Emmanuel Nadingar, un Premier ministre mobil

emmanuelnadingar1.jpgemmanuelnadigartchad1.jpgDepuis sa nomination, le premier ministre Emmanuel Nadingar a pris son bâton de commandement de livreur du message présidentiel. La paix, l’unité et le développement sont le leitmotiv de ce périple. Dès les premiers jours, le chef du gouvernement s’est attaqué aux différents départements ministériels. « Désormais aucun retard et aucune absence ne seront tolérés. », laisse entendre le nouveau locataire de la primature. Le temps du laxisme est révolu, veut dire le Premier ministre. Avec cette campagne, Emmanuel Nadingar a-t-il l’intention de répliquer à ceux qui ont taxé son gouvernement, d’un gouvernement de mission électorale. 

Le monsieur Premier de la primature est au contact du Tchad profond, pour constater de visu ce qui s’y passe. Une première peut être d’une telle tournée d’un chef du gouvernement. Ces prédécesseurs ont plutôt choisi de rester derrière le fauteuil de leur bureau. L’idéal pour un chef du gouvernement à l’état actuel du pays, est de jouer le rôle d’un chef d’atelier au contact de ses artisans. Le talon d’un maçon se constate au pied d’un mur, a-t-on l’habitude de dire.

Le gouvernement du 09 mars dernier a choisi un chemin qui est le sien. Accusé de présenter une équipe qui ne peut être à la hauteur de sa mission, il plante un système inédit, celui de sillonner l’intérieur du territoire national pour connaître davantage les problèmes quotidiens auxquels sont confrontés les administrés et les adminstrants. Bain de foule, les doléances de la population, etc., sont le menu du Chef du gouvernement depuis sa tournée à l’intérieur du pays. 

Il est vrai que le message du chef de l’Etat est canalisé par ce passage, triomphal en période de campagne, mais les rouages administratifs, son dysfonctionnement et sa bonne marche n’ont pas été également oubliés par le Premier ministre. 

Emmanuel Nadingar, qui a esquivé lors de sa nomination en mars dernier, aux pronostics de tous les chroniqueurs de la spéculation politique, innove aujourd’hui un système qui peut être aux néophytes dans la fonction de la primature une nouvelle école qu’il faut calquer à jamais. 

Du Nord au Sud, le chef du gouvernement s’est présenté en artisan et en véritable chef d’une nouvelle équipe dynamique, qui, au lieu de se sédentariser au bureau, préfère écouter son concitoyen et lui faire parvenir un message d’unité et du développement. Le cliché collé, d’un gouvernement de mission électorale et de campagne a aussi eu sa raison d’être, pour certains. Prendre à chaud les impressions de la population est une campagne à l’avance. 

Les questions sécuritaires ne sont pas du reste, car le PM a évoqué l’abus du pouvoir exercé par certaines autorités sur le dos du paisible citoyen. Le désarmement, la cohabitation ont servi de tremplin à Emmanuel Nadingar, pour prodiguer la bonne nouvelle à la population pour qui l’élection l’avait rendu alléchant. 

Un autre aspect de ce problème, comment sont gérées en bonne et due forme les affaires en cours de la primature, se demandent certains, beaucoup plus surpris par les nombreux déplacements du chef du gouvernement tchadien. 

Les premiers occupants de la primature se sont toujours organisés en journée de travail et autre pour faire évacuer les piles de dossiers en instance. Le locataire actuel ne va pas échapper à la règle, malgré ses lourdes responsabilités, auxquelles s’ajoute, dans le cas d’espèce, le périple sensibilisateur de M. Emmanuel. 

Aussitôt arrivé à la tête du gouvernement, le PM s’est d’abord attaqué aux départements ministériels par des descentes inopinées. On dit  que l’homme est un rodé en la matière. Il a occupé plusieurs portefeuilles ministériels : défense, transport, pétrole.… . Aurait-il perçu de prime abord le mauvais comportement de certains agents de l’Etat dont le laisser-aller a provoqué et continue d’ailleurs de constituer  un grand manque à gagner pour l’Etat? 

Que ce soit dans un but électoraliste ou une simple organisation du travail, toujours est-il qu’un leader n’écoute mieux que lorsque qu’il est plus près de ses administrés. C’est un renouveau apporté dans la vision et la gestion de l’administration publique par le chef du gouvernement, lequel doit espérer par là recueillir l’assentiment du boss. Sans doute son successeur virtuel en tiendra compte pour un meilleur rapprochement des siens.

 


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