Tchad – La langue arabe retrouve ses lettres de noblesse

Longtemps considéré comme étant la langue officielle aux cotés du français, la langue arabe inscrite dans la constitution de la république, était loin de l’échiquier  administratif du pays, même si  elle est la langue de communication entre tous les tchadiens. 

Dans sa traditionnelle déclaration à la nation, à la veille du nouvel an 2010, le 31 décembre dernier, le Président de la République, Idriss Deby Itno (IDI), garant de la constitution a évoqué le crucial problème de la langue arabe. Pour le Président IDI, l’arabe étant langue nationale, sera enseigné dans toutes les écoles du pays. Les cadres arabophones seront intégrés à la fonction publique aux mêmes titres que les autres, dans tous les domaines administratifs relevant de leurs compétences.

 

Les linguistes ont affirmé qu’une langue pour qu’elle soit nationale ou officielle, elle doit appartenir à une communauté de cette nation. En pesant la langue rabe par cette affirmation, elle trouve bien son compte, parce qu’elle a des communautés au Tchad. 

Les querelles liées aux 2 langues font débat chaque jour. Le fondement de civilisation d’une nation ou d’une communauté repose sur sa langue, patrimoine culturel le plus dévoué à un groupe d’individu. 

Sur le plan théorique la constitution stipule que les 2 langues officielles du pays sont le français et l’arabe. Sur le plan pratique ce passage constitutionnel pose problème et c’est plutôt le français qui est la langue de travail dans l’administration publique tchadienne. 

Pour certains, l’arabe signifie l’islam et pour d’autres le français équivaut à tout ce qui est non islam. Les premiers doivent comprendre qu’ils y a des arabes non musulmans dans le monde  et ils pratiquent d’autres confessions religieuses, tels que le christianisme  et le judaïsme dont les adeptes ont pratiqué leurs cultes avant l’islam et en arabe.  Le second groupe doit savoir que le plus grand pays musulman au monde est l’Indonésie, qui n’est pas un pays arabe. Comprendre aussi que  dans tous les pays du monde excepté peut être le Vatican, un grand nombre de musulmans y vivent et  croient en leur foi convenablement. 

Le Président IDI a si bien indiqué, la langue arabe sera enseignée et ses apprenants seront appréciés à leur juste valeur. L’amalgame d’islamisation à travers l’enseignement de l’arabe sera levé, si l’arabe est enseigné en tant que langue et ceux qui maîtrisent le français doivent apprendre l’arabe et vice versa, pour que le bilinguisme servira un point de cohésion nationale entre les tchadiens. 

Pour les tchadiens, qui estiment encore qu’une langue constituent d’obstacle, il faut une école à 2 langues avec le même degré et dans cette école, tout le monde trouve son créneau culturel    recherché. L’enfant tchadien au niveau élémentaire de ses études sera le polard de celle-ci en 2 langues, voire plus pour le passage certain du Tchad vers son surnom de pays carrefour des cultures. 

L’arabe n’est pas seulement  langue d’école coranique comme prétendent certains. Il est une langue scientifique à l’instar de toutes les autres qui ont propulsé le développement de tout genre. 

A la veille de l’indépendance et même bien avant, certains   tchadiens   eurent refusé la langue française pour des raisons confessionnelles et traditionnelles. Ils ont exprimé le regret un siècle après. Aujourd’hui, ils se sentent marginaliser et  veulent s’imposer  en vain. 

 

 

La déclaration du chef de l’Etat est une opportunité offerte pour l’application du bilinguisme écrit majestueusement  dans la constitution de la république. A la constitution de 1959, l’enseignement de l’arabe ou l’intégration à la fonction publique de cadres arabophones de l’époque n’a pas posé de problème énorme à cause de l’objectif de débarras ou rapprochement politique pour que les mecontents se sentent concerner. 

Au delà de commentaires des uns et autres sur le discours présidentiel, l’application de la langue arabe aux cotés du français au sein de l’administration tchadienne à travers cette déclaration ouvrira des perspectifs viables et étouffera le rêve malsain de tous les jours pour que l’utopie  se concrétise et chacun retrouve sa case perdue.

 


Répondre

PETIT JOURNAL DES SOUVENIRS... |
c218 |
Planète : nature et animaux |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La psychologie
| analyses, contestations pol...
| .:| нρoт&#...