanges commerciaux entre les deux pays.

L’accord a énoncé aussi la formation d’une commission sous la supervision du secrétaire libyen du Commerce et de l’Industrie et du ministre tchadien du Commerce et de l’Industrie, ainsi que l’unification des Chambres de commerce, les conseils des hommes d’affaires et les institutions concernées pour traiter convenablement tous les problèmes et obstacles qui entravent le développement des relations économiques et commerciales entre les deux pays.

La Libye et le Tchad ont, rappelle-t-on, entamé lundi une rencontre économique à Tripoli qui se poursuivra jusqu’au 24 octobre, destinée à étudier l’augmentation du volume des échanges commerciaux entre les deux pays, la facilitation de la circulation des produits et marchandises, l’organisation de foires et expositions commerciales communes et l’exploitation optimale des ports libyens.

XIIIe Sommet de la Francophonie : la messe planétaire des francophones

FRANCOPHONIEEn Suisse, plus de 3000 personnes sont attendues pour assister durant quatre (4) jours au 13ème sommet de la Francophonie. Même à 40 ans, malgré son élargissement, la Francophonie cherche sa place dans la gouvernance mondiale.

S’ouvre à Montreux (Suisse), aujourd’hui le 20 octobre, la 26ème conférence ministérielle de la Francophonie. Elle sera suivie du 22 au 24 octobre par la XIIIe Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, communément appelée Sommet de la Francophonie. Etant membre fondateur, le Tchad est représenté par le Chef de l’Etat, Idriss Deby Itno, qui se trouve déjà en Suisse accompagné d’une forte délégation protocolaire et ministérielle. Durant deux (2) jours, la délégation tchadienne, tout comme les 55 Etats membres et 14 Etats observateurs, aura à se débattre du thème principal, « Défis et visions d’avenir pour la Francophonie » décliné en trois (3) thématiques à savoir :
- La Francophonie acteur des relations internationales et sa place dans la gouvernance mondiale ;
- La Francophonie et le développement durable ;
- La langue française et l’éducation dans un monde globalisé
Sont attendus à ce XIIIe sommet 3000 participants représentant 70 Etats et gouvernements et de nombreux organisations et réseaux partenaires, des organes de presse et des médias. Durant la plénière de la 26ème conférence, les participants évoqueront principalement les sujets relatifs à la langue française et à la francophonie. Aussi ils se décideront sur les nouvelles demandes d’adhésion des pays comme les Émirats arabes unis, l’Estonie, la Bosnie Herzégovine, le Monténégro et la République Dominicaine. Vu ces nouvelles demandes d’adhésion, selon des études faites, le français est la 9ème langue parlée à travers le monde et il existe 220 millions de francophones dans le monde – soit une progression de 10% par rapport à 2007. Dans son ensemble, l’espace francophone comprend 870 millions d’habitants, soit 96.6 millions d’Africains.

En marge des travaux dudit sommet, il y déroulera plusieurs événements tels la remise du Prix des cinq continents de la Francophonie à la lauréate 2010, l’écrivaine roumaine Liliana Lazar le 22 octobre et l’élection à huis clos d’un Secrétaire général, même si l’actuel SG Abdou Diouf reste le super joker, le 24 octobre à 12 h. Le XIIIe sommet de Montreux marque aussi les 40 ans de la francophonie.

 

HASSANA DJIDDAH ABDOULAYE

Tchad : Une bouffée d’oxygène pour les enseignants

Le Gouvernement tchadien et le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) ont signé un protocole d’accord, le samedi 16 octobre 2010 à N’Djaména.

Ce protocole d’accord, fruit d’une longue négociation, répond à plusieurs préoccupations des enseignants. Ainsi, le Gouvernement accorde aux personnels de l’Enseignement Elémentaire, Secondaire, Générale et Technique, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, de l’Administration scolaire et de l’Intendance assez des avantages.

