Discours de son Excellence le Président de la République lors de la marche de soutien du 13Mai 2009

Tchadiennes mes sœurs, Tchadiens mes frères ;
N’Djaménoises et N’Djaménois ;
Chers compatriotes.
Je vous demande d’observer une minute de silence, en la mémoire de martyrs, tombés sur les champs d’honneur. Merci…
En sortant massivement ce matin, les Tchadiennes et les Tchadiens dans leur ensemble prouvent ainsi à la communauté internationale, leur attachement à la défense de leur patrie, malgré les obstacles semés ça et là par le régime de Khartoum pour empêcher la marche du peuple tchadien pour son progrès économique et social. Dans ce cadre, la date du 13 mai 2009, figurera en lettres d’or dans les annales de notre histoire.
Chers compatriotes,
Votre sortie massive de ce matin me comble de joie. Aussi, voudrais-je vous dire : grand merci, mille fois merci pour cette grandiose mobilisation; bravo pour cette ferveur patriotique et bravo pour votre foi inébranlable aux institutions républicaines de notre pays. A travers cette marche, vous exprimez le ras-le-bol et la colère du peuple Tchadien qui en a marre des multiples agressions soudanaises contre notre pays, par mercenaires interposés.
Merci pour le réconfort que vous apportez à nos vaillantes forces de défense et de sécurité dont le sacrifice ultime nous garantit l’indépendance et la liberté. C’est le lieu de saluer leur courage et leur détermination qui ont permis d’infliger une nouvelle cuisante défaite aux mercenaires à la solde d’OUMAR HASSAN ELBECHIR.
Chers compatriotes ;
J’ai écouté attentivement et avec grand intérêt vos déclarations, motions et recommandations. J’en prends bonne note et suis touché par la convergence des points de vue des différentes couches de notre population, s’agissant de l’existence même de notre pays.
En effet, depuis 2005, le Tchad, notre pays, a enregistré plus d’une trentaine d’agressions de la part du Soudan, malgré la signature de plusieurs accords de normalisation de relations entre les deux pays, malgré les engagements mutuels répétés de ne nuire à l’une et l’autre partie. Force est de constater que le régime d’OUMAR HASSAN ELBECHIR continue sa politique de déstabilisation et de destruction de notre pays. A titre d’exemple, le 3 mai 2009, le Tchad et le Soudan ont signés un énième accord à Doha au Qatar. Le 4 mai 2009, des colonnes de mercenaires à la solde du régime de Khartoum, à bord de plus de 800 véhicules lourdement armés, ont franchi nos frontières pour attaquer les positions de nos forces de défense et de sécurité. Comme lors des précédentes aventures, les ennemis de la nation ont une fois de plus mordu la poussière, face à la détermination et au courage de nos forces de défense et de sécurité. Les mercenaires d’OUMAR ELBECHIR ont fui, certains à pied, d’autres à bord de quelques véhicules qui leur restaient et les plus malheureux, cachés dans la brousse et faits prisonniers.
Je voudrais donc rassurer le peuple tchadien que nos forces défense et de sécurité ont le contrôle et la maîtrise totale de la situation.
En ce qui me concerne, en ma qualité de garant des institutions républicaines de ce pays, et chef suprême des armées, de surcroit soldat, je veille et veillerai jalousement à la préservation de l’intégrité du territoire nationale, à l’unité de notre pays et à la liberté de notre peuple.
Je ne permettrai jamais aux aventuriers de tous bords de venir troubler la quiétude du peuple tchadien. J’ai pris l’engagement de servir mon pays et de vous servir jusqu’à mon dernier souffle.
Chers compatriotes;
Comme vous le savez, les forces de défense et de sécurité ont chaque fois recueilli des preuves matérielles de l’implication des forces Soudanaises dans les différentes agressions contre le Tchad. Malgré les preuves tangibles de l’implication du régime de Khartoum dans la déstabilisation du Tchad, la communauté internationale en général, l’Union Africaine et même les organisations sous régionales sont restées sourdes aux plaintes du Tchad. L’Union Africaine, singulièrement, reste incapable à trouver des solutions définitives à la crise du Darfour, dont le Tchad subit les conséquences.
Naturellement, notre pays compte plusieurs amis qui lui ont apporté leur soutien en désignant le Soudan comme le pays agresseur. C’est le lieu ici de les remercier pour leur soutien, notamment lors de la dernière réunion du Conseil de Sécurité sur la crise entre le Tchad et le Soudan. Je citerais notamment la France, les Etats Unis d’Amérique, le Sénégal et bien d’autres. Je tiens également à remercier les autres pays qui, par messages, ont exprimé leur soutien à la cause que le Tchad défend.

