Tchad – Les rebelles du FPRN dépiécés à Tissi

Une centaine de morts et une cinquantaine de blessés dans les rangs de la rébellion du FPRN du colonel Adoum Yacoub Koukou, tel est le bilan annoncé par le gouvernement. Le démenti de la rébellion nous rappelle celui des partisans de Djibrine Dassert fait prisonnier en décembre dernier par les forces tchadiennes. En effet, tout laisse à croire que le groupe rebelle du FPRN est dépiécé par les forces de la défense nationale tchadienne. Pour tout observateur qui suit de près la situation au Tchad, il est clair que désormais aucune force rebelle ne serait en mesure de menacer la sécurité du pays et ceci pour plusieurs raisons entre autre l’engagement du Soudan de ne plus leur apporter un soutien militaire quelconque  visant à déstabiliser le Tchad. S’agissant du FPRN du colonel Adoum Yacoub Koukou, force est de reconnaître que c’est un petit groupe d’extrémistes dont le nombre ne dépassant pas trois cents personnes. Retranché vers la frontière triangulaire (Tchad – Soudan – RCA), ce groupe qui ne jouit plus du soutien soudanais, ne représente aucun danger pour la sécurité du Tchad car l’armée tchadienne est dotée désormais d’un arsenal militaire important lui permettant d’assurer la sécurité territoriale.

 

Franchement, il faut être stupide pour  croire vraiment à une victoire militaire rebelle contre l’armée nationale tchadienne d’aujourd’hui. Personne ne conteste le fait que la rébellion, grâce au soutien militaire étranger, a réussi à faire une percée à N’djamena, en février 2008, mais son incapacité à maîtriser ses divisions internes a fait changer d’avis ceux qui autrefois apportaient un soutien aveugle. Personne ne conteste non plus qu’il reste encore trop à faire dans ce pays pour renforcer la démocratie, la liberté d’expression, la justice et les droits de l’homme. Mais personne ne peut non plus contester que le pays est en chantier et qu’il est sur la bonne voie du développement. La rébellion ? la majorité de la population n’en veut plus en parler, surtout après la casse qu’a subi la capitale en février 2008. C’est pour dire et sans se tromper que l’événement de février 2008 ne va jamais plus se reproduire et qu’il reste un souvenir malheureux inscrit désormais dans les anales de l’histoire du pays.

 

La guerre, le peuple en a assez et n’en veut plus. La seule option valable en ce moment est le renforcement de la paix. C’est pourquoi, grâce à la politique de la main tendue du chef de l’état, de milliers d’opposants,  à la tête desquels des chefs, ont regagné la légalité. C’est aussi sur instruction du  président de la république qu’une très forte délégation tchadienne s’est rendue, en avril dernier, à Khartoum, afin de prendre langue avec ceux qui sont disponibles à abandonner la violence et privilégier la paix par le dialogue. Pour aboutir à une paix définitive, les responsables de la rébellion doivent se rendre à l’évidence que la donne d’avant février  2008 a complètement changé et qu’il est aujourd’hui nécessaire de faire preuve de sagesse et de ne pas entretenir un climat défavorable au processus de dialogue qui s’est amorcé à Khartoum. Il appartient également aux responsables du gouvernement chargés de négocier avec la rébellion de Khartoum de faire preuve de sage et d’intelligence  afin de  faciliter le retour à la légalité des frères en armes.

 


Un commentaire

  1. ahmat mahamat dit :

    achète toi une dignité mon pauvre gars

Répondre

PETIT JOURNAL DES SOUVENIRS... |
c218 |
Planète : nature et animaux |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La psychologie
| analyses, contestations pol...
| .:| нρoт&#...