Tchad: nouvel appel à réviser les listes locales de la commission électorale

N’DJAMENA – Le comité de suivi d’un accord politique de 2007 au Tchad a souhaité mardi une révision des listes locales des membres de la commission électorale pour les scrutins prévus en 2010 et 2011, dénonçant des « anomalies », une semaine après une demande similaire de l’opposition.

Le comité de suivi de l’accord du 13 août 2007, regroupant pouvoir et opposition, « s’est réuni dans son ensemble et a constaté qu’il y avait des anomalies dans le décret nommant les membres des Céni (Commissions électorales nationales indépendantes) locales », a déclaré à l’AFP son président, Nagoum Yamassoum.

« Nous avons proposé des réajustements qui concernent les 22 régions et une soixantaine de départements » du pays, a affirmé Nagoum Yamassoum, secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (MPS), le parti du président tchadien Idriss Deby Itno.

Selon lui, « certaines personnes désignées » dans les listes actuelles « ne figurent pas sur le décret » établi par la Céni nationale.

Le 6 avril, la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l’opposition) avait déjà réclamé la révision de ces listes, faisant état d’ »anomalies ».

« Nous demandons le gel de ces listes. (…) Nos représentants locaux nous ont déjà signalé des anomalies », avait dit à l’AFP Saleh Kebzaboh, porte-parole de la CPDC.

La Céni est chargée d’organiser et de surveiller les élections. Normalement, ses listes doivent être soumises au Comité de suivi et d’appui de l’accord du 13 août 2007 pour être validées par la majorité présidentielle et l’opposition.

Cette procédure avait été suivie aux niveaux régional et départemental, et la CPDC avait alors « expurgé des dizaines de noms de militants non issus des partis de l’opposition ou qui s’y étaient subrepticement glissés, à des fins inavouées », selon un communiqué de la CPDC.

Joint par l’AFP, un responsable de la Céni n’a pas souhaité s’exprimer sur ces demandes de révision mais a indiqué que la contestation des listes allait avoir « fatalement des répercussions » sur le calendrier pré-électoral.

Le Tchad doit organiser des élections législatives en novembre, des locales en décembre et une présidentielle en avril 2011. Un recensement en prélude à ces scrutins était censé se tenir entre mars et mai puis, faute d’argent, son démarrage a été renvoyé au mois courant.

« Cette date ne sera pas respectée, car à la Céni, nous-mêmes, nous sommes +paumés+ », a dit le responsable de la Céni, sans plus de détails.

Début janvier, un membre de la Céni avait indiqué à l’AFP que le budget pour l’ensemble des opérations pré-électorales et électorales était estimé à 25 milliards de FCFA (38 millions d’euros).

 


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