Au titre de l’année 2011, les enseignants exerçant dans les zones à conditions de vie difficile (Borkou, Ennedi, Tibesti) percevront une indemnité de 30.000 FCFA par mois. Dans les régions du Barh-El-Gazal, du Kanem, du Lac, du Batha, du Dar Sila, du Ouaddaï, du Salamat et du Wadi Fira, l’indemnité est de 20.000 FCFA. La durée de séjour des enseignants dans ces zones à conditions de vie difficile est de trois ans.

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Tchad : Affaire de manuels scolaires, six acquittements et cinq condamnations

Le verdict attendu de la première session spéciale de la Haute Cour de Justice dont audience fut ouverte depuis le 23 septembre 2010, est tombé le 15 octobre 2010, au Palais du 15 Janvier. En effet, sur les onze prévenus parmi lesquels figurent deux ex- membres du gouvernement accusés de malversation dans le marché 205 d’achats des manuels scolaires du Ministère de l’Education Nationale (MEN), la Haute Cour de Justice a prononcé six acquittements et cinq condamnations.

Parmi les acquittés, il y a les deux ex- membres du gouvernement à savoir M. Limane Mahamat, ex- Secrétaire Général du Gouvernement et M. Oumar Boukar Gana, ex- Secrétaire d’Etat aux Finances chargé du Budget, tous deux accusés de corruption. Sont aussi acquittés, l’ex- Directeur de l’Organe Chargé des Marchés Publics (OCMP) M. Noubatoïngar Siangar, les sieurs Mahamat Yamba, évacué pour de raison de santé, Mahamat Al Hafis et Ali Ouassalé.

Le commerçant alias « Badaoui », tête pensante de l’opération, est condamné aux travaux forcés à perpépétuité. L’ex- Directeur des Affaires Administratives, Financières et du Matériel du MEN, M. Mahamat Fredy passera 5 ans sous les véroux et remboursera à l’Etat la somme de 5 millions. Par contre, l’ex- assistant au Conseiller Economique et Financier du Chef de l’Etat, M. Gaïdro Salomon méditera sur son sort pendant 3 ans à la maison d’arrêt et remboursera aussi la bagatelle de 5 millions. MM. Mahamat Boubakari et Adoum Yamba écopent de 7 ans de prison ferme et rembourseront chacun une somme de 5 millions .Le député Mahamat Tahir, accusé de complicité de détournement et qui est en fuite est condamné par contumace à dix ans de prison ferme. Il devra aussi rembourser 5 millions à l’Etat tchadien. Un mandat d’arrêt international est lancé contre lui.

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Tchad : le Premier ministre s’insurge dans un point de presse contre le journal « N’Djaména Bi-hebdo »

emmanuelnadingar.jpgLe Premier Ministre Chef du Gouvernement M. Emmanuel Nadingar a fait un point de presse le lundi 18 Octobre 2010 dans la salle de réunion de la Primature. Le point de presse est relatif à un article publié dans le journal «N’Djaména bi- hebdo» dans sa parution du 17 octobre 2010.

Dans sa déclaration, le PM a souligné qu’aujourd’hui, les acteurs politiques se sont entendus dans la cadre de l’Accord Politique du 13 Août 2007 d’aller aux élections pour permettre au peuple tchadien de choisir librement ses représentants à l’Assemblée Nationale ainsi que celui qui devra, pour le prochain quinquennat, conduire la destinée de notre pays pour le mettre définitivement sur l’orbite de la paix, de l’unité nationale, de la démocratie ainsi que du développement économique et social.

Sur le plan général, devait indiquer M. Emmanuel Nadingar, le pays est plus en paix que jamais. Le dialogue est renoué entre les Tchadiens, le mur de méfiance est brisé, plus aucune rébellion armée n’est active sur le terrain. Aujourd’hui, dit-il, les membres du gouvernement sillonnent l’ensemble du pays pour être à l’écoute des populations et répondre autant que faire se peut à leurs préoccupations urgentes.

