Archive pour juillet, 2010

Tchad: Pose de la 1ère pierre du complexe ‘Manarat Kadhafi’

Complexe religieux et culturel de la « Grande Manarat Kadhafi » – Le guide Mouammar Kadhafi a procédé samedi à N’Djaména, la capitale tchadienne, à la pose de la première pierre du complexe religieux et culturel de la « Grande Manarat Kadhafi ».

Ce complexe est composé d’une grande mosquée d’une capacité de 15.000 fidèles, des écoles primaires, un collège, une grande bibliothèque, des salles de réunions de différents types, une salle de conférences, un amphithéâtre, une salle de réception et des bureaux de prise en charge des nouveaux convertis à l’Islam.

La « Grande Manarat Kadhafi » comprend aussi un siège devant abriter une radio coranique, un institut de formation des imams et prédicateurs et de prestation de services pour les ulémas, les formateurs soufistes, professeurs et étudiants ainsi que d’autres services tels que les bureaux de l’administration du complexe.

La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du Conseil supérieur islamique tchadien, du Secrétaire général de l’Association mondiale pour l’appel islamique, Mohamed Ahmed Chérif.

Dans une brève allocution prononcée à cette occasion, le président du Conseil supérieur islamique au Tchad, Cheikh Hussein Hassan Babacar, a exprimé sa considération et celle des musulmans du Tchad à l’égard du guide Kadhafi et à l’endroit de ses efforts et initiatives en faveur de l’Islam et des musulmans dans le monde et au Tchad en particulier.

Il a mis en exergue la cohésion de tous les musulmans du monde avec le guide Kadhafi qui a pris part, du 22 au 23 juillet à N’Djaména, au 12ème sommet de chef d’Etat et de gouvernement de la Communauté des Etats sahélos-sahariens (CEN-SAD).

Le leader libyen a quitté N’Djaména samedi soir pour Kampala, en Ouganda, où il a assisté au 15ème sommet de l’Union africaine (UA) qui a débuté ce dimanche sous le thème « Santé maternelle, néonatale et développement en Afrique ».

Justice ou bon voisinage, le Tchad a choisi

elbechir.jpgDepuis que la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre lui, en mars 2009, le président soudanais Omar el-Béchir s’est fait un malin plaisir de voyager, à plusieurs reprises, à l’étranger. Mais c’est la première fois qu’il se rendait dans un pays ayant reconnu la compétence de la Cour installée à La Haye, aux Pays-Bas. Malgré les pressions internationales, notamment celles des Occidentaux, le Tchad a refusé, hier, d’arrêter l’homme fort de Khartoum, venu à N’djaména pour participer à un sommet régional sur la sécurité.

Idriss Déby Itno a ainsi donné clairement la priorité au processus de réconciliation en cours avec son grand voisin de l’est, le Soudan. Durant des années, les deux pays ont été au bord de la guerre en raison de la situation au Darfour, la grande province située à l’ouest du Soudan. Par rébellions interposées, Tchadiens et Soudanais se sont régulièrement affrontés, jusque dans leurs capitales respectives.

Après des années de médiations infructueuses – française, libyenne, saoudienne – les deux pays se sont engagés depuis peu dans une « opération réconciliation » pour des raisons avant tout d’opportunisme politique: Déby veut prolonger son bail à la tête de l’Etat tchadien l’an prochain et Béchir, qui fera face au référendum d’autodétermination du Sud-Soudan début 2011, ne peut agir sur plusieurs fronts en même temps. 

Ce spectaculaire rapprochement fait donc une victime collatérale: la justice internationale. Soutenu par l’Union africaine, le pouvoir de N’djaména réfute les critiques internationales, affirmant n’avoir de leçon à recevoir de personne. Sans doute pas des Etats-Unis qui n’ont toujours pas ratifié le statut de Rome.

Même si on peut le regretter, le Tchad n’est pas le premier ni le dernier pays à privilégier le réalisme politique sur toute autre considération. Dans les années 90, les Occidentaux – Français, Britanniques et Américains – ont pris soin de ne pas arrêter les leaders serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, pourtant recherchés par le Tribunal pénal international de La Haye. Dans ses mémoires, l’ex-procureure Carla del Ponte raconte aussi comment elle a été lâchée par les chancelleries occidentales quand il s’est agi de lancer des « enquêtes spéciales » sur des crimes imputés aux proches de Paul Kagamé, l’actuel président du Rwanda.

