Archive pour 13 octobre, 2010

Un regard sur le Tchad

tchad.jpgEn 20 ans de règne, les guerres, les rébellions, la mauvaise gouvernance, l’appauvrissement de la population tchadienne ont émaillé le pouvoir debyen. Les grands projets ne sont que des investissements improductifs. Juste des illusions. En fait, même si l’exploitation du pétrole n’a atteint sa finalité, a servi à une chose capitale : surarmer le pays et acheter les consciences. Avec l’apathie, actuelle, de la rébellion tchadienne, le président Deby semble marquer un point décisif.


Un point qu’aucun de ses prédécesseurs n’a pu le marquer. Mais le réel problème pour le Général- Président, gouverner un Etat, une République n’est commander une caserne, un bataillon. La République, en effet, a besoin non seulement de l’ordre mais aussi de la concorde, justice et prospérité. Les slogans le Tchad est en chantier, politique  de la main tendue, quinquennat socialne sont que des mécanismes, à eux seuls, ne pouvant changer le pays. Pour une nation comme le Tchad, 50 ans de guerres, la quête de la paix demeure plus qu’un impératif. Un impératif valant plus que l’organisation de simulacres élections. Les tchadiens du Nord et du Sud, à présent aspirent à la paix. En revanche, l’animal politique que Deby ne voit pas au-delà de son nez. Dommage. Non du fait de la limitation de son intellect mais de son entourage. Certains généraux et ministres préfèrent végéter dans un Etat en perpétuelle guerre que de voir les fils du Tchad unis et soudés derrière le Président. Par constatation, si Deby parvient à raisonner ses caciques, la paix au Tchad sera effective.

La rébellion tchadienne s’étouffe. 

 

Avec ses deux entrée triomphales (celle du 13 Avril 2006 et du 02 au 03 Février 2008) à N’djaména, les politico- militaires ont connu leur apogée mais depuis lors traversent le désert à défaut d’un repère. Du tout au tout, pour la rébellion, les donnes ont changé. Elle n’est plus en rapport de force. A défaut d’un leadership charismatique, elle se déchire davantage. Pour certains analystes, elle est en hibernation pour ne pas dire en désuétude. De surcroit avec la visite à Khartoum au début de Février du Président Deby,  on assiste à jamais à son  enterrement. Un à un certains maquisards ont pris, tête baissée, le chemin de N’djaména. Parce que si couple Deby- El Béchir s’entend, comme d’antan, à la rébellion tchadienne, il lui restera une voie : celle de la réconciliation ou son retour à la bergerie. Cependant un retour négocié n’ouvre aucunement la voie de la paix. En ce sens, le dialogue inclusif demeure la condition sine qua none pour le retour de la paix.

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TCHAD : Les drames d’une République aux abois

hassanadjiddaabdoulaye1.jpgLa rébellion est une contestation patriotique mais au Tchad elle est un domaine lucratif. Ce banditisme de l’Etat soutenu par des myopes politiques plonge l’Etat- Nation dans l’apocalypse : « la bonté d’une guerre se juge à la qualité de mal qu’elle fait » enseignait Hugo.   

En cette année 2010, comme la plupart des anciennes colonies françaises, le Tchad aura  cinquante ans d’ « indépendance ». Un demi-siècle avec des décennies de violences et de désagrégation. 50 ans suffisent pour faire une rétrospection pour  corriger les turpitudes et de modeler le futur. Cependant, les descendants de Toumaï sont encore à l’état de nature où leur existence est partagée par une guerre séculaire permanente. 

Depuis les années 60 jusqu’à nos jours, la guerre – la rébellion – n’a encore fini. Les régimes se succèdent et font face à une opposition politico-militaire cruelle et sauvage. Les frais : la Nation en a payé de trop. 

Sur tous les plans, les besoins se font ressentir et  depuis une lurette, l’histoire de la Patrie s’est arrêtée laissant champ libre aux scènes de la mort, pour ne pas dire de la guerre. Les événements de 79- 80, du 13 avril 2006 et du 2 février 2008 dignes d’un film de Western témoignent  les souffrances atroces qu’ont vécues les Tchadiens. 

