Tchad – Pouvoir et opposition : un épisode décisif vers les élections
Les accords du 13 août semblent porter ses fruits. L’opposition et majorité, se sont mises d’accord vendredi, lors d’une réunion à N’Djamena sous l’égide du président Idriss Deby Itno, sur la tenue des futures ‘élections législatives et présidentielles.
Les discussions entre pouvoir et opposition achoppaient depuis plusieurs semaines sur l’établissement ou non de cartes biométriques pour les électeurs. Les deux parties ont convenu qu’il était matériellement impossible d’arriver à fabriquer ces cartes tout en tenant le calendrier prévoyant les législatives pour 2010. Elles se sont mises d’accord sur « un recensement informatisé » qui permettrait d’éviter doublons et fraudes.
« J’ai personnellement quelques craintes au regard de ce qui me paraît actuellement du +sur-place+: il y a un risque que nous ne puissions organiser une seule élection en 2010″, a déclaré le président Deby, critiquant des retards pris à cause du débat sur les cartes biométriques mais aussi sur la publication des listes électorales.
« Aucune élection utilisant la carte biométrique ne pourra avoir lieu avant 2014 (…). En tant que premiers responsables politiques de ce pays, nous n’avons pas le droit de décevoir les attentes de nos concitoyens », a-t-il conclu.
Saleh Kebzaboh, porte-parole de
la Coordinations des partis politiques pour la défense de
la Constitution (CPDC, coalition de l’opposition), a déclaré adhérer « pleinement » à l’échéance 2010. « Nous pensons qu’il est possible d’organiser un recensement informatisé fiable », a-t-il dit.
Le Tchad doit organiser une présidentielle en 2011.
Depuis l’arrivée au pouvoir d’Idriss Deby en 1990 au terme d’un coup d’Etat, les scrutins tchadiens ont été systématiquement contestés par l’opposition et la société civile. M. Deby a signé en août 2007 avec ses opposants, à l’exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime.