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Tchad: un quinquennat social, oublieux des jeunes

IDIA quelques mois de l’achèvement du 3ème mandant debyen, et avec les agitations pré- campagnes qui s’annoncent, chacun se demande ce qu’a apporté ce mandat social. Les jeunes, particulièrement, n’ont rien vu les moindres et durables réalisations entreprises en leur faveur. Une jeunesse vivant dans 5 ans d’oubli.

2011 se pointe avec ses pseudo- élections présidentielles et législatives. Les marchandages et les défections ethnico- politiciennes asphyxie, pollue les discussions et causeries dans tout le Tchad. Chacun veut se positionner avec les siens pour les prochaines échéances électorales. Les réalisations conçues par « l’auguste candidat » sont chantonnés par les médias publics, à longueur de journées : routes bitumées, caniveaux curés, arbres plantés et quoi encore ? Tout semble être fait pour le développement économique et social du pays. Mais dans ces politiques qui se décrètent, il y apparait les oubliés du système: la jeunesse. Une seule catégorie qui vaut tout dans un pays émergent. Néanmoins elle est l’ombre d’elle- même au Toumaïland. En 20 ans, à part les guerres pour le pouvoir qui ont arraché et privé la nation de ses bras valides, y a-t-il eu un projet en faveur des jeunes ? Qu’ont- ils fait durant le quinquennat social pour ceux- ci ? Que dalle. Ne parlons pas des lycées et écoles qui se sont fissurés dès leur réception et qui semblent être les réservoirs des refoulés ou égarés de la société. En réalité, rien ne fait pour aiguiller les fers de lance de la Nation. Or la situation que vivent les jeunes tchadiens, tout le monde la connaît, même si on s’en moque. Au lieu de lénifier leur situation, le quinquennat social avec son cortège de discrimination et de prodigalité aggrave la rupture en les mettant dans les oubliettes. Minorée par le pouvoir politique, toujours, qui a les yeux écarquillés sur les royalties du pétrole, la jeunesse tchadienne se transforme en « désert d’idée » où les médiocrates se font maîtres. Le manque d’initiatives et autres projets juvéniles restent les manquements d’un système. Faute grave en politique qui se paye cash sous d’autres cieux. De même, un coup d’œil sur le comportement de jeunes intrique toute observation. Le fait que ceux- ci demeurent coites durant de ces 2 dernières décennies n’est forcement une soumission moins encore un embrigadement ou alignement politique. Dans un tel comportement se cache une contestation, une révolte latente. Une révolte que ni le Chef de l’Etat ni les gueulards politicards n’ont cherché à la comprendre. Le comble, c’est à l’approche des élections que l’électorat jeune est sollicité, soudoyé avec quelques CFA et tee shorts à l’effigie du candidat. Ce n’est pas anodin lors du conseil des ministres du 30 Septembre que le Président de la République a eu une pensée coupable sur la situation des jeunes, rongés par le chômage et sur le manque des structures étatiques. Enfin diront certains que le locataire du Palais Rose a mis les pieds sur terre. N’est- ce pas trop tard après 20 ans de règne de vouloir « créer dans les meilleurs délais des centres de formation des jeunes dans tous les chefs lieux des régions » ? Quelle lapalissade ! Certainement électoralisme oblige. Aussi cela semble le début d’un bis quinquennat social dont le premier n’est que désolation, déception et calvaire dans les foyers tchadiens. Pire encore pour les jeunes qui sont claquemurés entre le chômage et la délinquance. Nombre d’eux sont devenus de dangers publics, et d’autres des eternels oisifs errant d’une maison ou cérémonie à une autre. Rien n’est fait pour atténuer cette clochardisation et menace. En tant que politique, vision sociétale conçue pour un bien- être, le 3ème mandat n’a été à la hauteur des attentes tant suscitées.

La construction des centres de formation ne résoudra pas « la situation difficile » des jeunes. Sinon elle ne fera que l’aggraver avec un taux de chômage exponentiel. Chose qu’il fallait éviter afin de ne sombrer dans les revendications et contestations sociales. La descente dans la rue des jeunes français contre la réforme sur la retraite, même si elle n’est envisageable chez nous, doit inspirer nos politiques à traiter humainement le cas des jeunes.