Ce peuple qu’a-t-il fait pour vivre dans un Etat de ni paix ni guerre ? Pourquoi se bat- on même ? 

Dans l’histoire politique du Tchad, de Tombalbaye  à  Deby, des hommes se battent pour le  pouvoir non pour servir le peuple mais pour assouvir leur instinct mesquin. Tant des larmes et sangs se sont coulés et comme le commun de Tchadien est ignorant, il se laissera tué et dévoré par les charognards. 

Devenue un moyen de survie, de promotion et d’ascension  politique, la guerre, la rébellion a perdu sa noblesse. Elle n’est qu’un combat du moulin contre le vent, une lutte vaine et meurtrière. Depuis 90, tout le monde  sait que celle – ci n’a rien de revendicatif, plutôt  est subjective à connotation ethnico- régionale. 

Un constat. Pourquoi se sont les mêmes hommes qui se rebellent ? Quelle parodie ! Au fait, que sont devenus les ex- maquisards et  anciens politico- militaires qui ont regagné le bercail ? 

A N’djaména, ils sont dans l’opulence et luxure ;  fini les promesses abracadabresques. Avec ses corollaires, la mort et le dérèglement,  cette guerre de rapine fait le beau jour des seigneurs de la guerre et bandits de la République. Parce que sous Deby, quand un individu en perte de repère se rebelle avec le sien. La guerre, le hochet de certains rapaces, a dénaturé  la Nation.

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Francophonie Le déclin ralenti par l’Afrique

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a présenté mardi 12 octobre 2010 son rapport annuel sur la francophonie dans le monde, intitulé « La langue française dans le monde 2010 », qui sera en vente à partir du 21 octobre. Combien de francophones y a-t-il dans le monde ? Où en est l’apprentissage de la langue française en Europe, en Afrique, en Asie ? Dans quels pays le français est-il langue officielle ? Quels sont les médias internationaux disponibles en français ? Quelle place pour la diversité linguistique sur Internet ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage de 384 pages, édité chez Nathan, s’efforce de répondre le plus précisément possible : il s’agit de fournir aux spécialistes comme au grand public des données fiables sur la situation de la langue française. Parmi ces informations, figurent notamment une cartographie inédite du français dans l’océan Indien et des études sur la féminisation et l’enseignement du français articulé aux langues africaines et créoles.

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Inondations au Tchad: 150.000 personnes touchées

Les inondations qui touchent le Tchad depuis juillet ont affecté 150.000 personnes et 52.600 hectares de terres ensemencées ont été envahis, selon un rapport mardi du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) dans ce pays.

19 des 22 régions du pays sont touchées et « environ 150 000 personnes affectées », selon l’OCHA.

« Les surfaces emblavées inondées sont estimées à 52.600 hectares. Les régions les plus affectées sont Hajer Lamis (18 000 hectares perdus, nord de N’Djamena) et Bongor (16.550 hectares perdus, sud de N’Djamena). La sécurité alimentaire des populations ayant perdu les récoltes du fait des inondations va probablement dépendre de l’assistance du gouvernement et de ses partenaires pour un temps », note le bureau.

« Le bilan à Bongor et dans les localités environnantes depuis juillet (…) est de 9 900 ménages affectés (soit 40.600 personnes), 16 600 habitats détruits », souligne-t-il notamment.

« Les mauvaises conditions d’hygiène entraînées par les inondations ont contribué à la détérioration de la situation sanitaire dans certaines localités. Le choléra a été enregistré dans quatre régions », indique la même source.

Début septembre, l’OCHA estimait à près de 144.600 personnes les personnes touchées » et de près de 32.000 hectares de cultures perdus »

Le Tchad était déjà affecté par une crise alimentaire après une mauvaise campagne agricole 2009-2010 avec des pertes de récoles et une forte mortalité au sein du cheptel.

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