Transcription d’une conversation téléphonique entre les mercenaires soudanais et leurs maîtres de Khartoum

Transcription d’une conversation téléphonique
en arabe entre un officier soudanais et un mercenaire après les combats d’Amdam (7 mai 2009). 

 L’officier soudanais: Allô! Comment allez-vous? 
Le responsable mercenaire : Bonjour. «Assalam aleikum wa rahmatoullahi wabarakatouhou» 

L’officier soudanais: Oui. Comment allez-vous? 


Le responsable mercenaire: Très bien. Dieu merci. Que Dieu vous bénisse! 

L’officier soudanais: Avez-vous eu des affrontements encore? 


Le responsable mercenaire : Non. Nous n’avons pas eu des affrontements. Chaque groupe s’est retranché. 

L’officier soudanais: Putain! Comment cela? 


Le responsable mercenaire: Chaque camp fait sa stratégie tout seul. Les gens se trahissent. Ils ne veulent pas combattre. 

L’officier soudanais: Allô! Vous êtes maintenant seuls? 


Le responsable mercenaire: Oui, nous sommes maintenant isolés. Nous sommes seuls et les gens ne veulent pas combattre. 

L’officier soudanais: Allô! Oui? 


Le responsable mercenaire: Oui. Les gens ne veulent pas combattre. Les Ouaddaïens et les Goranes ne veulent pas combattre. 

L’officier soudanais: Comment? 


Le responsable mercenaire: Ils ne veulent pas combattre pour de bon. C’est comme ça! 

L’officier soudanais: Est-ce que toutes les trois colonnes étaient regroupées? 


Le responsable mercenaire: Non, pas les trois colonnes. Les gens se sont regroupés en tendances. Maintenant, ils se sont regroupés seuls et nous aussi, nous sommes regroupés ici seuls. Si les forces gouvernementales viennent nous attaquer, nous allons nous défendre. Si elles ne viennent pas, nous attendrons jusqu’à demain. 

L’officier soudanais: Ok! D’accord. Avez vous rencontré les responsables du commandement? 


Le responsable mercenaire: Non, c’est regrettable! Nous n’avons pas appelé les gens du commandement. Nous sommes coupés d’eux. 

L’officier soudanais: Ok! Que Dieu vous protège! 


Le responsable mercenaire: Amen. 

Transcription d’une conversation téléphonique
entre un officier soudanais à Khartoum et son informateur (Muhammad Abdelrahim) à Forbaranga 

 Officier soudanais: Est-ce que nos forces en poste à El Geneina vous soutiendront en cas d’attaque? Avez-vous une autre force? Vos forces actuelles, sont-elles des forces de réserve centrale? 
Muhammad Abdelrahim: Oui, oui, ce sont des forces de réserve centrale. Il y a aussi des forces armées et 400 véhicules de rebelles tchadiens prêts ici. 


Officier soudanais: Ceux-là ne peuvent rien faire. El Geneina doit être défendue par l’aviation. 

Muhammad Abdelrahim: Les avions nous ont survolés il y a peu de temps et ils sont retournés. Je ne sais pas s’ils vont revenir. Nous serons en contact direct avec l’armée de l’air. S’il y a des nouvelles, les avions de guerre interviendront. 


Officier soudanais: OK. 

Muhammad Abdelrahim: J’ai rencontré le préfet de Forbaranga à sa résidence. J’ai vu les forces de la réserve et celles de la réserve centrale, par l’intermédiaire du commandant Saleh Azein, du commandant Amir et du commandant de cette force. Ils ont relevé les numéros des téléphones des officiers dans la région et les numéros de Thuraya. Ils seront appelés pour intervenir en cas d’éventualité. 


Officier soudanais: Donc, les gens sont prêts. 

Muhammad Abdelrahim: Oui, ils sont prêts. 


Officier soudanais: Il ne faut pas laisser ces gens entrer chez vous. Les rebelles, il ne faut pas les laisser entrer au Soudan. 

Muhammad Abdelrahim: Je serai avec eux partout. Pour le moment, ils ont amené leurs blessés du Tchad à Forbaranga. Certains éléments des forces de sécurité ont refusé l’accès des blessés à l’hôpital de Forbaranga. Ils les ont orientés vers El Geneina. Ils leur ont dit : « Prenez vos blessés, vous n’êtes pas utiles. On vous a remis 1200 véhicules et vous n’êtes partis qu’à Kerfi. Vous êtes revenus sans rien faire ? Partez à El Geneina ». Maintenant, ils sont partis à El Geneina. 


Officier soudanais: Dieu merci ! Il n’y a pas de problème, mais sachez que les Tchadiens sont féroces. S’ils entrent dans la zone, ils l’envahissent. 

Muhammad Abdelrahim: Oui, s’ils entrent dans la zone, ils l’envahissent. 


Officier soudanais: Donc, il faut renforcer le système de défense dans cette zone par les chars et les avions de chasse parce que c’est une zone frontalière. 

Muhammad Abdelrahim: Ils ont amené 100 blindés à El Geneina dont 50 chars. Mais cela ne suffit pas et El Geneina est loin de Forbaranga. 


Officier soudanais: Merci et à bientôt. 

Muhammad Abdelrahim: Merci. 

 


Répondre

PETIT JOURNAL DES SOUVENIRS... |
c218 |
Planète : nature et animaux |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La psychologie
| analyses, contestations pol...
| .:| нρoт&#...