Tchad – L’insécurité à N’Djaména continue son bonhomme de chemin

L’insécurité fait ses preuves aujourd’hui à N’Djaména. Il ne se passe pas une journée sans que l’on entende par-ci et par-là que tel est assassiné, tel est cambriolé, tel est agressé. Les premières et grandes victimes sont les femmes. Elles auront beaucoup perdu  de téléphones portables, de bijoux, de l’argent, et plusieurs autres biens de valeurs. Les victimes ont inventé une nouvelle technique de protection des sacs. Il s’agit de les bloquer avec un bras et de toutes ses forces et de les placer devant soi, l’histoire de contrôler tout mouvement.

 

« J’ai déjà perdu à deux reprises des téléphones portables. J’ai retenu la leçon et je fais désormais attention », nous a révélé une jeune fille que nous avons vu serrer son sac très fort contre elle. Si cette technique de protection marche, il ne s’agit pas d’une garantie de sécurité absolue. Dans des coins où le vol et l’escroquerie se portent bien, les malfrats débordent d’imagination pour inventer de nouvelles tactiques. 

 

S’il est vrai que la criminalité est une affaire qui marche dans la plupart des grandes villes dans le monde, la cerise sur le gâteau à N’Djaména c’est que les policiers semblent totalement dépassés par les événements ou tout simplement désintéressés. 

 

Les N’Djaménois ne se donnent même plus la peine d’appeler la police lorsqu’ils réussissent à mettre la main sur un brigand. Ils s’en occupent eux-mêmes parce qu’ils savent qu’en remettant les bandits aux mains de la police, ils se retrouvent en liberté quelques jours plus tard et reprennent avec leurs combines. Les plus réputés des caïds des cités de la capitale se font d’ailleurs surnommer des intouchables colombiens. 

 


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