Par contre nous avons souhaité que certains pays amis se déterminent mieux.
Chers compatriotes;
Face à l’obstination d’OUMAR HASSAN ELBECHIR de chercher à vassaliser le Tchad le gouvernement de la République du Tchad s’interroge sur la nécessité et l’intérêt de maintenir nos relations diplomatiques avec le Soudan. En l’état actuel des choses le Tchad, estime ne plus prendre part à des rencontres concernant le Soudan et collaborera pleinement et ouvertement avec la Cour Pénale Internationale.
S’agissant de l’Union Africaine, le Tchad lui retire sa confiance et confie la résolution de la crise entre le Tchad et le Soudan aux seules Nations Unies. De même, le Tchad va réévaluer sa participation dans le fonctionnement et aux rencontres des organisations régionales et sous régionales.
Tchadiennes, Tchadiens ;
Chers compatriotes;
Comme vous le savez, si le Soudan d’OUMAR HASSAN ELBECHIR, continue à nous causer tant de préjudices, c’est grâce à la trahison de certains compatriotes, fanatiques et assoiffés de pouvoir, qui se sont mis à son service. Je sais aussi que ces apatrides ont des relais à l’intérieur du pays. Je les mets tous en garde une fois pour toutes. Chacun doit se déterminer face aux risques d’asservissement de notre nation. Nous avons offert toutes les occasions aux uns et aux autres de se racheter et de revenir à la raison. Le gouvernement et moi-même sommes ouverts et disposés à accueillir ceux des frères en armes, qui souhaitent regagner la mère patrie.
La gestion politique apaisée, dont nous avons jeté les bases avec l’accord du 13 Août 2007, est la preuve de notre bonne foi. C’est l’occasion de saluer le courage et la maturité des responsables politiques et des leaders d’opinion qui ont fait le choix d’une lutte légale et démocratique, autant pour la conquête du pouvoir que pour l’expression de revendications catégorielles.
Chers compatriotes;
Notre pays offre aujourd’hui des opportunités inouïes de développement économique et social grâce aux revenus pétroliers. Chacun est témoin : plusieurs grands chantiers sont ouverts sur l’ensemble du pays. Des écoles, des hôpitaux, des châteaux d’eau poussent comme des champignons ; des aménagements hydro-agricoles, des routes, de nouvelles industries sont en cours de réalisation. Il n’y a que des naïfs pour croire à un utopique autre changement que celui qui est entrain de s’opérer sous leurs yeux.
Rien n’arrêtera, et ne doit arrêter la marche du peuple Tchadien pour son indépendance, sa liberté, son unité, sa souveraineté et son progrès social ; moins encore les actions de déstabilisation du Soudan.
J’ai la foi et la conviction profonde que les tchadiens, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, partagent les mêmes espoirs et sont capables de transcender leurs divergences, pour construire un meilleur avenir pour leurs enfants et leurs petits enfants.
C’est pourquoi, j’en appelle au sens patriotique de tous les tchadiens, au-delà de nos clivages politiques, de nous unir et de nous mobiliser, pour faire face aux défis de l’heure. Le moment est venu pour que chaque tchadienne et chaque tchadien prennent conscience de l’extrême gravité de la politique de déstabilisation du régime soudanais, dont le seul but est la destruction et la vassalisation de notre pays.
Quelque soit le prix à payer, la vassalisation du Tchad n’aura pas lieu et ne passera pas. Dans les jours avenir, le gouvernement et la classe politique organiseront des missions d’information, de sensibilisation et de mobilisation de la population, sur l’ensemble du pays.
Jeunes, vieux, femmes, hommes, leaders politiques et d’opinion, éleveurs, agriculteurs et commerçants, je vous demande de vous lever tous, comme un seul homme, pour contrecarrer OUMAR HASSAN ELBECHR et son régime aux visées expansionnistes.
Vive le Tchad, uni, fort et prospère.
Je vous remercie.

 


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