Hassana Djiddah Abdoulaye

Tchad: début de la deuxième phase de retrait de la Minurcat samedi

munircat.jpgLes éléments de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) ont commencé vendredi les préparatifs pour entamer samedi la deuxième phase de leur retrait avant le 31 décembre, a-t-on appris auprès de son état-major.

« Les préparatifs ont commencé, les gros véhicules sont embarqués sur les gros porteurs, c?est un peu le branle-bas et à partir de demain (samedi) les gens vont commencer à bouger », a indiqué à l?AFP le commandant Adama Diop, de l’état-major.

Selon lui, « toutes les opérations ont cessé, tout le monde se focalise sur le départ et ça va s?accélérer à partir de lundi ».

« Notre plan est fait de telle manière que entre le 16 octobre et le 15 décembre tous les militaires auront quitté le Tchad et la RCA », a indiqué le général de division, commandant de la Minurcat, Mahamadou Kandji, jeudi.

L?effectif actuel de la Minurcat, Centrafrique compris, est en deçà de 2.225 hommes, après la première phase de retrait entre le 28 mai et le 15 juillet conformément à la décision du retrait du conseil de sécurité des Nations Unies de la Minurcat, d’après le général Kandji.

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Tchad: remaniement du gouvernement, l’Intérieur change de titulaire

bachir.pngLe Président tchadien Idriss Déby Itno a procédé, samedi, à un remaniement du gouvernement marqué par le passage d’Ahmat Mahamat Bachir de l’Intérieur au ministère, secrétariat général du gouvernement chargé des relations avec l’Assemblée, selon un décret lu à la télévision nationale.

Ahmat Mahamat Bachir remplace Assia Abbo qui devient secrétaire d’Etat à l’Education nationale.

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique est scindé en deux. Oumar Kadjalami Boukar, secrétaire d’Etat à l’Intérieur et à la Sécurité est nommé ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, alors que Kedellah Younouss quitte la Communication pour le ministère de l’Administration du territoire. Il est remplacé à la Communication par Kalzeube Pahimi Debeut, actuel gouverneur de la Région du Bahr-El-Ghazal (ouest).

Abderahim Younous Ali est remplacé par Aboubakar Assidick Tchoroma à l’Education nationale et quitte le gouvernement.

Les autres principaux portefeuilles du gouvernement du Premier ministre Emmanuel Nadingar, en poste depuis mars 2010 conservent leurs titulaires.

Tchad: désolation dans un quartier de N’Djamena envahi par les eaux

De Ali Abba KAYA (AFP)

ndjamna.jpgN’DJAMENA — C’est la désolation à Walia, un quartier de N’Djamena, la capitale tchadienne, où les eaux du fleuve Chari ont envahi les rives dans la nuit de lundi à mardi sans faire de victimes mais provoquant l’effondrement d’une centaine d’habitations dont les occupants sont sans abri.

« J?habite depuis six ans dans ce quartier, je n?ai jamais vu un tel phénomène ni une telle quantité d?eau, j?ai l?impression que toutes les 24 heures le niveau d?eau augmente », se lamente Jérôme Nadji, un étudiant qui vit dans ce vaste quartier périphérique du 9e arrondissement de N’Djamena.

« Nous sommes amenés à nous déplacer en pirogue d?un coin à un autre dans le même quartier », rapporte-t-il.

« En pleine nuit (lundi), l?eau a quitté le fleuve et s?est déversée vers les habitations, nous nous sommes réveillés brusquement », raconte Adoum Issa, un fonctionnaire qui, aidé par ses deux frères, remplit des sacs de terre pour construire une digue. « Entre-temps, les trois chambres que j?ai construites en ciment se sont écroulées. Au niveau de mon carré (bloc de maisons), plus de 30 concessions se sont écroulées », poursuit-il.

« Nous nous sommes vus dans l?obligation de faire déplacer les femmes et les enfants plus loin vers une autre localité afin de sauver ce qui peut être sauvé », explique-t-il.

