Le Sahel et le lac Tchad s’épuisent

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Le Sahel, cette bande africaine qui fait la transition entre le désert et les forêts tropicales, …

 

 

 

est une des victimes désignées du réchauffement climatique. Boubacar Fall, chercheur à Environnement et développement du tiers-monde, est à Copenhague pour attester de la vulnérabilité des petits producteurs de coton du Mali._AD(‘Position1′);Le Sahel et le lac Tchad s'épuisent dans REFLEXIONS

 

Là aussi, on n’a plus de saisons. Il y a vingt ans, la saison des pluies durait sept mois. Aujourd’hui, des poches de sécheresse la réduisent à quatre mois, parfois trois comme à Yanfolila dans le sud du Mali. Avec des conséquences implacables comme la raréfaction des eaux de surface (marigots, rivières) ou la destruction de l’essentiel des récoltes si l’absence de précipitations se produit durant les phases de germination et de floraison. « Les populations ne peuvent plus se repérer sur le rythme des saisons, explique Boubacar Fall, qui a mené une étude sur les producteurs de coton du Mali. Elles délaissent certaines cultures demandeuses en eau comme l’arachide et se reportent sur des espèces hâtives de céréales comme le mil, le maïs, le sorgho. Pour les éleveurs, les transhumances sont de plus en plus longues car les régions naturelles s’assèchent. À cause de la baisse du rendement agricole, les populations se retournent vers la coupe du bois de chauffe, ce qui a des effets catastrophiques sans reboisement. Les gens perçoivent le changement mais sont bloqués par le manque de moyens financiers. C’est leur principale vulnérabilité. » Trois mille kilomètres plus à l’est, Léger NTiga, journaliste au quotidien camerounais Mutations, a mené une enquête autour du lac Tchad qui alimente en eau le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. Signe à la fois du dérèglement climatique et de l’activité humaine (irrigation, barrages), sa superficie est passée de 25 000 km² en 1963 à 1 500 km² en 2001 : « Il pourrait disparaître dans une vingtaine d’années et provoquer une crise alimentaire. Il y a moins de poissons, moins de pâturages pour les troupeaux. Quelque chose se passe, la population commence à s’en rendre compte et se sensibilise. Elle abandonne par exemple la culture sur brûlis au profit de la jachère. Mais contre le temps incertain, les pluies en saison sèche qui provoquent des inondations et détruisent les récoltes, elle se sent impuissante. »

 


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