Archive pour 21 juillet, 2010

Kadhafi restreint les activités du leader du MJE et trouve Ben Laden raisonnable

kadhafi.jpgLe dirigeant du Mouvement justice et égalité, qui a obtenu refuge en Libye est frappé par une censure médiatique. Face à la contestation du Soudan qui demande à la Libye d’expulser son hôte gênant, Dr. Khalil Ibrahim le leader du MJE est prié de se conformer au respect des règles régissant le droit d’asile. Le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi, a, dans une interview à France 24 diffusée lundi soir, tenu à rassurer les autorités soudanaises que son hôte qui a obtenu refuge en Libye ne doit ni gêner les pourparlers de Doha, ni faire des déclarations médiatiques. « Il est normal que sa présence en Libye préoccupe le Soudan et le Tchad. Nous lui avons cependant interdit de faire des déclarations à moins que cela soit dans l’intérêt de la paix ou pour déposer les armes », a déclaré le colonel Kadhafi.

Ben Laden est un homme raisonnable, selon le colonel Kadhafi

Répondant aux questions de la chaîne télévisée France 24, à quelques jours de l’ouverture à Kampala, en Ouganda, du sommet de l’Union africaine (UA), dont il a déjà assuré la présidence, le colonel Mouammar Kadhafi a déclaré que Ben Laden est un homme raisonnable, comme un cheikh, comme un théologien, il a notamment proposé la trêve à l’Europe. Je ne pense pas qu’il accepte ces groupes de la mort qui agissent au nom d’AlQaïda au Magreb, un groupe qui n’existe nulle part, selon lui. Le leader libyen a nié l’existence de l’organisation Al-Qaïda au Maghreb. « Il n’y a pas d’organisation de ce type. C’est une rumeur, de la propagande. En réalité, il s’agit de petits groupes criminels comme les Brigades rouges en Italie. Ils ont commis des attentats, des kidnappings et des assassinats, cela n’a rien à voir avec l’islam », a-t-il précisé. Selon lui, Ben Laden n’est pas responsable des actes du groupuscule terroriste. Abordant le dossier relatif à la poursuite du président soudanais par la CPI, Kadafi refuse de reconnaître la CPI. « Nous ne reconnaissons pas la Cour pénale internationale, qui est un instrument au service du colonialisme et du terrorisme international », a-t-il déclaré. Selon lui, « il faudrait juger un certain nombre de dirigeants occidentaux et israéliens avant de juger El-Béchir ». 

Communauté de la Cen-Sad : L’organisation semble peu efficace, selon le Tchad

 

faki.png N’DJAMENA : La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), créée en 1998, « ne semble pas répondre aux attentes » de ses 28 pays membres, a estimé hier le chef de la diplomatie tchadienne, lors d’une réunion préparatoire au sommet des chefs d’Etats prévu à N’Djamena.

 

« En faisant l’état des lieux douze ans plus tard (après la création de la Communauté, NDLR), on peut affirmer que la Cen-Sad ne semble pas répondre aux attentes de ses membres », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat lors de cette réunion des ministres avant le sommet de l’organisation, qui se tiendra jeudi et vendredi. « Nombre d’entre eux sont en proie à des crises énergétiques et alimentaires aiguës alors que le potentiel dans ces secteurs est considérable. Concernant la sécurité dans notre espace, la Cen-Sad est le lieu où on enregistre le plus grand nombre des conflits sur le continent », a-t-il constaté.

 

Il a estimé que « la structure et le fonctionnement de la Cen-Sad ne répondent pas encore au critère d’une organisation d’intégration économique, prélude à une intégration politique ». « Il nous faut nécessairement évoluer. Nous ne pouvons le faire que si nous posons les vrais problèmes de notre organisation en vue d’y apporter les bonnes réponses », a souligné M. Faki. Il a demandé aux ministres de ses saisir de la réunion pour « évaluer sans complaisance les forces et les faiblesses » de la communauté. Selon le programme officiel, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cen-Sad commenceront à arriver mercredi à N’Djamena, à la veille du sommet. Après le sommet, ils se rendront à Kampala, en Ouganda, pour le sommet de l’Union africaine (UA).Basée à Tripoli, la Cen-Sad a été créée en février 1998 à l’initiative du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et compte 28 pays : Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Ghana, Libye, Liberia, Kenya, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Sao Tomé et Principe, Soudan, Tchad, Togo et Tunisie.

Soudan: Omar el-Béchir attendu mercredi au Tchad

omarelbechir.jpgN’DJAMENA – Le président soudanais Omar el-Béchir, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), est attendu mercredi à N’Djamena, pour le sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), a annoncé mardi à l’AFP une source à la présidence tchadienne.

« Dans le cadre du sommet de la Cen-Sad, le président Omar el-Béchir est attendu ici demain (mercredi) à 17H00 (16H00 GMT) pour prendre part au sommet qui se tient jeudi », a déclaré cette source officielle, sans plus de détails.

Outre M. el-Béchir, plusieurs dirigeants en provenance des 28 pays membres de la Cen-Sad sont attendus pour ce sommet à N’Djamena, d’où la plupart se rendront ensuite à Kampala, en Ouganda, pour le sommet de l’Union africaine, selon le programme officiel.

Le premier arrivé dans la capitale tchadienne a été le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Il s’est déplacé pour l’occasion avec deux avions et une importante délégation, et a été été accueilli à l’aéroport par le président tchadien Idriss Deby Itno mais les deux hommes n’ont pas fait de discours.

Plus tôt mardi, des responsables soudanais avaient indiqué à l’AFP à Khartoum que le président el-Béchir devait se rendre mercredi à N’Djamena pour le sommet de la Cen-Sad. Un de ces responsables avait toutefois précisé: « la décision finale n’est pas encore prise ».

Ce déplacement serait le premier d’Omar el-Béchir dans un pays reconnaissant la juridiction de la CPI, d’après des responsables soudanais.

Ses voyages sont l’objet -selon les destinations- d’une grande discrétion depuis l’émission en mars 2009 d’un mandat d’arrêt de la CPI à son encontre, pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour (ouest).

La CPI a délivré la semaine dernière un second mandat d’arrêt, cette fois pour génocide, toujours au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre complexe à l’origine de 300.000 morts selon les estimations de l’ONU -10.000 d’après Khartoum- et 2,7 millions déplacés.

Le Tchad est signataire du Statut de Rome, acte fondateur de la CPI, en vertu duquel il est tenu d’arrêter des personnes sous mandat d’arrêt sur son territoire.

Le président Deby avait effectué en février une visite historique à Khartoum dans le cadre d’un processus de normalisation des relations entre les deux voisins après cinq ans de guerre par groupes rebelles interposés.

Le nouveau chef de la diplomatie soudanaise Ali Karti s’est rendu lundi à N’Djamena où il a fait état de « l’évolution très positive » des relations entre les deux voisins depuis la visite à Khartoum du président tchadien Deby, a rapporté mardi l’agence officielle Suna.

 

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Soudan: Béchir sur le point de voyager au Tchad, la rébellion tchadienne plie bagage

KHARTOUM — Le Soudan a expulsé mardi les trois ténors de la rébellion tchadienne en préparation de la visite mercredi du président Omar el-Béchir au Tchad, son premier voyage dans un pays reconnaissant la Cour pénale internationale (CPI) depuis l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui.

 

(suite…)

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