Malgré ce revers subi au Tchad, les partisans de la justice internationale pourront se consoler en notant que, après des années de clandestinité, Radovan Karadzic, arrêté à Belgrade en 2008, fait actuellement face à ses juges à La Haye.

photo Reuters: le président du Soudan Omar el-Béchir sur le tarmac de l’aéroport de Khartoum, le 21 juillet, en partance pour le Tchad.

Kadhafi restreint les activités du leader du MJE et trouve Ben Laden raisonnable

kadhafi.jpgLe dirigeant du Mouvement justice et égalité, qui a obtenu refuge en Libye est frappé par une censure médiatique. Face à la contestation du Soudan qui demande à la Libye d’expulser son hôte gênant, Dr. Khalil Ibrahim le leader du MJE est prié de se conformer au respect des règles régissant le droit d’asile. Le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi, a, dans une interview à France 24 diffusée lundi soir, tenu à rassurer les autorités soudanaises que son hôte qui a obtenu refuge en Libye ne doit ni gêner les pourparlers de Doha, ni faire des déclarations médiatiques. « Il est normal que sa présence en Libye préoccupe le Soudan et le Tchad. Nous lui avons cependant interdit de faire des déclarations à moins que cela soit dans l’intérêt de la paix ou pour déposer les armes », a déclaré le colonel Kadhafi.

Ben Laden est un homme raisonnable, selon le colonel Kadhafi

Répondant aux questions de la chaîne télévisée France 24, à quelques jours de l’ouverture à Kampala, en Ouganda, du sommet de l’Union africaine (UA), dont il a déjà assuré la présidence, le colonel Mouammar Kadhafi a déclaré que Ben Laden est un homme raisonnable, comme un cheikh, comme un théologien, il a notamment proposé la trêve à l’Europe. Je ne pense pas qu’il accepte ces groupes de la mort qui agissent au nom d’AlQaïda au Magreb, un groupe qui n’existe nulle part, selon lui. Le leader libyen a nié l’existence de l’organisation Al-Qaïda au Maghreb. « Il n’y a pas d’organisation de ce type. C’est une rumeur, de la propagande. En réalité, il s’agit de petits groupes criminels comme les Brigades rouges en Italie. Ils ont commis des attentats, des kidnappings et des assassinats, cela n’a rien à voir avec l’islam », a-t-il précisé. Selon lui, Ben Laden n’est pas responsable des actes du groupuscule terroriste. Abordant le dossier relatif à la poursuite du président soudanais par la CPI, Kadafi refuse de reconnaître la CPI. « Nous ne reconnaissons pas la Cour pénale internationale, qui est un instrument au service du colonialisme et du terrorisme international », a-t-il déclaré. Selon lui, « il faudrait juger un certain nombre de dirigeants occidentaux et israéliens avant de juger El-Béchir ». 

Communauté de la Cen-Sad : L’organisation semble peu efficace, selon le Tchad

 

faki.png N’DJAMENA : La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), créée en 1998, « ne semble pas répondre aux attentes » de ses 28 pays membres, a estimé hier le chef de la diplomatie tchadienne, lors d’une réunion préparatoire au sommet des chefs d’Etats prévu à N’Djamena.

 

« En faisant l’état des lieux douze ans plus tard (après la création de la Communauté, NDLR), on peut affirmer que la Cen-Sad ne semble pas répondre aux attentes de ses membres », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat lors de cette réunion des ministres avant le sommet de l’organisation, qui se tiendra jeudi et vendredi. « Nombre d’entre eux sont en proie à des crises énergétiques et alimentaires aiguës alors que le potentiel dans ces secteurs est considérable. Concernant la sécurité dans notre espace, la Cen-Sad est le lieu où on enregistre le plus grand nombre des conflits sur le continent », a-t-il constaté.

 

Il a estimé que « la structure et le fonctionnement de la Cen-Sad ne répondent pas encore au critère d’une organisation d’intégration économique, prélude à une intégration politique ». « Il nous faut nécessairement évoluer. Nous ne pouvons le faire que si nous posons les vrais problèmes de notre organisation en vue d’y apporter les bonnes réponses », a souligné M. Faki. Il a demandé aux ministres de ses saisir de la réunion pour « évaluer sans complaisance les forces et les faiblesses » de la communauté. Selon le programme officiel, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cen-Sad commenceront à arriver mercredi à N’Djamena, à la veille du sommet. Après le sommet, ils se rendront à Kampala, en Ouganda, pour le sommet de l’Union africaine (UA).Basée à Tripoli, la Cen-Sad a été créée en février 1998 à l’initiative du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et compte 28 pays : Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Ghana, Libye, Liberia, Kenya, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Sao Tomé et Principe, Soudan, Tchad, Togo et Tunisie.