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Un regard sur le Tchad

tchad.jpgEn 20 ans de règne, les guerres, les rébellions, la mauvaise gouvernance, l’appauvrissement de la population tchadienne ont émaillé le pouvoir debyen. Les grands projets ne sont que des investissements improductifs. Juste des illusions. En fait, même si l’exploitation du pétrole n’a atteint sa finalité, a servi à une chose capitale : surarmer le pays et acheter les consciences. Avec l’apathie, actuelle, de la rébellion tchadienne, le président Deby semble marquer un point décisif.


Un point qu’aucun de ses prédécesseurs n’a pu le marquer. Mais le réel problème pour le Général- Président, gouverner un Etat, une République n’est commander une caserne, un bataillon. La République, en effet, a besoin non seulement de l’ordre mais aussi de la concorde, justice et prospérité. Les slogans le Tchad est en chantier, politique  de la main tendue, quinquennat socialne sont que des mécanismes, à eux seuls, ne pouvant changer le pays. Pour une nation comme le Tchad, 50 ans de guerres, la quête de la paix demeure plus qu’un impératif. Un impératif valant plus que l’organisation de simulacres élections. Les tchadiens du Nord et du Sud, à présent aspirent à la paix. En revanche, l’animal politique que Deby ne voit pas au-delà de son nez. Dommage. Non du fait de la limitation de son intellect mais de son entourage. Certains généraux et ministres préfèrent végéter dans un Etat en perpétuelle guerre que de voir les fils du Tchad unis et soudés derrière le Président. Par constatation, si Deby parvient à raisonner ses caciques, la paix au Tchad sera effective.

La rébellion tchadienne s’étouffe. 

 

Avec ses deux entrée triomphales (celle du 13 Avril 2006 et du 02 au 03 Février 2008) à N’djaména, les politico- militaires ont connu leur apogée mais depuis lors traversent le désert à défaut d’un repère. Du tout au tout, pour la rébellion, les donnes ont changé. Elle n’est plus en rapport de force. A défaut d’un leadership charismatique, elle se déchire davantage. Pour certains analystes, elle est en hibernation pour ne pas dire en désuétude. De surcroit avec la visite à Khartoum au début de Février du Président Deby,  on assiste à jamais à son  enterrement. Un à un certains maquisards ont pris, tête baissée, le chemin de N’djaména. Parce que si couple Deby- El Béchir s’entend, comme d’antan, à la rébellion tchadienne, il lui restera une voie : celle de la réconciliation ou son retour à la bergerie. Cependant un retour négocié n’ouvre aucunement la voie de la paix. En ce sens, le dialogue inclusif demeure la condition sine qua none pour le retour de la paix.

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TCHAD : Les drames d’une République aux abois

hassanadjiddaabdoulaye1.jpgLa rébellion est une contestation patriotique mais au Tchad elle est un domaine lucratif. Ce banditisme de l’Etat soutenu par des myopes politiques plonge l’Etat- Nation dans l’apocalypse : « la bonté d’une guerre se juge à la qualité de mal qu’elle fait » enseignait Hugo.   

En cette année 2010, comme la plupart des anciennes colonies françaises, le Tchad aura  cinquante ans d’ « indépendance ». Un demi-siècle avec des décennies de violences et de désagrégation. 50 ans suffisent pour faire une rétrospection pour  corriger les turpitudes et de modeler le futur. Cependant, les descendants de Toumaï sont encore à l’état de nature où leur existence est partagée par une guerre séculaire permanente. 

Depuis les années 60 jusqu’à nos jours, la guerre – la rébellion – n’a encore fini. Les régimes se succèdent et font face à une opposition politico-militaire cruelle et sauvage. Les frais : la Nation en a payé de trop. 

Sur tous les plans, les besoins se font ressentir et  depuis une lurette, l’histoire de la Patrie s’est arrêtée laissant champ libre aux scènes de la mort, pour ne pas dire de la guerre. Les événements de 79- 80, du 13 avril 2006 et du 2 février 2008 dignes d’un film de Western témoignent  les souffrances atroces qu’ont vécues les Tchadiens. 

