Catastrophe aérienne au-dessus de l’Atlantique : 228 disparus sur un vol Air France

planduvol.jpg Plan du vol

Un avion d’Air France reliant Rio de Janeiro à Paris, a disparu au large des côtes brésiliennes, vers 4 heures du matin (heure de Paris) lundi 1er juin avec deux cent ving-huit personnes à son bord.

Les chances de retrouver des survivants à l’heure où je vous parle sont infimes« . A l’aéroport de Roissy lundi, le président Nicolas Sarkozy a ainsi résumé la gravité de la situation. Un vol d’Air France assurant la liaison Rio de Janeiro-Paris a disparu lundi dans la nuit avec 228 personnes à son bord au-dessus de l’Atlantique. La compagnie évoque une « catastrophe aérienne« .

216 passagers (dont 7 enfants et un bébé) et 12 membres d’équipages se trouvaient dans l’avion. Parmi eux, 73 Français, selon le chiffre officiel (61 passagers et les 12 membres d’équipage). A bord également, 58 Brésiliens, 26 Allemands, 9 Italiens, 6 Américains, 5 Chinois, 4 Hongrois, 2 Espagnols, 2 Britanniques, 2 Marocains et 2 Irlandais. Les autres nationalités sont : un Angolais, un Argentin, un Belge, un Islandais, un Norvégien, un Polonais, un Roumain, un Russe, un Slovaque, un Suédois, un Turc, un Philippin et un Suisse.

Les balises muettes

En pleine nuit, l’Airbus A330 a disparu des écrans radars. Depuis, des deux côtés de l’Atlantique, des recherches sont en œuvre. Sept avions et hélicoptères, ainsi que trois navires, participent à ces recherches dans une zone située à plus de 1.100 km au nord-est des côtes brésiliennes. Lundi soir, Air France a en effet indiqué qu’enfin, la zone où a disparu l’A330 avait été localisée « à quelques dizaines de milles nautiques près » (un mille nautique est équivalent à 1,85 km), « à mi-chemin entre les côtes brésiliennes et les côtes africaines« . Aide espagnole, brésilienne, américaine… Paris a notamment sollicité l’aide du Pentagone.

Mais aucune trace de l’appareil n’avait été repérée en début de soirée et aucune de ses trois balises de détresse n’avait émis de signal, « ce qui tendrait à prouver que la catastrophe a été très rapide« , a indiqué le Centre national d’études spatiales (Cnes). Ces balises, fixées dans tous les avions de transport, se déclenchent en situation de détresse, en cas de trajectoire particulièrement dangereuse ou au moment d’un crash, mais leurs émissions ne peuvent être perçues du fond de l’océan. « Si aucune émission n’a été perçue, cela tendrait à prouver qu’elles ont été détruites avant de pouvoir émettre, donc que la catastrophe a été très rapide« .

La foudre ? Des experts sceptiques

L’avion, dont l’équipage était expérimenté, le commandant ayant 11.000 heures de vol dont 1.700 sur Airbus A330/A340, a envoyé un message automatique faisant état d’une « panne de circuit électrique » à 2h14 GMT (4h14 à Paris), selon la compagnie. Dans un « dernier message, le commandant de bord annonçait des turbulences et après le contact a été perdu« . Le dépouillement des données envoyées automatiquement par l’Airbus a fait apparaître, a précisé le directeur général d’Air France, une « succession d’une dizaine de messages techniques » vers 4h15 heure de Paris (2h15 GMT), signifiant que « plusieurs équipements » étaient l’objet de pannes et provoquant « une situation totalement inédite dans l’avion« . « Il est probable que c’est peu après ces messages que s’est produit l’impact dans l’Atlantique« , a dit le dirigeant.

Selon la compagnie aérienne, l’appareil aurait vraisemblablement été « foudroyé » au-dessus de l’océan. « L’avion est entré dans une zone orageuse avec de fortes perturbations qui a provoqué des dysfonctionnements« , a expliqué Air France . Interrogés sur LCI, des experts de l’aéronautique ont dit douter que la foudre soit l’unique cause de la disparition du vol Rio-Paris et penchent pour une conjonction de facteurs. La section de recherche de la gendarmerie des transports aériens a été chargée de l’enquête et le tribunal de Bobigny a hérité de la compétence dans cette affaire. « C’est une catastrophe comme jamais la compagnieAir France n’en avait connue« , a affirmé le président. L’accident d’un Concorde en juillet 2000 a fait 113 morts et celui d’un Boeing 707 en 1962 a fait 130 morts.

 


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