Soudan: Omar el-Béchir attendu mercredi au Tchad

omarelbechir.jpgN’DJAMENA – Le président soudanais Omar el-Béchir, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), est attendu mercredi à N’Djamena, pour le sommet de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), a annoncé mardi à l’AFP une source à la présidence tchadienne.

« Dans le cadre du sommet de la Cen-Sad, le président Omar el-Béchir est attendu ici demain (mercredi) à 17H00 (16H00 GMT) pour prendre part au sommet qui se tient jeudi », a déclaré cette source officielle, sans plus de détails.

Outre M. el-Béchir, plusieurs dirigeants en provenance des 28 pays membres de la Cen-Sad sont attendus pour ce sommet à N’Djamena, d’où la plupart se rendront ensuite à Kampala, en Ouganda, pour le sommet de l’Union africaine, selon le programme officiel.

Le premier arrivé dans la capitale tchadienne a été le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Il s’est déplacé pour l’occasion avec deux avions et une importante délégation, et a été été accueilli à l’aéroport par le président tchadien Idriss Deby Itno mais les deux hommes n’ont pas fait de discours.

Plus tôt mardi, des responsables soudanais avaient indiqué à l’AFP à Khartoum que le président el-Béchir devait se rendre mercredi à N’Djamena pour le sommet de la Cen-Sad. Un de ces responsables avait toutefois précisé: « la décision finale n’est pas encore prise ».

Ce déplacement serait le premier d’Omar el-Béchir dans un pays reconnaissant la juridiction de la CPI, d’après des responsables soudanais.

Ses voyages sont l’objet -selon les destinations- d’une grande discrétion depuis l’émission en mars 2009 d’un mandat d’arrêt de la CPI à son encontre, pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour (ouest).

La CPI a délivré la semaine dernière un second mandat d’arrêt, cette fois pour génocide, toujours au Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre complexe à l’origine de 300.000 morts selon les estimations de l’ONU -10.000 d’après Khartoum- et 2,7 millions déplacés.

Le Tchad est signataire du Statut de Rome, acte fondateur de la CPI, en vertu duquel il est tenu d’arrêter des personnes sous mandat d’arrêt sur son territoire.

Le président Deby avait effectué en février une visite historique à Khartoum dans le cadre d’un processus de normalisation des relations entre les deux voisins après cinq ans de guerre par groupes rebelles interposés.

Le nouveau chef de la diplomatie soudanaise Ali Karti s’est rendu lundi à N’Djamena où il a fait état de « l’évolution très positive » des relations entre les deux voisins depuis la visite à Khartoum du président tchadien Deby, a rapporté mardi l’agence officielle Suna.

 

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Soudan: Béchir sur le point de voyager au Tchad, la rébellion tchadienne plie bagage

KHARTOUM — Le Soudan a expulsé mardi les trois ténors de la rébellion tchadienne en préparation de la visite mercredi du président Omar el-Béchir au Tchad, son premier voyage dans un pays reconnaissant la Cour pénale internationale (CPI) depuis l’émission d’un mandat d’arrêt contre lui.

 

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Haroun Kabadi conseiller spécial du Président de la République: Que retiendrons-nous de l’affaire des manuels scolaires ?

harounkabadi1.jpgQuel ne fut pas notre étonnement d’apprendre la nomination de Haroun Kabadi comme conseiller spécial du président de la République ! Après tant de tapage médiatique sur cette affaire de détournement au ministère de l’Education nationale, qui a éclaboussé bon nombre de nos hautes autorités, l’opinion tchadienne ne peut que constater la mort certaine de la poursuite judiciaire engagée contre les accusés.

Dans cette affaire des manuels scolaires qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, et que plus d’un milliard de Fcfa est parti dans les poches des individus sans foi ni loi, les Tchadiens en général ont beaucoup apprécié la volte-face du président Idriss Déby Itno. Tous, on avait cru au retour de la justice et à l’enclenchement d’une vraie lutte contre les pilleurs des deniers publics. Aujourd’hui,  force est de constater qu’au Tchad, nous sombrons souvent dans des discours politiques circonstanciels et sensationnels. Du vrai bluff quand on sait qu’il n’y a jamais eu des arrestations sincères. Et pour le besoin de la cause, on crée des événements inattendus et on les récupère politiquement. Personne n’est dupe. Pour preuve, après la rocambolesque arrestation de quelques têtes d’affiche des départements ministériels, l’heure des élections approche. Il faut donc libérer ces poids lourds du MPS pour négocier à temps le suffrage de ceux-là qu’ils représentent dans leur région. Maintenant que Jacques Haroun Kabadi est relaxé et en même temps réhabilité avec un poste de Haute Consolation comme Conseiller Spécial à la présidence de la République, pourra-t-il conseiller sincèrement et honnêtement, surtout autrement Pédro pour cette fois-ci ?