Ce peuple qu’a-t-il fait pour vivre dans un Etat de ni paix ni guerre ? Pourquoi se bat- on même ? 

Dans l’histoire politique du Tchad, de Tombalbaye  à  Deby, des hommes se battent pour le  pouvoir non pour servir le peuple mais pour assouvir leur instinct mesquin. Tant des larmes et sangs se sont coulés et comme le commun de Tchadien est ignorant, il se laissera tué et dévoré par les charognards. 

Devenue un moyen de survie, de promotion et d’ascension  politique, la guerre, la rébellion a perdu sa noblesse. Elle n’est qu’un combat du moulin contre le vent, une lutte vaine et meurtrière. Depuis 90, tout le monde  sait que celle – ci n’a rien de revendicatif, plutôt  est subjective à connotation ethnico- régionale. 

Un constat. Pourquoi se sont les mêmes hommes qui se rebellent ? Quelle parodie ! Au fait, que sont devenus les ex- maquisards et  anciens politico- militaires qui ont regagné le bercail ? 

A N’djaména, ils sont dans l’opulence et luxure ;  fini les promesses abracadabresques. Avec ses corollaires, la mort et le dérèglement,  cette guerre de rapine fait le beau jour des seigneurs de la guerre et bandits de la République. Parce que sous Deby, quand un individu en perte de repère se rebelle avec le sien. La guerre, le hochet de certains rapaces, a dénaturé  la Nation.

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Francophonie Le déclin ralenti par l’Afrique

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a présenté mardi 12 octobre 2010 son rapport annuel sur la francophonie dans le monde, intitulé « La langue française dans le monde 2010 », qui sera en vente à partir du 21 octobre. Combien de francophones y a-t-il dans le monde ? Où en est l’apprentissage de la langue française en Europe, en Afrique, en Asie ? Dans quels pays le français est-il langue officielle ? Quels sont les médias internationaux disponibles en français ? Quelle place pour la diversité linguistique sur Internet ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage de 384 pages, édité chez Nathan, s’efforce de répondre le plus précisément possible : il s’agit de fournir aux spécialistes comme au grand public des données fiables sur la situation de la langue française. Parmi ces informations, figurent notamment une cartographie inédite du français dans l’océan Indien et des études sur la féminisation et l’enseignement du français articulé aux langues africaines et créoles.

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Inondations au Tchad: 150.000 personnes touchées

Les inondations qui touchent le Tchad depuis juillet ont affecté 150.000 personnes et 52.600 hectares de terres ensemencées ont été envahis, selon un rapport mardi du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) dans ce pays.

19 des 22 régions du pays sont touchées et « environ 150 000 personnes affectées », selon l’OCHA.

« Les surfaces emblavées inondées sont estimées à 52.600 hectares. Les régions les plus affectées sont Hajer Lamis (18 000 hectares perdus, nord de N’Djamena) et Bongor (16.550 hectares perdus, sud de N’Djamena). La sécurité alimentaire des populations ayant perdu les récoltes du fait des inondations va probablement dépendre de l’assistance du gouvernement et de ses partenaires pour un temps », note le bureau.

« Le bilan à Bongor et dans les localités environnantes depuis juillet (…) est de 9 900 ménages affectés (soit 40.600 personnes), 16 600 habitats détruits », souligne-t-il notamment.

« Les mauvaises conditions d’hygiène entraînées par les inondations ont contribué à la détérioration de la situation sanitaire dans certaines localités. Le choléra a été enregistré dans quatre régions », indique la même source.

Début septembre, l’OCHA estimait à près de 144.600 personnes les personnes touchées » et de près de 32.000 hectares de cultures perdus »

Le Tchad était déjà affecté par une crise alimentaire après une mauvaise campagne agricole 2009-2010 avec des pertes de récoles et une forte mortalité au sein du cheptel.

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