Déguerpir pour développer! Où est passé le mandat social ?

Le social prôné depuis le mandat actuel, du président de la République, n’a pas changé d’un iota, les débats politiques animés par des politiciens proches du pouvoir et autres, pour faire croire et éduquer la population tchadienne à ce concept. Ce leitmotiv-mandat social- a été un sphinx dans l’esprit des Tchadiens, qui le cherchent sans arrêt. 

L’ensemble de la population attendait les retombées succulentes de cette vie tant souhaité par des farouches démagogues. Qui a tort et qui a raison disait un analyste objectif, de la vie sociale tchadienne ? Peut-on dire que le quotient intellectuel qui se repose pour les adultes  sur l’efficience intellectuelle de ces hommes est douteux à travers ces actions entreprises qui amalgament social et antisocial depuis un bon temps. Les grands génies du développement que les Tchadiens attendent finiront par définir le social d’une autre façon.

La masse coercitive des mesures pour un développement forcé, sans aucune considération et sans une infime sagacité a stupéfait tout le monde. Aucun doigt « non » a été levé et la population est vilipendée quotidiennement.  « Le président de la République doit intervenir pour mettre un bémol à cette mascarade, sinon la dérive est certaine. », a affirmé un citoyen se dit déguerpi à deux reprises. 

Les coûts globaux, y compris les indemnisations bouffonnes versées aux minables balayés comme des débris de leurs demeures, ne suffiront-ils pas aux gothas du développement de faire poindre des standings à cette population qui vivote avant même ce projet de développement dare-dare. 

La population subit ces derniers temps, une forte pression de la part des autorités municipales qui veulent coûte que coûte accélérer le développement de la ville de N’Djaména, laquelle à leurs yeux est un grand village. Force est de constater que les lourdes conséquences tombent sur le citoyen lambda qui tire aujourd’hui le diable par la queue. Nous avons évoqué dans une de nos précédentes parutions, cet état de vie devenue chaotique pour la population. Pourtant le mandat actuel du Chef de l’Etat est placé sous le signe du social. 

Ce dont nous parlons est la façon de faire de nos autorités. Le Tchad est un pays pétrolier depuis 2003. Cette manne devait au moins changer le niveau de vie de la population.  Au contraire, les Tchadiens se cherchent encore depuis que l’or noir a vu le jour. 

Ailleurs, le développement a été rendu possible par une contribution  de tous les patriotes. Le revenu du pétrole qui a servi à plus de sa moitié aux achats d’armes devrait contribuer efficacement au développement de ce pays, si les eaux coulaient dans leurs canaux. Hélas ! Et malheureusement, ce n’est pas le cas. 

Une armada de décisions sur la population obligée de réaliser parfois des œuvres qui relèvent du domaine public. Ajouter à cela une suite des cassures  en faveur des ouvertures des rues. Sans oublier l’interdiction de l’informel, poumon injecteur de l’économie. Il sera un modèle qui grave le cerveau, si l’actuelle N’Djaména est délaissé pour la vieille ville et au profit d’une autre plus moderne à multiple facettes répondant aux normes d’une ville vitrine. Il y a un temps, une charpente de N’Djaména 2 a été programmé, mais vite oubliée comme un rêve imprécis. 

La population de la capitale peut accepter avec allégresse,  lorsque les  autorités de la municipalité ou autres ouvriront un crédit en sa faveur pour un développement, pour construire son pavé et ses murs en matériaux durables ainsi que de creuser son puisard. Les mesures d’accompagnement favorisent et les autorités et les citoyens au lieu de démolir et obliger avant de réparer, ou interdire. 

Les citoyens reprochent toujours aux autorités le manque de planification et d’études minutieuses dans les décisions qu’elles prennent. Une décision étudiée a moins de conséquences désastreuses et ne peut avoir des effets négatifs sur la ville et sur la population, et de facto pas de contestation de celle-ci, et donc de la confiance. Les jours à venir sont décisifs et primordiaux, si on sait que les échéances futures qui pointent, sont au moins une monnaie d’échange pour cette population. L’exemple du récent recensement un petit peu boudé au début par la population. Cette dernière ne réclamerait-elle pas le retour de l’ascenseur demain ?

 


Répondre

PETIT JOURNAL DES SOUVENIRS... |
c218 |
Planète : nature et animaux |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La psychologie
| analyses, contestations pol...
| .:| нρoт&#...