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14 Juillet: 13 contingents militaires africains sur les Champs Elysées

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 La Françafrique version Sarkozy

Les bidasses du Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali, Sénégal, Congo, Gabon, Cameroun, République centrafricaine, Mauritanie, Togo, Bénin, Côte d’Ivoire et Madagascar, à l’ouverture du traditionnel défilé du 14 Juillet sur les Champs Elysées, voilà qui ne manque pas d’audace pour un ex-pays colonisateur pour célébrer l’émancipation de son précarré sur lequel il a toujours mainmise.defil14juilletparis2010.jpg

Le clou du traditionnel défilé français : 13 contingents d’armées africaines battant le pavé des Champs Elysées ! Sarkozy se défend de refonder les relations de la France avec ses anciennes colonies. Quel cynisme quand on observe la double dimension de sa politique vis à vis de l’Afrique : la prédation au niveau économique avec destructions de l’environnement et une politique migratoire, qui traite les Africains en boucs émissaires. Le président français, qui est devenu es qualité en matière de provocations sur le sujet sensible de la mémoire chez les peuples qui ont subi le joug colonial français, a voulu frapper fort pour le cinquantenaire des indépendances africaines.

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La vérité sur la disparation d’Ibni Oumar Mahamat Saleh: L’Assemblée française s’implique à l’enquête

ibnioumarmahamatsaleh.jpgDepuis la disparition après les événements tragiques du 2 février 2008, de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, président du parti pour les libertés et le développement (PLD) et porte-parole du collectif de l’opposition pour la défense de la constitution, (CPDC), un tableau sombre de la vie politique tchadienne a été dressé çà et là. Beaucoup d’encre et de salive ont coulé pour évoquer le contour des tenants et des aboutissants de cette affaire qui a éclaboussé plus d’un dans l’appareil politique du Tchad.  

Pas d’écho ces derniers temps sur le cas de l’opposant. Pris pour mort par les Tchadiens, mais aucune trace ne peut être suivie. La seule piste est alors celle du disparu. Combien de temps durera ce qualificatif du disparu avant de connaître le sort de cet homme vif ou mort, se demande un grand nombre de Tchadiens.  

La commission d’enquête, créée, n’a pas statué clairement sur cette situation et elle n’a indexé ni une personne, ni une institution, afin que la clarté soit établie. Les autorités sont toujours muettes sur  cette affaire. Le collectif dont il est issu ne peut lever le petit doigt, même pas les érudits de la justice censés se prononcer sur cette disparition.  

Récemment, l’assemblée française a voté à l’unanimité, pour demander la participation de la communauté internationale au comité restreint de suivi comme le stipulaient les conclusions de la commission d’enquête  sur l’affaire Ibni. Le gouvernement tchadien vient donc de donner son accord de principe pour que les observateurs internationaux participent et voir si oui ou non une enquête a été diligentée, avec des moyens adéquats.

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Emmanuel Nadingar, un Premier ministre mobil

emmanuelnadingar1.jpgemmanuelnadigartchad1.jpgDepuis sa nomination, le premier ministre Emmanuel Nadingar a pris son bâton de commandement de livreur du message présidentiel. La paix, l’unité et le développement sont le leitmotiv de ce périple. Dès les premiers jours, le chef du gouvernement s’est attaqué aux différents départements ministériels. « Désormais aucun retard et aucune absence ne seront tolérés. », laisse entendre le nouveau locataire de la primature. Le temps du laxisme est révolu, veut dire le Premier ministre. Avec cette campagne, Emmanuel Nadingar a-t-il l’intention de répliquer à ceux qui ont taxé son gouvernement, d’un gouvernement de mission électorale. 

Le monsieur Premier de la primature est au contact du Tchad profond, pour constater de visu ce qui s’y passe. Une première peut être d’une telle tournée d’un chef du gouvernement. Ces prédécesseurs ont plutôt choisi de rester derrière le fauteuil de leur bureau. L’idéal pour un chef du gouvernement à l’état actuel du pays, est de jouer le rôle d’un chef d’atelier au contact de ses artisans. Le talon d’un maçon se constate au pied d’un mur, a-t-on l’habitude de dire.

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Déguerpir pour développer! Où est passé le mandat social ?

Le social prôné depuis le mandat actuel, du président de la République, n’a pas changé d’un iota, les débats politiques animés par des politiciens proches du pouvoir et autres, pour faire croire et éduquer la population tchadienne à ce concept. Ce leitmotiv-mandat social- a été un sphinx dans l’esprit des Tchadiens, qui le cherchent sans arrêt. 

L’ensemble de la population attendait les retombées succulentes de cette vie tant souhaité par des farouches démagogues. Qui a tort et qui a raison disait un analyste objectif, de la vie sociale tchadienne ? Peut-on dire que le quotient intellectuel qui se repose pour les adultes  sur l’efficience intellectuelle de ces hommes est douteux à travers ces actions entreprises qui amalgament social et antisocial depuis un bon temps. Les grands génies du développement que les Tchadiens attendent finiront par définir le social d’une autre façon.

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Tchad: La misère au quotidien

Lorsqu’on nous présente l’évolution des indicateurs sur l’indice de Développement Humain de notre pays, on a tendance à dire que la situation s’améliore chaque jour et davantage. Mais lorsque par curiosité on scrute  un peu la rue et on voit ce qui s’y passe dans les foyers de majorité de la population, les âmes sensibles à la misère des autres peuvent couler des larmes. Mais, qui ignore les réalités des citoyens tchadiens? Les gouvernants? Non, ils font semblant. Dans leurs actions, nous ne voyons rien qui frise la bonne foi à améliorer le quotidien de leurs concitoyens. La débrouillardise reste la seule voie de salut pour le bas peuple. L’informel est le principal injecteur de l’économie dans tous les pays développés. Aucun programme concret pour résorber le chômage. Aucune politique n’encourage les misérables à rentrer à la campagne en vue d’embrasser les travaux de la terre. Trop de discours creux, pompeux et moins d’action. 

Autre chose à savoir est que les gens doivent comprendre que la ville est propre aux travailleurs, hommes d’affaires, et tous leurs dépendants y compris les étudiants. 

Lorsqu’on n’a rien, autant accepter de rentrer à la campagne et travailler la terre qui est d’ailleurs seul procureur de la richesse. Aucune banque ne peut procurer autant de pourcentage d’intérêt avoisinant les 500%. Mais avec l’agriculture, il y a lieu d’enfouir une graine de céréale pour en récolter 700. Quelle aubaine? Le seul conseil à donner aux gens est celui de réfléchir autrement et choisir l’exode urbain comme seul moyen de fuir la misère de la ville. A ceux qui nous dirigent, de mettre en place des politiques et stratégies favorisant la vie à la campagne. Aujourd’hui avec les technologies de l’information et de la communication, on peut être à la campagne avec tous les avantages qu’offre la ville. 

Tchad: Incendie spectaculaire aux Douanes

Un spectaculaire incendie, qui n’a pas fait de victimes, a ravagé lundi matin la direction générale des Douanes du Tchad, à N’Djamena, provoquant d’importants dégâts. La fumée a envahi une partie du quartier de Chagoua, au sud de la capitale, et a notamment nécessité l’intervention des pompiers français stationnés au Tchad dans le cadre de l’opération Epervier. « Il est prématuré de faire un bilan. On peut toutefois dire que ce bilan sera lourd, très lourd même », a affirmé le ministre des Finances Gata Goulou, en constatant les dégâts. L’incendie serait dû à un court-circuit électrique, a déclaré un douanier sous couvert d’anonymat.

Tchad/indépendance: la fête reportée

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Le Tchad, qui a obtenu de la France son indépendance le 11 août 1960, célèbrera son cinquantenaire en janvier 2011 pour éviter d’en amoindrir l’ampleur avec les occupations de la saison des pluies. Le Conseil des ministres tenu le 1er juillet sous la présidence du chef de l’Etat Idriss Deby Itno « a décidé de reporter la date de la commémoration (de la fête nationale du 11 août) au 11 janvier prochain (…) pour que la fête soit belle et connaisse un succès éclatant », d’après le communiqué signé par le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Kedella Younous Hamidi. Ancienne colonie française, le Tchad a accédé à l’indépendance sous la présidence de François Tombalbaye, qui dirigeait jusqu’alors un gouvernement d’union, et en présence d’André Malraux comme représentant de la France.

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